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Birdman---www.zabouille.over-blog.com.jpg Riggan Thomson a connu une gloire mondiale au cinéma sous les traits du super héros Birdman. Il tente un come back en mettant en scène et en jouant une pièce de théâtre à Broadway.

Ce qui impressionne c'est la mise en scène faite d'une succession de longs plans séquences et la photographie qui donne une couleur (et même plusieurs) toute particulière au film. L'interprétation de Michael Keaton marque également et le parallèle que l'on fait entre lui et son personnage accentue son intérêt.

En revanche, ce que Birdman nous raconte tourne vite en boucle. Les réflexions d'Inarritu sur les états d'âme d'un acteur sur le retour mauvais père et mauvais mari, la mégalomanie du comédien à la mode, le pouvoir des critiques théâtrales et l'importance du buzz sur les réseaux sociaux, radotent pendant deux heures. Les partis pris artistiques d'Inarratu dont la présence entêtante d'une batterie, alourdissent un peu plus le propos. 

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American-Sniper---www.zabouille.over-blog.com.JPGChris Kyle, texan qui se rêve cow boy, s'engage dans l'armée. Envoyé à quatre reprises en Irak, il devient le sniper le plus efficace, et donc le plus meurtrier, de l'histoire américaine.

Tiré de l'autobiographie de Kyle, le film raconte une certaine vision de l'intervention des Etats-Unis en Irak : celle d'un Américain patriote jusqu'au bout des ongles, persuadé de sauver le monde et qui est tellement convaindu de l'importance de sa mission qu'il ne pense qu'à y retourner lors de ses perm. au pays. Du film est née une importante polémique reprochant au cinéaste d'enjoliver la personnalité de Kyle et de ne pas remettre en cause la légitimité de l'intervention américaine. Pourtant, le propos du film se présente plus complexe que ça et diffuse par petites touches un sentiment de mal être. Parsemant de ci de là plusieurs scènes qui interrogent sur la pertinence de la présence américaine ou qui aborde le martyre des populations locales, le film montre surtout l'impact de cette guerre sur l'Amérique civile et militaire, et les traumatismes qui en sont nés. Pour une fois, Eastwood ne se complaît pas dans d'interminables scènes de pathos et n'affiche pas de façon ostentatoire une vision d'une Amérique glorieuse. Le film profite aussi d'une belle réalisation et d'un montage efficace. American Sniper n'est certes pas un film-thèse mais un film de distraction plus fin qu'il n'en à l'air. A voir pour se faire sa propre opinion.

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Kingsman-www.zabouille.over-blog.com.jpg 

Le très secret service secret Kingsman vient de perdre l'un de ses meilleurs éléments. Pour le remplacer chaque membre propose un jeune candidat qui devra passer bien des épreuves.

Réveillez l'ado qui est en vous ! Ce film régressif est, à la fois, futé, drôle, assommant, idiot et totalement réjouissant. Bien sûr les scènes de combat et de poursuite sont toujours bien trop longues mais tout ce qui les précéde et les succède, scénario, gags et interprétation, est très réussi.

 




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Imitation-Game-www.zabouille.over-blog.com.jpg1940, Alan Turing, mathématicien surdoué, propose ses services au gouvernement britannique. Mission : traduire les messages d'Enigma, l'ingénieuse machine de cryptage allemande.

Imitation Game n'est formellement pas un très grand film. Mise en scène académique, rythme aléatoire, il hésite sans cesse entre le biopic et le film d'espionnage. Mais l'histoire, vraie, qu'il nous raconte est passionnante. La personnalité complexe d'Alan Turing, génie autiste et homosexuel, est élégamment interprété par Benedict Cumberbatch. Son jeu nuancé nous éclaire sur les souffrances de Turing à vivre sa double singularité au contact de ses contemporains. 

 

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Whiplash---www.zabouille.over-blog.com.jpgAndrew Neiman étudie la batterie dans une grande école de musique de Manhattan. Il travaille dur pour intégrer le prestigieux Studio Fletcher dirigé par Terence Fletcher un maître despotique.

Un scénario particulièrement répétitif et sans surprise dans lequel évoluent des personnages sans nuance. Tout est outré. Le personnage de Fletcher ressemble au sergent de Full Metal Jacket qui hurle, manipule et humilie. Les dialogues alternent grossièretés, injures et sermons lénifiants. Il semble que la musique n'est que douleur, la violence incontournable dans l'apprentissage, l'emprise une nécessité.

On retient la réalisation et la mise en lumière soignées. Et si le film a un intérêt, il réside essentiellement dans le type musical et l'instrument mis en scène, le jazz et la batterie, et une scène finale de solo sur Caravan de Duke Ellington.

Un peu juste pour maintenir notre intérêt jusqu'au bout.

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