cinema

La-French---www.zabouille.over-blog.com.jpgEntre 1975 et 1981, le juge Michel a traqué le grand banditisme marseillais. A l'époque, la French Connection monopolisait le marché de la drogue au niveau mondial.

Le film retrace et explique le pouvoir et les méthodes des parrains de l'époque et leurs connections avec les autorités policiéres et politiques de Marseille. Jimenez parfaitement servi par Gilles Lelouch et Jean Dujardin (particuliérement bon une fois de plus) trace le portrait de deux hommes en duel permanent que la moral oppose mais assez semblables dans l'agressivite avec laquelle ils ménent leurs activites, dans leur attachement vitale à la famille et dans la solitude qui s'impose à eux. Les seconds rôles sont excellents et tout particulièrement Céline Sallette qui d'un regard exprime avec une vérité saisissante l'émotion du moment, et Guillaume Gouix qui marque toujours dans ses interventions. Le film est rythmé, à l'occasion haletant. Il dose équitablement la part historique, policiére, psychologique et émotionnelle. La mise en scène mixte aussi les genres évitant tout maniérisme. Une réussite du genre.

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Chelli---www.zabouille.over-blog.com.jpgChelly vit avec sa soeur, Gaby, handicapée mentale. Hormis son travail dans un lycée, Chelli ne vit que pour sa soeur. Lorsque Chelli entame une relation avec Zohar, un collègue de travail, l'équilibre des deux soeurs est bousculé.

On perçoit assez vite le paradoxe : la plus dépendante des deux soeurs n'est pas celle qu'on croit. La dépendance de Chelli à la dépendance de Gaby est flagrante. Le récit autour de cette constatation est trop plat pour passionner vraiment. 

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Bande-de-filles-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpgMarieme, jeune fille de 16 ans plutôt effacée, vit en banlieue parisienne. Ses résultats scolaires l'a mènent vers un CAP qu'elle refuse, son frère la surveille et le garçon qui lui plait ne la voit pas. Lorsqu'elle intègre une bande de filles, sa vie prend un tout autre chemin.

Céline Sciamma poursuit son étude de l'adolescence et ses portraits de jeunes qui suivent leur instinct là où il les guide. Cette fois, il est question de jeunes filles d'origine culturelles africaines vivant en banlieue parisienne. Deux données qui complexifient un peu plus un âge difficile. Dans un univers où tout est question de domination morale et physique, le danger est partout et chaque action est un défi, un dépassement de soi.

On retrouve la belle réalisation de Céline Sciamma, son efficacité pour dire beaucoup dans des scènes courtes. On retrouve un peu moins son sens du récit et sa capacité à mener son film à l'essentiel sans détour. L'ensemble est un peu long et alambiqué. Mais la grâce est là, dans les images et la beauté des interprètes.

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Birdman---www.zabouille.over-blog.com.jpg Riggan Thomson a connu une gloire mondiale au cinéma sous les traits du super héros Birdman. Il tente un come back en mettant en scène et en jouant une pièce de théâtre à Broadway.

Ce qui impressionne c'est la mise en scène faite d'une succession de longs plans séquences et la photographie qui donne une couleur (et même plusieurs) toute particulière au film. L'interprétation de Michael Keaton marque également et le parallèle que l'on fait entre lui et son personnage accentue son intérêt.

En revanche, ce que Birdman nous raconte tourne vite en boucle. Les réflexions d'Inarritu sur les états d'âme d'un acteur sur le retour mauvais père et mauvais mari, la mégalomanie du comédien à la mode, le pouvoir des critiques théâtrales et l'importance du buzz sur les réseaux sociaux, radotent pendant deux heures. Les partis pris artistiques d'Inarratu dont la présence entêtante d'une batterie, alourdissent un peu plus le propos. 

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American-Sniper---www.zabouille.over-blog.com.JPGChris Kyle, texan qui se rêve cow boy, s'engage dans l'armée. Envoyé à quatre reprises en Irak, il devient le sniper le plus efficace, et donc le plus meurtrier, de l'histoire américaine.

Tiré de l'autobiographie de Kyle, le film raconte une certaine vision de l'intervention des Etats-Unis en Irak : celle d'un Américain patriote jusqu'au bout des ongles, persuadé de sauver le monde et qui est tellement convaindu de l'importance de sa mission qu'il ne pense qu'à y retourner lors de ses perm. au pays. Du film est née une importante polémique reprochant au cinéaste d'enjoliver la personnalité de Kyle et de ne pas remettre en cause la légitimité de l'intervention américaine. Pourtant, le propos du film se présente plus complexe que ça et diffuse par petites touches un sentiment de mal être. Parsemant de ci de là plusieurs scènes qui interrogent sur la pertinence de la présence américaine ou qui aborde le martyre des populations locales, le film montre surtout l'impact de cette guerre sur l'Amérique civile et militaire, et les traumatismes qui en sont nés. Pour une fois, Eastwood ne se complaît pas dans d'interminables scènes de pathos et n'affiche pas de façon ostentatoire une vision d'une Amérique glorieuse. Le film profite aussi d'une belle réalisation et d'un montage efficace. American Sniper n'est certes pas un film-thèse mais un film de distraction plus fin qu'il n'en à l'air. A voir pour se faire sa propre opinion.

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