cinema

Interstellar---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans un futur proche, la terre se porte mal. Seul le maïs se cultive encore mais plus pour très longtemps. La Nasa cherche le moyen de coloniser une nouvelle terre.

La première partie qui se déroule dans le Texas fonctionne parfaitement. Le reste du film essentiellement situé dans l'espace offre de très belles images. Mais trop de séquences  s'étirent en longueur  et les dialogues sont envahis par un jargon pseudo-scientifique sous lequel disparait la part romanesque et émotionnelle de l'histoire.

Dommage.

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Boyhood---www.zabouille.over-blog.com.jpgMason vit avec sa soeur aînée et sa mère à Houston. Entre les déménagements, les maris de sa mère, les week-ends avec son père et les cours, Mason grandit.

Pendant 12 ans, Richard Linklater a donné rendez-vous chaque année à ses comédiens, enfants et adultes, pour quelques jours de tournage. On voit donc, au fur et à mesure de l'avancée du film, les personnages et leurs interprètes vieillirent sans artifice. Si le procédé intrigue au début, on l'oublie vite pour se concentrer sur l'histoire de Mason et de sa famille, et sur la peinture d'une certaine Amérique. Rares sont les films de plus de 2h qui tiennent la route jusqu'au bout. Porté par de magnifiques comédiens, une B.O. soignée et un scénario qui en petites touches décrit l'enfant qui se construit, Boyhood nous offre 166 minutes d'un très beau voyage tendre et mélancolique.

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Gone-girl---www.zabouille.over-blog.com.jpgPensant retrouver sa femme Amy, en rentrant chez lui, Nick découvre la maison vide et des traces de lutte dans le salon. Il appelle aussitôt la police.

Le non jeu de Ben Affleck sert ici plutôt bien son personnage et Rosamund Pike est effrayante à souhait. Le scénario est au démarrage finement ficelé. Le suspens est bien tenu même si l'évidente critique des médias nous aiguille rapidement sur la culpabilité (ou non) du héros. Le film se découpe en trois parties. La première, d'une heure nous tient en haleine. La deuxième nous séduit 40 minutes et lasse les 20 suivantes. Et dans la dernière partie d'un quart d'heure, installant une fin rebondissante improbable, le film semble soudain interminable et lourdingue. Preuve une fois de plus que rares sont les histoires nécessitant un développement de plus d'1h45. À voir pour l'originalité du scénario et son développement dans ses 100 premières minutes.

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Qu'Allah bénisse la France d'Abd Al Malik

Abd Al Malik adapte au cinéma son roman autobiographique. Il y raconte ses années d'adolescence dans une cité de Strasbourg où excellent élève, tout jeune converti à l'Islam, déjà rappeur et petit délinquant, il est entouré d'une jeunesse sacrifiée dont on compte sur les doigts d'une main ceux qui s'en sont sortis.

Réalisé en noir et blanc (on pense évidemment à La Haine), le film se pare d'une grande noirceur, non sans humour et avec beaucoup d'humanité. On y retrouve la poésie d'Abd Al Malik en voix off mais aussi dans la réalisation soignée, le sens du cadre et du montage. Pour un premier film, ça a de la gueule.

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Magic-in-the-moonlight--www.zabouille.over-blog.com.jpgUn magicien célèbre, content de lui, qui ne croit ni aux esprits, ni à Dieu, ni vraiment à l'amour, va voir ses certitudes bousculées par une jolie rousse aux curieuses pratiques.

Cette histoire simple se regarde avec plaisir, comme un doux moment. Les comédiens sont parfaits, les images de la Côte d'Azur, telles de beaux dessins, évoquent celles du très romantique Elle et Lui. Mais ce sont surtout les dialogues savoureux et drôles qui enchantent.

Un Woody Allen charmant qu'on risque toutefois d'oublier assez vite.

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