cinema

Gone-girl---www.zabouille.over-blog.com.jpgPensant retrouver sa femme Amy, en rentrant chez lui, Nick découvre la maison vide et des traces de lutte dans le salon. Il appelle aussitôt la police.

Le non jeu de Ben Affleck sert ici plutôt bien son personnage et Rosamund Pike est effrayante à souhait. Le scénario est au démarrage finement ficelé. Le suspens est bien tenu même si l'évidente critique des médias nous aiguille rapidement sur la culpabilité (ou non) du héros. Le film se découpe en trois parties. La première, d'une heure nous tient en haleine. La deuxième nous séduit 40 minutes et lasse les 20 suivantes. Et dans la dernière partie d'un quart d'heure, installant une fin rebondissante improbable, le film semble soudain interminable et lourdingue. Preuve une fois de plus que rares sont les histoires nécessitant un développement de plus d'1h45. À voir pour l'originalité du scénario et son développement dans ses 100 premières minutes.

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Qu'Allah bénisse la France d'Abd Al Malik

Abd Al Malik adapte au cinéma son roman autobiographique. Il y raconte ses années d'adolescence dans une cité de Strasbourg où excellent élève, tout jeune converti à l'Islam, déjà rappeur et petit délinquant, il est entouré d'une jeunesse sacrifiée dont on compte sur les doigts d'une main ceux qui s'en sont sortis.

Réalisé en noir et blanc (on pense évidemment à La Haine), le film se pare d'une grande noirceur, non sans humour et avec beaucoup d'humanité. On y retrouve la poésie d'Abd Al Malik en voix off mais aussi dans la réalisation soignée, le sens du cadre et du montage. Pour un premier film, ça a de la gueule.

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Magic-in-the-moonlight--www.zabouille.over-blog.com.jpgUn magicien célèbre, content de lui, qui ne croit ni aux esprits, ni à Dieu, ni vraiment à l'amour, va voir ses certitudes bousculées par une jolie rousse aux curieuses pratiques.

Cette histoire simple se regarde avec plaisir, comme un doux moment. Les comédiens sont parfaits, les images de la Côte d'Azur, telles de beaux dessins, évoquent celles du très romantique Elle et Lui. Mais ce sont surtout les dialogues savoureux et drôles qui enchantent.

Un Woody Allen charmant qu'on risque toutefois d'oublier assez vite.

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Mommy---www.zabouille.over-blog.com.jpgDiane récupère, son fils Steve qui souffre de TDAH et vient de se faire virer d'un établissement spécialisé.

 

On retrouve dans Mommy la créativité visuelle, le soin esthétique tout particulier que Dolan donne à ses films. C'est ce qui séduit immédiatement. L'image est belle, la lumière très travaillée, le montage précis. Dolan joue sur la vitesse de l'image, sur le son mais aussi sur la dimension de l'écran. Ainsi son film s'inscrit 90% du temps dans un format carré auquel les filtres qu'il utilise donnent une curieuse allure d'Instagram. Ce que Dolan maitrise parfaitement également c'est la qualité des dialogues. Ici aussi il s'en donne à coeur joie et l'argot québécois que parlent ses personnages accentue cette impression de virtuosité. Ca va vite, ça cogne juste, c'est souvent drôle. On retrouve aussi ses actrices fétiches Anne Dorval et Suzanne Clément, déjà au générique de "J'ai tué ma mère", toutes deux inoubliables. Dans le moins bien, on n'échappe pas à une BO ultra présente. A la limite de l'overdose. D'autant plus que les goûts musicaux de Dolan ne font pas vraiment dans l'originalité ou l'undergound. Une très belle scène de danse regroupant les trois personnages principaux perd un peu de son charme accompagnée par une chanson de Céline Dion. L'intensité des émotions jouées par les comédiens est desservie par la musique. C'est d'ailleurs souvent dans les scènes plus sensibles que Dolan pêche par excès, d'esthétisme, de musique, de pathos. Il n'en demeure pas moins un des réalisateurs les plus créatifs et percutants.

 

 

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Un-homme-tres-recherche--www.zabouille.over-blog.com.jpg 10 ans après les attentats du World Trade Center, les Forces de l'Ordre surveillent avec attention Hambourg, ville d'où les terroristes avaient préparés leurs attaques. L'annonce de l'arrivée dans la ville d'un présumé jihadiste Tchéchène alerte Gunther qui dirige la cellule anti-terroriste locale.

Un film d'espionnage de facture plutôt classique, bien réalisé, au montage précis et parfaitement interprété par une équipe d'acteurs germano-américaine : Philip Seymour-Hoffman, William Dafoe, Daniel Brühl, Nina Hoss, Robin Wrigh et Rachel Mc Adams. L'intrigue est suffisamment complexe pour maintenir l'intérêt du spectateur et suffisamment simple pour que le film demeure un divertissement.

S'il ne s'agit pas du film d'espionnage du siècle, un homme très recherché est un bel ouvrage qui offre également le plaisir d'admirer une dernière fois le talentueux Philip Seymour-Hoffman.

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