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Jamais-de-la-vie---www.zabouille.over-blog.com.jpgFranck, la cinquantaine, est, à défaut d'autre chose, gardien de nuit dans un supermarché. Sa condition d'ancien syndicaliste l'a laissé sur le carreau pendant 10 ans. Résigné, il traine sa carcasse entre sa cité, le supermarché et Pôle Emploi.

A travers son héros, Pierre Jolivet trace le portrait assez désespéré d'une France qui se débat pour survivre dans un univers économique sans pitié. Olivier Gourmet, très bien une fois encore, est de tous les plans. Il est l'intérêt essentiel du film. Car le récit et la mise en scène de Jolivet ne sont pas loin de la caricature et des dialogues trop écrits nuisent au réalisme du film. Même Valérie Bonneton, pourtant, toujours très juste, semble à côté de son personnage qui, il est vrai, n'a que très peu de scènes pour exister.

 


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Nina Companeez - www.zabouille.over-blog.comLa réalisatrice virtuose, reine des sagas historiques, ne nous emportera plus dans de nouveaux tourbillons romanesques. Avec elle, les téléfilms avaient de l'ambition, du panache, une sacrée allure. Elle avait un grand sens du récit, du rythme et du cadre. Ses décors et ses costumes etaient particulierement soignés, tout comme ses distributions. Elle savait faire appel aux monstres sacrés comme aux acteurs virtuoses moins exposés, dont quelques membres de la Comédie Française, mais aussi aux jeunes pousses prometteuses. Dés la fin des années 70, ses "Dames de la Cote" nous fascinaient. Voir Edwidge Feuillère, Françoise Fabian, Denise Grey, Hélène Vincent et Michel Aumont dans le même feuilleton, ça avait de la gueule. On ne jouait pas dans la même catégorie que la production habituelle. A côté de ses maîtres du beau jeu, la découverte de l'étrange Évelyne Buyle, et des fougueux Fanny Ardant et Francis Huster nous confirmait l'exception du moment. Les autres sagas qui suivront ne feront que valider l'excellence de ses oeuvres et la confiance que de grands comédiens, connus et moins connus,  renouvelleront à la réalisatrice. On se souvient plus particulièrement de "Le chef de famille", une de ses rares histoires modernes, où l'on retrouve le jeune couple Ardant-Huster mais aussi Edwige Feuillère, Pierre Dux et Micheline Dax, des fresques historiques "L'allée du roi", "Un pique-nique chez Osiris", "Voici venir l'orage" habitées par Dominique Blanc, Didier Sandre, Samuel Labarthe, Michel Duchaussoy, Marina Hands, Daniel Mesguish, Éric Ruf,  Annie Duperey, Dominique Reymond, Anouck Grinberg, Natacha Reigner, Anne Brochet, Céline Samie, Cécile Brune. Ou encore de l'adaptation d' "A la recherche du temps perdu" où l'on retrouve dans le rôle du conteur Micha Lescot, génial comédien que le théâtre s'arrache aujourd'hui.

Le film de télévision de qualité, beau, intelligent, poétique mais pas chiant vient de perdre l'un de ses grands maîtres. Nina Companeez nous a quitté ce 9 avril.

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Timbuktu---www.zabouille.over-blog.com.jpgA Tombouctou, la population subit les lois des djihadistes qui ont pris possession de la ville. La musique, le football sont interdits, les femmes doivent être voilées, porter des gants, accepter les maris que les djihadistes leur imposent... A quelques kilomètres de là, dans les dunes, Kitane, sa femme et sa fille vivent heureux et libres.

La beauté de la photographie, de la mise en scène, des paysages et des comédiens nous emporte d'emblée. Toute cette harmonie met, par opposition, particulièrement bien en avant la folie de la situation. Le réalisateur ne montre pas que la violence des djihadistes mais aussi leurs innombrables incohérences, la fausseté de leur soit disant croyance, l'absurdité de leurs actions et leur bêtise. Face à eux, les femmes semblent les plus volontaires à résister. La grâce de Kitane et sa famille, l'attitude noble, dans des discours pausés et sensés de l'Imâm, la force des femmes et des hommes qui refusent la charia, leur détresse devant la folie des bourreaux resteront longtemps dans nos esprits.

A voir !

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Dear-white-people---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans une université américaine, la vie d'étudiants noirs qui luttent pour l'équité des droits.

Justin Simien traite des difficultés d'être noirs dans un monde de blancs sur le ton de la comédie. Il n'en place pas moins plusieurs messages humanistes. Son film tombe un peu dans le catalogue des propos et actes racistes, volontaires ou non, du quotidien sans analyse réelle. Et les références purement afro-américaines sont si nombreuses que, à moins d'être un spécialiste de cette culture, il est parfois difficile de comprendre toutes les vannes.

L'ensemble reste quand même sympathique ne serait ce que pour certaines scènes vraiment très drôles, la qualité des acteurs et le plaisir de voir autant de comédiens noirs dans un film sur l'Amérique post-ségrégrationaire.

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The-Voices-www.zabouille.over-blog.com.jpgJerry, jeune homme aimable et naïf, vit seul dans une petite ville des États-Unis avec son chat, Monsieur Chat et son chien, Bosco. Il rend régulièrement rendez-vous à sa psychologue et travaille dans une fabrique de baignoires. Lorsqu'il rencontre Fiona du service comptabilité, il en tombe aussitôt amoureux.

Un des grands plaisirs du film réside dans son esthétique. Marjane Satrapri vient de la bande dessinée et ça se voit dans tous ses plans extrêmement travaillés, d'une composition soignée. Autre grand plaisir, la qualité des dialogues très drôles et l'incongruité des situations. Et enfin, la composition de Ryan Reynolds, excellent en grand naïf sanguinaire, bourreau et victime.

Avec toutes ces qualités, la réalisatrice conte une histoire de schizophrénie sans choisir tout à fait le ton ou parti pris qu'elle veut lui donner. Ainsi, les scènes au présent très drôles sont traitées sur le ton de la satire, tandis que les flash-back de l'enfance sont présentés au premier degrés de façon assez terrifiante. La scène finale elle-même hésite entre drame et farce. C'est sans doute la raison pour laquelle, le film n'est, et c'est déjà pas si mal, qu'une sympathique curiosité cinématographique et non un film tout à fait réussi.

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