cinema

Dear-white-people---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans une université américaine, la vie d'étudiants noirs qui luttent pour l'équité des droits.

Justin Simien traite des difficultés d'être noirs dans un monde de blancs sur le ton de la comédie. Il n'en place pas moins plusieurs messages humanistes. Son film tombe un peu dans le catalogue des propos et actes racistes, volontaires ou non, du quotidien sans analyse réelle. Et les références purement afro-américaines sont si nombreuses que, à moins d'être un spécialiste de cette culture, il est parfois difficile de comprendre toutes les vannes.

L'ensemble reste quand même sympathique ne serait ce que pour certaines scènes vraiment très drôles, la qualité des acteurs et le plaisir de voir autant de comédiens noirs dans un film sur l'Amérique post-ségrégrationaire.

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The-Voices-www.zabouille.over-blog.com.jpgJerry, jeune homme aimable et naïf, vit seul dans une petite ville des États-Unis avec son chat, Monsieur Chat et son chien, Bosco. Il rend régulièrement rendez-vous à sa psychologue et travaille dans une fabrique de baignoires. Lorsqu'il rencontre Fiona du service comptabilité, il en tombe aussitôt amoureux.

Un des grands plaisirs du film réside dans son esthétique. Marjane Satrapri vient de la bande dessinée et ça se voit dans tous ses plans extrêmement travaillés, d'une composition soignée. Autre grand plaisir, la qualité des dialogues très drôles et l'incongruité des situations. Et enfin, la composition de Ryan Reynolds, excellent en grand naïf sanguinaire, bourreau et victime.

Avec toutes ces qualités, la réalisatrice conte une histoire de schizophrénie sans choisir tout à fait le ton ou parti pris qu'elle veut lui donner. Ainsi, les scènes au présent très drôles sont traitées sur le ton de la satire, tandis que les flash-back de l'enfance sont présentés au premier degrés de façon assez terrifiante. La scène finale elle-même hésite entre drame et farce. C'est sans doute la raison pour laquelle, le film n'est, et c'est déjà pas si mal, qu'une sympathique curiosité cinématographique et non un film tout à fait réussi.

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La-French---www.zabouille.over-blog.com.jpgEntre 1975 et 1981, le juge Michel a traqué le grand banditisme marseillais. A l'époque, la French Connection monopolisait le marché de la drogue au niveau mondial.

Le film retrace et explique le pouvoir et les méthodes des parrains de l'époque et leurs connections avec les autorités policiéres et politiques de Marseille. Jimenez parfaitement servi par Gilles Lelouch et Jean Dujardin (particuliérement bon une fois de plus) trace le portrait de deux hommes en duel permanent que la moral oppose mais assez semblables dans l'agressivite avec laquelle ils ménent leurs activites, dans leur attachement vitale à la famille et dans la solitude qui s'impose à eux. Les seconds rôles sont excellents et tout particulièrement Céline Sallette qui d'un regard exprime avec une vérité saisissante l'émotion du moment, et Guillaume Gouix qui marque toujours dans ses interventions. Le film est rythmé, à l'occasion haletant. Il dose équitablement la part historique, policiére, psychologique et émotionnelle. La mise en scène mixte aussi les genres évitant tout maniérisme. Une réussite du genre.

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Chelli---www.zabouille.over-blog.com.jpgChelly vit avec sa soeur, Gaby, handicapée mentale. Hormis son travail dans un lycée, Chelli ne vit que pour sa soeur. Lorsque Chelli entame une relation avec Zohar, un collègue de travail, l'équilibre des deux soeurs est bousculé.

On perçoit assez vite le paradoxe : la plus dépendante des deux soeurs n'est pas celle qu'on croit. La dépendance de Chelli à la dépendance de Gaby est flagrante. Le récit autour de cette constatation est trop plat pour passionner vraiment. 

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Bande-de-filles-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpgMarieme, jeune fille de 16 ans plutôt effacée, vit en banlieue parisienne. Ses résultats scolaires l'a mènent vers un CAP qu'elle refuse, son frère la surveille et le garçon qui lui plait ne la voit pas. Lorsqu'elle intègre une bande de filles, sa vie prend un tout autre chemin.

Céline Sciamma poursuit son étude de l'adolescence et ses portraits de jeunes qui suivent leur instinct là où il les guide. Cette fois, il est question de jeunes filles d'origine culturelles africaines vivant en banlieue parisienne. Deux données qui complexifient un peu plus un âge difficile. Dans un univers où tout est question de domination morale et physique, le danger est partout et chaque action est un défi, un dépassement de soi.

On retrouve la belle réalisation de Céline Sciamma, son efficacité pour dire beaucoup dans des scènes courtes. On retrouve un peu moins son sens du récit et sa capacité à mener son film à l'essentiel sans détour. L'ensemble est un peu long et alambiqué. Mais la grâce est là, dans les images et la beauté des interprètes.

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