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Clément instituteur vit avec Alicia, une comédienne qu'il a admiré avant d'aimer la femme. Caprice, une apprentie comédienne éprise de lui, le poursuit.

On a beau connaître et apprécier le style Mouret, dans ce Caprice la mayonnaise ne prend jamais. Mouret n'est vraiment pas un très bon comédien et surjoue le côté empoté du personnage. On peine à croire en son pouvoir d'attraction. Virginie Efira et Anaïs Demoustier sont très bien. Mais les personnages sont tous trop caricaturaux pour que ce marivaudage moderne fonctionne.

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Un Homme Idéal de Yann Goslan

Matthieu qui se rêve écrivain voit ses manuscrits refusés par les maisons d'édition jusqu'au jour où il découvre le journal intime d'un appelé de la guerre d'Algérie.

Yann Goslan nous propose un sujet rabattu mais souvent efficace du cinéma et de la littérature : l'usurpation. Du coup les références sont nombreuses et ont se surprend souvent à comparer la proposition de Goslan avec les chefs d'oeuvre du genre ("Plein Soleil" de René Clément par exemple). Et la comparaison ne tourne pas vraiment à l'avantage de cet "Homme idéal". Pierre Niney, qui porte le film, assisté par Ana Girardot, parvient à maintenir notre attention jusqu'au bout.

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Le Labyrinthe du Silence de Giulio Ricciarell

En 1958, Johann Radmann, un jeune procureur, alerté par un journaliste détenant des documents historiques,se lance dans la recherche des SS ayant servi dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Soutenu par le procureur général Fritz Bauer, il obtiendra l'ouverture d'un procès 5 ans plus tard.

Le Labyrinthe du Silence raconte les origines du procès de Francfort où furent jugés 24 anciens soldats Allemands d'Auschwitz, et la complète ignorance ou dénégation du peuple et des autorités Allemandes qui misèrent sur l'oubli et le silence. Dans la réalité, le procureur général Fritz Bauer étaient secondés par trois assistants. Le personnage du film est une combinaison de ces trois personnages. Ce choix du réalisateur, lui permet de concentrer son film sur son héros. Et c'est sans doute la limite du scénario. Bien que disposant d'un sujet passionnant et peu traité jusqu'alors, le réalisateur néglige la grande Histoire pour laisser la part belle au romanesque à travers la vie et les sentiments de son héros. Alors, même si on peut se dire que le jeune procureur - Alexander Fehling, archétype parfait de l'aryen blond aux yeux bleus et excellent comédien - est à lui seul une représentation de la jeunesse Allemande qui découvre les horreurs que ses ainés ont commises, on aurait aimé que soit traité plus en profondeur les destins de ceux qui sont revenus des camps, victimes et bourreaux, qui ont dû reprendre une vie normale, côte à côte, et les sentiments que ces 20 mois de procès ont provoqués sur la population.

Un peu décevant mais intéressant quand même.

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Still Alice de Richard Glatzer et Wash Westmoreland

Alice, la cinquantaine, professeur de linguistique à l'Université, est atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Le film raconte l'évolution de la maladie, ses conséquences sur la vie d'Alice. Le tout est filmé sans originalité et le récit linéaire n'offre aucune surprise. Seule l'interprétation de Julianne Moore, parfaitement accompagnée par Kristen Stewart et Alec Baldwin, retient notre intention.

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Broadway therapy de Peter Bogdanovich

Isabella, jeune comédienne, conte à une journaliste comment elle a abandonné la prostitution pour le théâtre.

Dés le générique, tout évoque le cinéma de Woody Allen, à tel point que cela ne peut pas être un hasard. Musique jazz, montage, énergie, jeu des acteurs... Jusqu'à la présence d'Owen Wilson dans le premier rôle. Formellement ça en est presque gênant. Alors, on sourit beaucoup devant ce vaudeville à l' Américaine. Mais assez vite on se rend compte que sur le fond on est loin de la verve et du génie de Woody Allen. Les "rebondissements" s'enchaînent sans suspens, le scénario est allégé à l'extrême. L'ensemble n'est pas désagréable mais un peu vain. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

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