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Papa was not a Roling Stone de Sylvie Ohayon

A la Courneuve, dans les années 80, Stéphanie, 16 ans, vit avec sa mère et son beau-père. Face à une mère ado attardée irresponsable et un beau-père imbécile et violent, Stéphanie étudie et travaille sa danse pour un jour fuir sa banlieue.

Sylvie Ohayon pour son premier film choisit de raconter son histoire (déjà parue en librairie). D'un point de vue purement cinématographique, mise en scène, cadres, montage ou parti pris esthétiques, on reste sur notre faim. Si on est attrapé par le film c'est grâce au charme de son personnage particulièrement bien incarné par Doria Achour. Le portrait de la banlieue parisienne et le rapport que les jeunes entretenaient avec leur quartier sont aussi marquants.

Un film sympathique qui réjouira aussi tous les fans de Jean-Jacques Goldman.

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La-famille-belier---www.zabouille.over-blog.com.jpgPaula Bélier, 16 ans, vit à la ferme avec ses parents et son frère, tous trois sourds. Quand le professeur de chant du lycée lui propose de se présenter au concours de la maîtrise de Radio France, un avenir aussi inespéré qu'inattendu s'offre à Paula.

Le plus regrettable ici c'est l'image qui est donné des sourds. Eux qui ont si peu de place au cinéma se voient ici représentés par deux personnages agaçants d'infantilités, d'égoïsmes et au bord de l'hystérie. Ils sont de plus interprêtés par deux entendants, Francois Damiens et Karine Viard, qu'on a l'habitude de voir plus inspirés. Que le scénario soit bas de plafond ne fait qu'accentuer cette impression. Pour peu qu'on ne soit pas particulièrement touché par les chansons de Michel Sardou, le temps semble encore plus long. La qualité de l'interprétation d'Éric Elmosnino et des ados, Louane Emera, qui tient le film sur ses épaules et Roxane Duran, une fois de plus parfaite dans un second rôle, nous sauve de l'ennui total.

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Jamais-de-la-vie---www.zabouille.over-blog.com.jpgFranck, la cinquantaine, est, à défaut d'autre chose, gardien de nuit dans un supermarché. Sa condition d'ancien syndicaliste l'a laissé sur le carreau pendant 10 ans. Résigné, il traine sa carcasse entre sa cité, le supermarché et Pôle Emploi.

A travers son héros, Pierre Jolivet trace le portrait assez désespéré d'une France qui se débat pour survivre dans un univers économique sans pitié. Olivier Gourmet, très bien une fois encore, est de tous les plans. Il est l'intérêt essentiel du film. Car le récit et la mise en scène de Jolivet ne sont pas loin de la caricature et des dialogues trop écrits nuisent au réalisme du film. Même Valérie Bonneton, pourtant, toujours très juste, semble à côté de son personnage qui, il est vrai, n'a que très peu de scènes pour exister.

 


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Nina Companeez - www.zabouille.over-blog.comLa réalisatrice virtuose, reine des sagas historiques, ne nous emportera plus dans de nouveaux tourbillons romanesques. Avec elle, les téléfilms avaient de l'ambition, du panache, une sacrée allure. Elle avait un grand sens du récit, du rythme et du cadre. Ses décors et ses costumes etaient particulierement soignés, tout comme ses distributions. Elle savait faire appel aux monstres sacrés comme aux acteurs virtuoses moins exposés, dont quelques membres de la Comédie Française, mais aussi aux jeunes pousses prometteuses. Dés la fin des années 70, ses "Dames de la Cote" nous fascinaient. Voir Edwidge Feuillère, Françoise Fabian, Denise Grey, Hélène Vincent et Michel Aumont dans le même feuilleton, ça avait de la gueule. On ne jouait pas dans la même catégorie que la production habituelle. A côté de ses maîtres du beau jeu, la découverte de l'étrange Évelyne Buyle, et des fougueux Fanny Ardant et Francis Huster nous confirmait l'exception du moment. Les autres sagas qui suivront ne feront que valider l'excellence de ses oeuvres et la confiance que de grands comédiens, connus et moins connus,  renouvelleront à la réalisatrice. On se souvient plus particulièrement de "Le chef de famille", une de ses rares histoires modernes, où l'on retrouve le jeune couple Ardant-Huster mais aussi Edwige Feuillère, Pierre Dux et Micheline Dax, des fresques historiques "L'allée du roi", "Un pique-nique chez Osiris", "Voici venir l'orage" habitées par Dominique Blanc, Didier Sandre, Samuel Labarthe, Michel Duchaussoy, Marina Hands, Daniel Mesguish, Éric Ruf,  Annie Duperey, Dominique Reymond, Anouck Grinberg, Natacha Reigner, Anne Brochet, Céline Samie, Cécile Brune. Ou encore de l'adaptation d' "A la recherche du temps perdu" où l'on retrouve dans le rôle du conteur Micha Lescot, génial comédien que le théâtre s'arrache aujourd'hui.

Le film de télévision de qualité, beau, intelligent, poétique mais pas chiant vient de perdre l'un de ses grands maîtres. Nina Companeez nous a quitté ce 9 avril.

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Timbuktu---www.zabouille.over-blog.com.jpgA Tombouctou, la population subit les lois des djihadistes qui ont pris possession de la ville. La musique, le football sont interdits, les femmes doivent être voilées, porter des gants, accepter les maris que les djihadistes leur imposent... A quelques kilomètres de là, dans les dunes, Kitane, sa femme et sa fille vivent heureux et libres.

La beauté de la photographie, de la mise en scène, des paysages et des comédiens nous emporte d'emblée. Toute cette harmonie met, par opposition, particulièrement bien en avant la folie de la situation. Le réalisateur ne montre pas que la violence des djihadistes mais aussi leurs innombrables incohérences, la fausseté de leur soit disant croyance, l'absurdité de leurs actions et leur bêtise. Face à eux, les femmes semblent les plus volontaires à résister. La grâce de Kitane et sa famille, l'attitude noble, dans des discours pausés et sensés de l'Imâm, la force des femmes et des hommes qui refusent la charia, leur détresse devant la folie des bourreaux resteront longtemps dans nos esprits.

A voir !

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