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Contre toutes attentes, "Ceux qui restent" est drôle. Très drôle, juste et intelligent.
Bourré de bonnes idées tant dans la mise en scène que dans le scénario. Juste dans la peinture des personnages et l'écriture des dialogues. Emouvant dans sa retenue, sans pathos.
Mais, cela est essentiellement dans la première heure. Ensuite, tout s' essouffle. Le film perd son rythme. Ce qui m'avait tant plut, jusque là, disparait. L'histoire semble hésiter, comme pour mieux exprimer le vide ressenti par ceux qui restent. Le problème c'est que vient aussi l'ennui.

Les interprètes jusqu'aux seconds rôles, sont excellents. Emmanuelle Devos et Vincent Lindon sont parfaits dans leurs personnages que tout oppose. Elle extravertie un peu fofolle qui se déçoit face à la maladie. Lui droit comme un i, exemplaire en vieux routard face au mal. Elle qui veut choisir la vie et lui comme sacrifié volontaire jusqu'au bout.

"Ceux qui restent" est un film remarquable qui au souvenir de sa dernière demi-heure se transforme en bon film. De ces films qui parce qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout l'excellence qu'ils se sont imposés au démarrage, finissent par, injustement, décevoir un peu.

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Vu "la fille coupée en deux".
Certains critiques l'annoncent comme le ou un des meilleurs Chabrol.
Des Chabrol bien meilleurs, j'en ai vu plusieurs.
Pourtant, "La fille coupée en deux" est un film 100% Chabrolien : critique des notables de province, quinzième degré, ambiance lourde et intrigue. Malheureusement, ici l'intrigue est bien mince. Le scénario manque d'enjeu et, du coup, le film d'intérêt.
Le plaisir vient du jeu de Benoit Magimel, excellent en dandy barré et de l'ironie Chabrolienne qui habite le film d'un bout à l'autre. Berléand est, juste, juste et Ludivine Sagnier, comme toujours, transparente et sans saveur.

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Indigènes c'est LE film qui a réveillé Chirac et permis l'harmonisation des pensions des anciens combattants coloniaux. Indigènes c'est aussi le film qui a reçu le prix (collégial) d'interprétation masculine à Cannes en 2006 (pour les 5 acteurs principaux) et qui a été nominé aux Oscars comme meilleur film étranger de l'année.

Indigènes raconte à travers 4 personnages aux personnalités très diverses, l'histoire des soldats d'Afrique du Nord ou noire qui ont rejoins l'armée française en 1943 pour combattre l'invasion nazie. On y découvre (ou redécouvre) les injustices subit par ces hommes qui furent traités comme des soldats de seconde zone. On y apprend leurs motivations et leurs espoirs qu'on sait déjà déçus.

Bien qu'estimable, le film semble un brin caricatural ce qui a dû participer à son succés aux Etats-Unis. Les personnages et dialogues ne sonnent pas très juste et l'interprétation de Samy Nacéri et de Jamel Debbouze (soldat à un bras sans qu'on sache pourquoi) peu convaincante. Les scènes de guerre sont réussies par leur réalismes. Mais si le film séduit c'est beaucoup parce qu'il est le premier film populaire à traiter de ce sujet.

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Persepolis aujourd'hui sur grand écran, est à l'origine une bande-dessinée.
La bande-dessinée et le film retracent la vie de Marjane Satrapi née en Iran (à Téhéran) et qui a grandi sous le régime des Ayatollahs.
Essentiellement en noir et blanc, Persepolis revient au source du dessin-animé : traits fins, mouvements minimals, plans longs, mise en scène soignée.
Souvent drôle et poétique, le film est aussi grave, émouvant et effrayant.

Les voix, celles de Catherine Deneuve, Chiara Mastroiani, Danièle Darrieux, sont parfaites.

Seule ombre au tableau : je me suis assez peu attachée au personnage surtout dans sa partie ado.pré-adulte. Plus touchée par le sort réservé à l'ensemble du pays plutôt qu'à celui de Marjane. Mais, cela revient peut-être au même.


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Vu, enfin, "La vie des Autres" de Florian Henckel von Donnersmarck.
Un peu déçue par le film dont tout le monde parle depuis 6 mois.
Le scénario pêche un peu par une psychologie des personnages approximative. Leurs motivations m'a un peu échappé. Compte tenu du contexte c'est une pièce importante du puzzle qui manque.
Mais, la "Vie des Autres" est un film qui a surtout valeur de documentaire. On comprend mieux ce que pouvait être la vie en RDA avant la chute du Mur.
Ce qui justifie qu'on le voit.

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