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graine-et-mulet.jpgA l'écoute des moults louanges, confirmées par la remise de 4 Césars dont celui du meilleur film, je me suis inclinée. Me voilà donc au cinéma voir un film, fort potentiellement trop long puisque d'une durée de plus de 2h00 : la Graine et le Mulet.

La première partie du film est fabuleuse. Les scènes du quotidien et plus particulièrement celles de groupe - réunion de voisinage, repas de famille - tiennent du génie. Elles sont criantes de vérité et les comédiens fabuleux. Abdellatif Kechice filmant au plus prés nous emmènent sans peine dans la vie de ses héros. On s'attache aux personnages, on colle à l'histoire toute simple et on attend la suite avec impatience.
Puis, arrive la seconde partie longue comme un jour sans... graine. L' histoire ne décolle pas, le scénario manque d'originalité, la réalisation est au minimum syndicale. Tout semble être filmé en temps réel et c'est vraiment très, très long. Seules 1 ou 2 scènes avec Hafsia Herzi nous ramènent un peu à la grâce perçue la première heure.
Mais si on y réfléchit bien, il est vrai que dans ce film toutes les scènes sont longues, trés longues, trop longues, sauf que lorsqu'elles touchent au génie c'est du bonheur en plus. 
Malheureusement, ce génie n'atteint pas tout le film. Du coup, la seconde partie si décevante écrase et efface le souvenir du bonheur de la première.

Quant aux Césars... en dehors de celui remis à Hafsia Herzi, je ne comprends pas bien la motivation des votants. Tout particulièrement celui du meilleur scénario catégorie dans laquelle on aurait pu récompenser sans rougir Anne Le Ny pour "Ceux qui restent" ou Julie Delpy pour "2 days in Paris"... Le César du meilleur réalisateur récompense sans doute l'admirable direction d' acteurs de Kechice. Pour ce qui est de celui du meilleur film, la Graine et le Mulet contient, à mes yeux, trop de lacunes tant au niveau du scénario que celui de la réalisation pour le mériter.

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belm.jpgFrancis Huster réalise actuellement à Paris "Un homme et son chien" avec Jean-Paul Belmondo.
Hier soir, il tournait devant le Grand Hôtel rue Scribe. 
Pas de Belmondo sur le planning de tournage du jour mais Hafsia Herzi, la toute jeune Césarisée pour son rôle dans "La Graine et le Mulet". Aussi, une équipe de footballeurs et un joli bus.


On pouvait aussi apercevoir traversant le bar de l'hôtel Gérard Lanvin sans qu'on sache toutefois s'il a un lien avec le tournage... 

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Golden Globes 

Baftas 

Césars 

Oscars

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juno.jpgPitch : Juno, 16 ans, du genre à qui on ne l'a fait pas, tombe enceinte inopinément.

Pas de panique ! Il ne s'agit pas d'un énième film sur l'avortement ou sur les difficultés de vivre une grossesse à cet âge, mais plus simplement du portrait d'une ado. qui a oublié d'être bête (sauf une fois ce qui l'a amené là...). 
Un film aussi sur le passage à l'âge adulte. Celui de Juno d'abord mais aussi celui des gens qui l'entourent, personnages secondaires, ici essentiels et bien loin des caricaritures habituelles.
 
Ecrit, filmé et interprété avec subtilités
, respect de chaque personnage, humour et tendresse, "Juno" bénéficie de dialogues terribles qui provoquent le rire toutes les 5 minutes. Il doit aussi beaucoup à Ellen Page absolument magnifique, grande responsable de l'adhésion du spectateur, la petite frangine qu'on aurait aimé avoir.
Alors, bien sûr, on peut s'interroger sur le traitement léger (en surface) d'un sujet aussi sensible. Oui, la situation est grave mais le sujet du film n'est pas là.

Un film qu'il faut prendre tel qu'il est, à l'image de Juno, adolescente originale, énergique, fraîche, tchatcheuse, bourrée de tendresse et d'autodérision. 
Un film intelligent à voir en famille, ça n'arrive pas si souvent.

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Les films de plus de deux heures sont le plus souvent trop longs, déséquilibrés. Pourtant, intriguée par les critiques dithyrambiques, j'ai répondu à l'invitation de Sean Penn. 

Et miracle du talent de conteur de Sean Penn, intelligence du montage, beauté des images, magie des acteurs, efficacité de la musique d'Eddy Vedder, le temps s'écoule en douceur sans lassitude au rythme de ce long et incroyable voyage. Mention spéciale à Emile Hirsch, acteur charismatique, qui est parfait dans la peau de Christopher Mc Candless, jeune homme, qui fuit l'étau familial et le monde des hommes, utopiste, avide de vérité, assoiffé d'une forme de liberté. Si vous acceptez sa candeur et sa folie sans chipoter, son voyage initiatique vous emportera.

"Into the wild" fait partie de ces films sorciers qui, sans qu'on sache très bien pourquoi, restent ancrés dans la mémoire, souvenir lyrique et triste.

* A signaler la remarquable prestation de Catherine Keener, en hippie. Catherine Keener fait partie de ces acteurs incontournables toujours excellents au visage inoubliable mais dont on ne retient jamais le nom. On a déjà pu l'apprécier dans "l'Interprète", "Truman Capote", "Hors d'atteinte", "Dans la peau de John Malkovitch"...*. A ses côtés, la jeune Kristen Stewart vue dans Panic room.

 

 

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