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« Une femme qui est au milieu de sa vie et qui, tout à coup, se réveille, comme si elle avait toujours dormi », c'est ainsi que Valéria Bruni Tedeschi présente l'héroïne de son deuxième film de réalisatrice.

Après le surprenant "il est plus facile...", elle prend, ici aussi, inspiration dans son vécu et nous propose de suivre Marcelline, actrice reconnue, en peine avec sa vie de femme-actrice. A 40 ans, l'horloge biologique sonne, les regrets et les doutes s'installent. En pleine répétition au Théatre des Amandiers, elle est aussi en proie aux rivalités, aux regards admirateurs, jaloux ou amoureux de ses collègues, à la brusquerie et à la soif de vivre d'une mère railleuse, à l'indélicatesse des gens de tous les jours. Après le complexe de la riche héritière traité dans "il est plus facile...", on trouve ici celui de l'actrice qui a réussi face à ses ex-copains de classe de comédie qui rament pour exister  professionellement. On retrouve aussi les thêmes du poids de la famille et des disparus, de la jalousie subit.

La réalisatrice, parfaite, s'offre le rôle principale, rôle de névrosée dans lequel elle a l'habitude d'exceller. Le reste du casting est tout aussi excellent : Matthieu Amalric, Noémie Lvovsky, Louis Garrel, Valéria Golino, Marisa Borini, Maurice Garrel

Plus drôle qu' "il est plus facile", "Actrices" est particulièrement cruel et caustique. Plusieurs scènes irresistiblement drôles ne sont pas sans évoquer le maitre du genre : Woody Allen. Un film tragi-comique à voir et à revoir.

 

*Actrices a reçu au dernier Festival de Cannes le Prix Spécial du Jury Un Certain Regard*

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Giselle, Princesse de dessin animé, est envoyée dans le monde réel par la vilaine Reine de son monde de conte de fées.

"Il était une fois" est le dernier Disney, raison suffisante pour ne pas aller le voir me direz-vous... Sauf que l'idée de base du film est assez alléchante : confronter le monde merveilleux des contes de fées à notre vie réelle. Et en ça le film tient plutôt ses promesses. L'ensemble est drôle, ingénieusement réalisé et interprété (à voir en V.O. bien sûr). Le message peut même si on gratte un peu, s'annoncer plus profond qu'en apparence.

Bien sûr, on n'échappe pas au final excessif, grandiloquent et un peu cucul. Mais, le film offre le reste du temps, un bon moment de détente.

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A Londres, une sage-femme enquête sur l'identité d'une ado Russe morte en accouchant. Elle tente de retrouver la famille du nouveau-né en s`aidant du journal intime de la disparue. Son enquête la mène rapidement au propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian.

 

David Cronenberg nous invite en milieu mafieux russe et s’en donne à cœur joie pour nous faire partager la violence qui va avec… jusqu’aux rires des spectateurs parfois tant ses images sont outrées et tant ses protagonistes sont résistants aux coups de serpette.
Il plante avec une certaine réussite une ambiance glacée et inquiétante où l'ignominie règne, où chacun porte son identité et son histoire tatouées, où les codes d’honneur sont transgressés… et on y croit. Malheureusement, son récit linéaire manque de surprises. En plus, il y inclut une dose d’eau de rose ridicule qui trouve son apogée les 5 dernières minutes du film… comme si Cronenberg n'assumait pas vraiment l'extrême noirceur de son sujet.

 


Côté casting, le boulot est plutôt bien fait.
Armin Muller Stahl est un parrain russe terrifiant tout en manipulation et violence retenue.
Vincent Cassel joue le fils instable et cinglé du Parrain. Il surprend mais n'évite pas toujours les excès. Il manque parfois d'un peu de nuance dans son interprétation.
Naomie Watts en blanche colombe tire très bien son épingle du jeu – pourtant son rôle un peu fade est pour le moins ingrat.

Quant à Viggo Mortensen, il est tout simplement parfait. Il tient entièrement le film sur ses épaules. Il est LA raison valable de voir ce film. 

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La vie de Catherine Nicole n`a jamais été rose. De l'enfance, à la ferme avec des parents qui ne l`aiment pas, à l'âge adulte où elle épouse un Roméo looser et violent (Guillaume Canet, parfaitement monstrueux). Pourtant, elle ne s`apitoie pas sur son sort. Au contraire. Elle se choisit un nom, Darling, plus proche de ses rêves glamours. Et bien que la réalité ne s'approche jamais, un tant soit peu de ses rêves, elle conserve une rage de vivre quasi inébranlable. Darling tombe souvent et se relève toujours. Darling existe vraiment. Son cousin Jean Teulé a écrit sa vie dans un livre, aujourd'hui devenu film.

Christine Carrière et Marine Foïs content cette histoire avec un respect immense pour cette femme au destin intolérable. Christine Carrière, tout d'abord, en ne montrant aucune scène des violences subit. Choix qui se révèle aussi payant artistiquement car aucune image ne vient gêner l'implication du spectateur. Nous suivons Darling pas à pas, nous la tenons par la main à chaque image. Le jeu parfait de Marina Foïs suffit à nous faire comprendre et ressentir les humiliations et les souffrances de Darling.
Aussi, comme pour conjurer l'horreur de ce que Darling vit, le film est parsemé de mots d'humour et d'histoires drolatiques. Il se dit que ce sont ceux de la vraie Darling. Ils sont une respiration indispensable au milieu de cette histoire sordide. Sans eux, le film eut sans doute était dans le trop, trop étouffant, trop pathos, trop incroyablement cruel...

Alors, oui, c'est vrai, "Darling" n'est pas le film du siècle.
Mais, l'hommage rendu à Catherine Nicole à travers l'interprétation généreuse, respectueuse et juste de Marina Foïs justifie à lui seul le prix de votre billet d'entrée.

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De nos jours, en Chine, le juge Feng, sa greffière et son apprenti sillonnent les montagnes pour aller rendre la justice dans les villages où les traditions font la loi.
"Le dernier voyage du juge Feng" nous apprend le fonctionnement des cours de justice ambulantes qui sillonnent le pays. Personnellement, je n'en soupçonnais même pas l'existence.
Les paysages de montagne sont superbement bien rendus par une photographie particulièrement soignée. Un ravissement pour les yeux qui ne suffit pas à nous occuper pendant l'heure 40 de film.
On s'ennuie ferme en regardant cette fable sociale. Sans doute parce qu'il ne s'y passe pas grand chose.

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