cinema

 

Dans la presse, les critiques sont flatteuses mais on ne trouve pas deux analyses similaires.
Libero semble échapper à tous à moins qu'au contraire chacun se l'approprie à sa façon.
Libero c'est une tranche de vie et chacun en garde sa part.

Pour moi, Libero c'est violent. La violence du quotidien.
Celui de Tommi 11 ans, un père aimant, exigeant, colérique et à bout de tout, une soeur ado collante et une mère paumée, suppliante, partie puis revenue mais pour combien de temps ?
Tommi regarde son père lui jeter la vérité au visage, ce père qui veut faire de lui un homme et qui ne lui cache rien ou si peu. Un père tout en colère et maladresse, fier et humilié, fatigué de se débattre pour tout. Tommi regarde sa mère petite fille perdue, oiseau blessé, prêt à s'envoler à nouveau. Tommi subit ses copains de classe et sa soeur ado puérile. Tommi s'évade chez son petit voisin et sur les toits.

La magie du cinéma c'est que, pendant 1h45, Tommi c'est nous. On tremble face au colère du père, on étouffe dans cette piscine qu'on nous impose, on blêmit face à cette violence du désespoir qu'un père et une mère ne cachent plus, on voudrait se débâttre pour que cela cesse.

On se souviendra longtemps de ce petit garçon qu'on a été et du regard d'Alexandro Morace - Tommi - criant de vérité.

 

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Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!
Woody Allen est de retour au cinéma.
Derrière l'objectif mais aussi devant la caméra.
Et qui a t-il de plus irresistiblement drôle que Woody Allen à l'écran ?
Dans Scoop, le scénario a finalement assez peu d'importance.
Ce qui compte c'est le couple Scarlett Johanson - Woody Allen, qui réécrivent ici le duo comique.
Woody nous offre un festival de bons mots typiquement Allenien. C'est dense et terriblement drôle.

Match Point était un très bon film mais ce n'était pas vraiment un Woody Allen.
Ici, on retrouve la marque du maitre dans ce qu'il a de plus drôle.
Et moi j' adôôôôôôôreeeee.

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En septembre 1997, j'étais sur la planète Mars.
C'est pour ça que je n'ai aucun souvenir du soulèvement des foules qui se produisit en Angleterre. C'est Stephen Frears qui m'en a informé pas plus tard qu'hier avec son film The Queen.
Donc, le 31 août 1997, la Princesse Diana se tue sous un pont de Paris.
Emois dans le monde entier et drâme national dans toute l'Angleterre. Toute ou presque. Chez les Windsord le chagrin existe... un peu. Mais il s'agit d'un deuil privé, celui des deux petits Princes... privés de leur mère. Pour le reste et surtout pour ce qui est de Diana cela fait déjà un moment que divorcée de Charles, elle est retournée à la vie civile et n'a donc plus droit à un traitement royal.
Tony Blair, premier ministre travailliste fraichement élu, n'aura de cesse durant la semaine qui précédera les obséques de convaincre la Reine du drâme national qui se joue sans elle et du tort que son indifférence cause à la Monarchie.


Ne maîtrisant pas le sujet, j'étais bien loin d'imaginer ce qui c'était réellement déroulé à l'époque. Stephen Frears m'a donc mené de surprise en surprise tout au long de son film-documentaire :
- impensable, l'ignorance d'Elisabeth concernant la passion que portaient les anglais à Diana.
- bluffant, la vitesse avec laquelle Tony Blair devine et même anticipe l' émotion (parce qu'elle est aussi un peu la sienne) que cette mort va créer, et avec quelle intelligence ses conseillers seront lui en faire profiter...
- surprenant, l'acharnement qu' il mettra à sauver et défendre la Reine.
- spectaculaires les foules soulévées par ce décés et l'hystérie collective provoquée par le mutisme de la famille royale.
- hilarant, les coulisses des Windsor et des Blairs.

- curieux, la découverte du protocole et des habitudes de la famille royale.
- inattendue, cette empathie ressentie soudain pour cette Reine paumée.
- remarquables les interprétations d'Helen Mirren (qui ne ressemble pas du tout à Elisabeth d'ailleurs) et de Michael Sheen (Tony Blair).

Un vrai bon film qui donne envie de retourner très vite au ciné et peut-être même de reprendre un abonnement à "Point de Vue - Images du monde"... 



 

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Mélanie Laurent reçoit ce soir le Prix Romy Schneider.
Mais qui est donc l'auteur de ce blog au nez si fin (et long dit-on...) qui écrivait le 25 septembre dernier :
"toi César, qui a si souvent la mémoire courte, souviens-toi, quand février sera venu, de Mélanie Laurent."
L'heure de César n'est pas encore venue mais d'autres l'ont devancé.

*...on est jamais mieux servi que par soi même...*

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«Little Miss Sunshine» est un road movie, celui qui emmène Olive Hoover, 7 ans à un concours de Mini Miss en Californie. Son rêve : être reine de beauté.

Parce que pour Papa Hoover, qui s’est autoproclamé spécialiste de la réussite, on est jamais trop jeune pour prendre le chemin du succès, toute la famille prend place dans le van Volkswagen jaune direction Californie.
Dans le van, on trouve donc le père qui peine à vendre son livre « le succès en neuf étapes », le fils - physique de Gaston Lagafe et crise d’ado.- qui a fait vœu de silence jusqu’à son entrée dans l’Air Force, le grand-père râleur, cocaïnoman et coach de sa petite fille, l’oncle homo, spécialiste de Proust et suicidaire depuis qu’il a perdu son boulot et son petit ami et enfin la mère qui compose avec tout ce petit monde.
La route vers la Californie sera emplie d’embûches et riche en enseignement jusqu'à la délirante scène finale.

 

A la fois cruel, tendre et drôle, «Little Miss Sunshine» , film indépendant décalé, parle de l’Amérique éprise de réussite, d’artifices et de stéréotypes
Le film doit beaucoup à ses interprètes tous excellents et à une folie aux accents Kusturiciens et Almodovarois.

«Little Miss Sunshine» n’est sans doute pas le film du siècle mais il nous propose un bon moment de délires.

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