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Décidement, ces remises de prix et récompenses ont vraiment de moins en moins de sens.
Est-ce bien raisonnable de remettre encore des Césars à Michel Bouquet ? A quoi peut-il bien lui servir ? Ces dames et messieurs les votant pensent-ils vraiment que Michel Bouquet a encore besoin qu'on lui prouve l'admiration qu'on lui porte ? A-t-il besoin d'être rassuré sur son talent ?
Je l'imagine bien embarrassé face aux jeunes acteurs nommés à ses côtés.
Romain Duris, par exemple, magnifique dans le Audiard aurait sans nul doute fait bon usage d'une telle récompense.

Tout cela est bien dommage et de plus en plus ridicule.
 

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Souvent les gros castings cachent un scénario poussif. Les acteurs de Blier en était déjà un exemple. Ainsi, dans Fauteuils d'orchestre, il y a du beau monde mais Dupontel en pianiste virtuose dépressif est peu crédible, Claude Brasseur ennuie, Cécile de France frôle le ridicule quant à Dany en vieille groupie nostalgique... Il faut dire que les dialogues sont cousus de phrases toutes faites mises bout à bout comme récitées car injouables, le scénario est sans enjeu et bourré d'invraisemblances. Les lieux communs se suivent de près durant 1h46.

Deux actrices tirent largement leur pingle du jeu. Suzanne Flon parce qu'elle est, là encore, cette douce et émouvante vieille dame que nous avons toujours aimé. Valérie Lemercier qui est ici irrésistible. Elle peut se vanter d'avoir été particulièrement bien servi avec ce personnage et ses dialogues. A croire qu'elle a écrit elle-même sa partition.

Bref, attendez la sortie DVD. Une location suffira.

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Justin Quayle, diplomate britannique, vit au Kenya avec sa femme, Tessa, militante altermondialiste. Elle enquête sur les agissements de l'industrie pharmaceutique. Si les gens acceptent de tester un médicament contre la tuberculose, tous les autres médicaments nécessaires à la famille seront offerts.

Justin est incarné par Ralph Fiennes particulièrement inspiré par cet homme un peu fade, trop bien élevé, réveillé par l'amour, le chagrin, la soif de comprendre et de vengeance. Il est un des grands atouts du film. Le découpage rythmé tranche avec le caractère débonnaire du personnage, mais accompagne parfaitement le caractère exalté de Tessa, interprété par Rachel Weiss parfaite. Si les séquences mettant en scène le couple ou le chagrin de Justin sont trop démonstratives pour toucher vraiment, toutes les scènes en Afrique, belles ou terrifiantes, drainent une énergie et une émotion forte, 

Le film adapte le livre éponyme de John Le Carré.

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