theatre - danse

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C'est avec "Le soir des lions" que François Morel vient de clore ses 6 mois de carte blanche au théâtre de la Pépinière.


Une fois de plus, François Morel nous offre une soirée d'humour et de poésie triste ou gaie sans laisser la moindre place à l'ennui. Le talent et l'inventivité de l'auteur, la belle voix grave du chanteur et les qualités exceptionnelles de l'interprète forment un trio sans fausse note. François Morel a aussi l'intelligence de s'entourer de gens de talent : Juliette pour la mise en scène, Antoine Sahler pour les compositions musicales, associé pour l'orchestre à deux musiciennes Lisa Cat-Berro et Muriel Gastebois, tous les trois épatants.

 

François Morel, je t'aime !

 

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Caroline Vigneaux est une très bonne comédienne dont l'aisance sur scène est particulièrement emballante. Elle maîtrise parfaitement l'improvisation, véritable ou feinte, et ses mimiques mêmes bien chargées demeurent drôles. Le spectacle propose de nombreuses bonnes idées et une écriture efficace qui sortent de l'ordinaire

Mais lorsque Caroline Vigneaux s'abandonne dans le graveleux et les plaisanteries salaces, elle tombe dans une facilité digne de nos plus mauvaises blagues de fin de soirée, qui ne justifient donc pas la convocation d'un public. Non seulement ce n'est plus drôle mais cela dessert le reste du spectacle qui est pourtant bien au-dessus de la pléthorique offre "comique" actuelle.

Aussi, les sketchs sont parfois un peu trop longs comme celui des portables qui semble un peu interminable, ce qui, sur un  one man show d'1h20, nous laisse à penser qu'il s'agit d'un manque de créativité. 

Du coup, à la sortie du spectacle, notre impression est mitigée par ce mélange de qualités évidentes et une tendance à certaines facilités.

 

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la-fin-du-monde-est-pour-dimanche-www.zabouille.over-blog.c.jpgDans le cadre de sa carte blanche au théâtre de la Pépinière, François Morel présente un spectacle fait de saynètes mettant en scène une série de personnages, femme, enfant, vieillard, hauts en couleurs. On y retrouve la poésie, la tendresse et l'humour qui font la marque de fabrique du génial auteur et comédien. Instants de grâce.

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J-avais-un-beau-ballon-rouge---www.zabouille.over-blog.com.jpgAngela Dematté, jeune auteur italienne, nous conte l’histoire de Margherita Cagol, membre actif des brigades rouges. A travers la relation entretenue avec son père, on suit de 1965 à 1975, la lente mutation de cette jeune étudiante en sociologie en militante extrémiste.


Le parti pris de confronter Margherita Cagol à un père aimant, représentant du bon sens populaire, intensifie la dramaturgie. Le contraste entre la position raisonnable, résolue et tendre de l’aîné et la fougue ivre d’absolue de la jeune fille éclaire les raisons d’un combat terroriste sans jamais les justifier ou les condamner. Il est rare de trouver des pièces contemporaines au récit si bien mené. L’écriture est agréable et efficace. Le propos est clair sans être simpliste. Plus qu’une pièce sur les brigades rouges, il est question ici du cheminement d’une jeune fille, de la confrontation entre ses origines simples et raisonnables et le destin extrémiste qu’elle s’est choisi. La mise en scène sobre sert efficacement le texte et la scénographie dans laquelle interviennent des vidéos d’époque.


Romane Bohringer apporte au personnage toute sa fougue. Avec son regard noir et intense au service de l'exaltation du personnage, elle nous emporte dans l'engrenage de l'engagement extrême. Richard Bohringer tout en douceur et en émotion touche particulièrement. Il dose parfaitement confiance admirative et inquiétude. Ce couple père fille à la ville n’empiète jamais sur le duo de la pièce. Ils sont tous deux incandescents et vous emportent durant une heure trente qui passent en un éclair.

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Le-Porteur-d-histoire-www.zabouille.over-blog.com.jpgMartin Martin débarque dans un village d'Algérie où il rencontre  Alia et sa fille Jeanne qui possèdent une bibliothèque riche en trésors. Martin Martin se lance alors dans le récit de ses aventures.

 

Le Porteur d'histoire part du principe que l'Histoire est faite de petites histoires plus ou moins véridiques, plus ou moins essentielles. La pièce enchaîne donc les récits qui se croisent et s'agrémentent tel un jeu de construction. On y rencontre Monsieur tout le monde, une héroïne de pure fiction, Alexandre Dumas, Eugène Delacroix, Marie-Antoinette...

L'ensemble, un peu compliqué par sa structure, est du plus grand romanesque. Sa construction serrée, enchaîne les scènes haletantes et les moments suspendus sans que le rythme n'ait à en souffrir. Les comédiens, qui multiplient les rôles, sont très bons.

Malgré ces qualités, la pièce marque deux faiblesses que sont la mise en scène qui dans un décor pourtant épuré, a tendance à être superfétatoire - elle brouille plus qu'elle n'éclaire le texte - et le manque de sens. La pièce est trop pauvre en fond pour séduire totalement.

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