theatre - danse

Lil-Buck---www.zabouille.over-blog.com.jpgQuand Lil Buck, danseur de Jookin de Memphis (le Jookin c'est ça), rencontre le classique, il danse sur du Camille Saint Saëns et cela donne ça.


 

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Belge et méchant...

Pour ce qui est du côté "Belge", c'est pas mal. Accent présent mais discret, jeu de mots pourris et donc efficaces, autodérision et un (trop) petit échantillon du décalage et de la folie chers à nos amis Belges.

Pour le côté "méchant", on est pour le moins déçu. Point de méchanceté digne de ce nom dans ce spectacle. Les seuls propos qui grattent un peu ne pourraient offusquer que les téléspectateurs de Michel Drucker le dimanche après-midi...

Le pire, dans cette posture de pseudo-méchanceté est, sans doute, qu'après chaque propos que Walter juge apparemment méchant ou inconvenant, il prend un petit sourire complice qu'il accompagne d'un "je plaisante" ou d'excuses. C'est sympathique mais à la longue un peu ridicule d'autant plus que Walter, tout sympathique qu'il est, n'est pas un très grand comédien.

A cela s'ajoute des sujets vus et revus traités sans grande originalité, laissant place à pas mal de lieux communs, de facilités. On sourit tout de même, à plusieurs reprises, sur quelques bonnes plaisanteries ou astuces, glissées rapidement. Mais, il y a peu d'occasion de rire franchement.


Walter devrait changer le titre de son spectacle car il n'en tient pas vraiment les promesses et donne à penser que son spectacle est moins bien qu'il ne l'est, sans doute, vraiment.

 

 

 

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folle-de-chaillot.jpgA la terrasse du café "Chez Francis", place de l’Alma, quatre hommes « d’affaires » montent un plan pour exploiter le sol « pétrolier » de Paris. La comtesse Aurélie, dite la Folle de Chaillot, amoureuse de la nature et des petits gens, décide de déjouer leur traffic.


Le premier acte se déroule sur une scène grande comme un mouchoir de poche habitée par un décor des plus moches et par 15 comédiens qui font ce qu’ils peuvent pour se mouvoir dans un espace si étroit. On ne comprend pas bien le parti pris de Didier Long, le metteur en scène. D’autant plus que le texte bavard, aux formulations vieillottes et alambiquées, pèse déjà bien lourd. A cette lourdeur des mots et de la mise en scène s’ajoute la perruque, les foufs et le maquillage outrés d’Annie Duperey alias la Folle de Chaillot. Le sentiment d’étouffement généralisé rend cette première partie longue et pénible.

Le second acte met en scène notre héroïne et ses copines frappadingues dans son antre souterrain. Le décor, entre sous-marin et égouts, est un peu plus impressionnant et la scène, curieusement, semble avoir, un peu, gagné en profondeur.  On retrouve comme dans la première partie des monologues trop longs mais quelques bons mots viennent égayés le texte. Les personnages des  Folles (Catherine Salviat, Catherine Hosmalin et Fabienne Chaudat) et du chiffonnier (parfait Dominique Pinon) offrent de bons moments mais Annie Duperey campe une folle de Chaillot trop sage pour séduire vraiment.


On sort du théâtre en se demandant quel est l'intérêt de monter, en 2013, cette pièce vieillissante de Jean Giraudoux, si ce n'est pour ne rien en faire de plus.

 

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Dans les aCollaboration---zabouille.over-blog.com.jpgnnées 30, Richard Strauss cherche un nouveau librettiste. Il propose à  l'écrivain Stefan Zweig d'écrire le livret de son prochain opéra. L'admiration réciproque se transforme rapidement en amitié et ce malgré la montée du nazisme. Car si Strauss collabore, sous la contrainte, avec le régime nazi, Stefan Zweig, juif, prend pleine conscience du péril qui s'installe.

 

La pièce vaut surtout par l'interprétation de ces deux comédiens principaux tous deux très habités par leur rôle.

Michel Aumont campe un Strauss qui ne vit que pour son art quitte à en perdre un peu de vue la réalité politique. Didier Sandre est un Stefan Zweig hyper sensible et particulièrement affecté par la montée du nazisme. Ces deux grands comédiens donnent à cette pièce un peu trop bavarde et au texte sans réelle envolée, le romanesque qui lui manque.

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fleurs-pour-algernon-www.zabouille.over-blog.fr.jpgDeux chercheurs mettent Charlie, simple d'esprit, à l'épreuve : il doit se déplacer dans un labyrinthe plus rapidement qu'Algernon, une souris blanche, au cerveau modifié par la science. La souris bat sans cesse Charlie jusqu'au jour où les chercheurs effectuent sur celui-ci la même intervention chirurgicale. L'intelligence de Charlie croît alors de façon vertigineuse. 

Gérald Sibleyras adapte pour le théâtre le livre de Daniel Keyes. Dans une mise en scène aussi impressionnante qu'efficace d'Anne Kessler, Grégory Gadebois, seul en scène, magnifie cette histoire de perte de soi et des autres, pertes répétées et diverses. La très progressive transformation du héros est interprétée par le comédien avec une précision et une finesse bluffante. Si le dernier quart de la pièce est un peu en deçà du reste, on demeure, jusqu'au bout, captivé par le destin de Charlie Gordon et l'interprétation de Grégory Gadebois.

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