A Marseille, Grégory, Cédric et Yassine sont flics à la BAC Nord. 

Librement inspiré de l'affaire des policiers de la BAC Nord inculpés pour corruption en 2012, le film met en scène le travail laborieux des policiers dans des quartiers transformés en zone de non-droits. 

Gilles Lellouche, François Civil, Karim Lecklou et Adèle Exarchopoulos sont parfaits. La photographie est belle. La mise en scène est particulièrement efficace dans les séquences d'affrontement mais on y perçoit une certaine complaisance qui dérange un peu. Les scènes de camaraderie, musique à l'appuie, confirme cette impression.

Rapidement, il est clair que Jimenez place son film dans la catégorie du divertissement plutôt que dans celle du film dossier. Dommage. Les sujets sociétaux sur lesquels il s'appuie pour réaliser son cinéma d'action méritent mieux.

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France De Meurs est journaliste vedette à la télévision. Son émission "Un regard sur le monde" propose des débats houleux entre éditorialistes et des  reportages sur le terrain où elle se met en scène. Un jour, elle renverse accidentellement Baptiste. Cet accident va éveiller chez elle une fragilité, la plonger dans la dépression.

France est le portrait d'une femme mégalo et cynique qui perd pieds, celui d'un monde médiatique arrogant, sans scrupules, hors sol et celui d'un pays.

Bruno Dumont applique sa recette mélangeant acteurs confirmés et amateurs, présentant des tonalités de jeu diverses, souvent étranges jusqu'au faux. Il donne aux scènes un rythme décalé. Il crée aussi de l'étrangeté dans la mise en image, usant d'effets spéciaux volontairement grossiers. La musique de Christophe participe également à créer ce malaise. Sa satire fonctionne à plein.

Léa Seydoux est parfaite dans ce rôle ambiguë et dans cet univers décalé. Blanche Gardin est énorme dans la caricature de l'assistante grossière, cinglée et sans scrupules.

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Elda Older rencontre Alexandre - Maurice. Celui-ci a été condamné il y a 20 ans pour avoir tué sa propre mère, mais il ne se souvient pas avoir commis ce crime. Elsa, elle, perd la mémoire et doit subir une intervention chirurgicale au cerveau. Lui est modèle pour le frère d'Elda un sculpteur sans succès, elle chante et a faillie être actrice. Le voisin voit son ambition d'être édité par une grande maison bientôt atteinte.

Joël Pommerat plonge des personnages ordinaires dans une situation où le trouble règne entre rêve et réalité. Il dessine petit à petit son curieux récit et l'éclaire en alternant présent et flash back. L' étrangeté des personnages et des situations fait naître rire et effroi. Si les deux protagonistes principaux ont pour similitudes des problèmes de mémoire et de perception du réel, ils ont en commun avec les autres personnages qui les entourent de vivre à travers l'art, la création et l'écriture. De quoi surmonter peut-être leurs vies bancales.

Christophe Hatey qui a joué dans la pièce à sa création en 1994 et Florence Marschal mettent en scène cette pièce des débuts de Pommerat qui n'avait plus été montée depuis 2001. Ils s'entourent d'une troupe de comédiens excellents Cédric Camus, Roger Davau, Loïc Fieffé, Aurore Medjeber, Samantha Samson et en alternance Karim Kadjar, Emilien Audiberti et Tristan Godat.

A voir au Studio Hebertot jusqu'au 25 janvier.

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En avril dernier, Public Sénat diffusait la pièce A rendre â  M.Morgenstern en cas de demande interprétée par Frédéric Moulin. 

Cette pièce prenante et émouvante, servie par une mise en scène efficace, retrouve la scène le 15 février prochain au Studio Raspail.

Représentation unique, courez-y !

Réservations sur billetreduc

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Rentrée des classes. Nora débute sa première année en primaire. A la récréation, Abel, son grand frère, est victime de violences.

Laura Wandel fait le récit de la vie à l'école dans ce qu'elle a de pire. Cruauté des enfants, harcèlement, traumatismes, aveuglément et impuissance du corps enseignant, stress de l'apprentissage... Le dessin, extrêmement sombre. ne laisse place à aucune lumière.

La réalisatrice fixe sa caméra sur Nora, filmant à sa hauteur, laissant la plupart du temps ce et ceux qui l'entourent dans le flou. Ce parti pris accentue le sentiment d'enfermement et de solitude face à ces multiples formes de violence réduisant l'étude de la psychologie de Nora et Abel à leur seule vie à l'école. Une limite à cet exercice de style qui demeure intéressant et glaçant.

 

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