En août 2002, les troupes américaines prennent possession de Kaboul. Mir Hussein, 7 ans, vit en Afghanistan avec sa famille dans une grotte de Bamiyan. Les réalisateurs vont suivre Mir jusqu'en août 2021 alors que les Talibans reprennent le pouvoir.

Raconté à la première personne, filmé au plus près de son protagoniste, le documentaire impressionne par la capacité de Mir à continuer à croire en un futur meilleur malgré la misère et la terreur terroriste. En suivant la jeune vie de Mir, les réalisateurs déroulent l'histoire récente d'un des pays les plus meurtris. En insèrant des documents d'archives qui témoignent des différentes interventions des occidentaux dans la recherche de la paix, ils mettent en parallèle, l'incroyable ténacité d'un peuple face à l'horreur et l'incapacité des dirigeants du monde.

A voir sur Arte.

 

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Nessa Stein, anglo-israélienne, à la tête de l'empire familiale, travaille depuis plusieurs années au déploiement de la fibre optique en Cisjordanie. Le lancement de la 3e phase de ce grand projet est stoppé net par un assassinat.

Cette série, entre thriller, récit politique et d'espionnage, traite du conflit israélo-palestinien à travers le destin d'une famille israélienne richissime et meurtrie œuvrant pour la paix. La construction de ce récit plutôt complexe est astucieuse. Les éléments de compréhension des personnages et des enjeux sont distillés à un rythme lent mais dans un ordre qui maintient tout notre intérêt. La réalisation est très soignée. La beauté de la photographie, l'intelligence du cadrage, le montage qui laisse le temps aux détails et aux silences donnent à cette série une atmosphère à la fois terrifiante et envoûtante. L'interprétation remarquable des principaux interprètes, Maggie Gyllenhaal et Stephen Réa en tête, achève de nous captiver.

A voir sur Arte.

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Dans les années 80, Elisabeth (Charlotte Gainsbourg, parfaite) vient d'être quittée par son mari. Avec ses deux enfants, Mathias et Judith, adolescent et jeune adulte, elle apprend une nouvelle vie.

Michael Hers poursuit, dans cette chronique d'une famille et d'une époque, son étude de la reconstruction après la perte d'un être aimé, entamée avec Ce sentiment de l'été et Amanda.

Le réalisateur place ses protagonistes dans les années 80 qu'il restitue à l'aide d'images, de musiques et de références de l'époque. Y glissant un hommage appuyé à Pascale Ogier, notamment via le personnage fragile interprété par Noée Abita (très bien) dont les grands yeux noirs, la voix douce et l'air éthéré évoquent d'emblée l'actrice des Nuits de la pleine lune et du Pont du Nord que Talulah, Mathias et Judith vont voir au cinéma.

Le sujet de la perte rebondi ici de toute part, chacun des protagonistes en étant touché à un moment de cette histoire. Et on y perçoit également la mélancolie et un certain romantisme du réalisateur pour cette époque perdue. Il parvient cette fois encore, par petites touches, à emporter le spectateur au plus près des émotions de ses héros.

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Le Petit Palais présente une rétrospective, la première depuis soixante ans, de Giovanni Boldoni, peintre d'origine italienne qui triomphait dans la haute société de Paris à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, particulièrement pour ses portraits féminins.

Boldini se placait entre academisme et modernisme, "dans la peinture du "juste milieu". La modernité de la situation et de ses points de vue, la position des sujets qu'il croque, marque dès ses premières œuvres. Pour ses portraits, il situe ses sujets dans un décor au lieu de les placer, comme il était de bon ton à l'époque, sur un aplat de couleur. Il donne également à ses sujets des attitudes surprenantes, comme en action, les représentant en cours de déplacements, saisies à leur entrée dans une pièce, ou surpris dans une position d'abandon sans affectation... Ces mises en scène donnent leur modernité aux portraits qui magnifie leurs sujets. Il prenait soin d'instiller du mouvement dans tous ces tableaux, dans ses scènes parisiennes, dans les paysages comme dans les portraits. Les années passant, il multiplie les traits de pinceau brefs qui amplifient le mouvement et donnent au tableau toute son atmosphère.

A voir au Petit-Palais jusqu'au 24 juillet 2022.

 

Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
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François de Brauer présente son deuxième spectacle au Théâtre du Petit Saint-Martin.

Après le très réussi La loi des prodiges, ayant pour thème l'art, le comédien s'apprêtait à écrire sur la masculinité, sujet de société tendance. Quand une série d'événements touchant sa vie personnelle vient bouleverser son projet, la rencontre avec Stella, l'illuminee du titre, prit toute la place.

François de Brauer convoque son habilité à faire vivre sur scène une dizaine de personnages discutant, s'invectivant, se déplaçant ensemble et simultanément. Son impressionnant talent d'interprète et la sympathie qu'il dégage d'emblée emportent le spectateur dans son récit qui allie humour, fantaisie et émotions sincères. 

A voir du mardi au samedi au théâtre du Petit -Saint Martin.

 

 

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