Lisa, 50 ans, vient de perdre sa mère, Marie Laforêt, et décide de s'installer à Los Angeles pour écrire un film et refaire sa vie.

Les films de Lisa Azuelos ne brillent jamais par leur finesse. I love America ne fait pas exception à la règle. On retrouve ici le nombrilisme de la pauvre petite fille/femme riche de Comme tu es belle, LOL, Mon bébé... Le scénario mêlant flash back sur l'enfance et quête de l'âme soeur sur musique disco donne un récit bancal. Le portrait au vitriol de Marie Laforêt en devient gênant. L'affligeant texte en voix off offre plusieurs éclats de rire sans nul doute non désirés par la réalisatrice. L'interprétation de Sophie Marceau parfaite ne suffit pas à nous tirer de l'ennui. Et la bêtise et la grossièreté qui habillent l'ensemble nous achèvent.

A voir sur Amazon Prime... ou pas.

 

 

 

Voir les commentaires

Au XVIIe siècle, Benedetta Carlini, 9 ans, entre au couvent Pescia en Toscane. Certains stigmates physiques semblent lui être infligés par Dieu qui l'aurait désigné comme épouse. L'Eglise la nomme abbesse du couvent.

Tiré de la biographie "Sœur Benedetta entre sainte et lesbienne" écrite par Judith Brown, le film conte l'histoire d'une Soeur qui est soit illuminée soit une grande manipulatrice mais à coup sûr lesbienne. Verhoeven, dont la vision des femmes reste bien tordue, ne lésine pas sur la surenchère et la complaisance dans sa façon de conter cette histoire. On ne sait plus très bien si on doit en rire ou s'en offusquer.

Le casting 4 étoiles et la prestation de Virginie Efira ne suffisent pas à sauver le film du ridicule.

 

Voir les commentaires

Le 15 avril 2019, un incendie se déclenche dans Notre Dame de Paris. Pendant plusieurs heures, alors que la survie de l'édifice est en jeu, les pompiers vont tenter d'éteindre le feu et de limiter les dégâts.

Le réalisateur reconstitue cet événement qui a sidéré les parisiens, les français et une partie du monde, dans une réalisation au réalisme spectaculaire, 

A l'aide de moyens colossaux, et en deux milles plans, il nous plonge au coeur du brasier au plus près des pompiers plongés dans l'enfer. Tourné dans la cathédrale de Bourges et celle de Sens, et en studio où furent reconstituées les coursives, la nef et la charpente "forêt", le film conte aussi, l'incroyable succession de loupés et de circonstances surprenantes qui ont complexifié la résolution de l'événement.

Bien que visuellement spectaculaire, la reconstitution du feu à l'intérieur de l'édifice, dont la chute de la flèche, est très impressionnante, le film n´est pas sans défaut. Ainsi, au côté de ces scènes d'une grande maîtrise technique et artistique, le traitement des séquences d'échanges entre les protagonistes semblent parfois sur jouées. Un côté un peu ringard, un peu too much,  qu'accentue l´accompagnement musical quasi permanent et des choix d'enchaînement de plans surprenant dans le souci, sans doute, de montrer de façon quasi exhaustive les différents événements..

Malgré ses imperfections, le film d'1h45 se regarde sans ennui et avec un réel intérêt.

A voir à partir du 16 mars sur grand écran au cinéma.

Voir les commentaires

La 4e saison de la plus drôle série de ces 5 dernières années est enfin intégralement disponible sur Amazon Prime.

Les scénaristes parviennent à maintenir sans mal notre intérêt pour les aventures de la stand-uppeuse des années 50/60, en la plaçant dans un lieu aussi fantasque qu'elle. Le récit est toujours aussi bien mené, les dialogues ciselés et le dessin des personnages et de l'époque précis.

Le tout est toujours excellemment servi par Alex Borstein, Michael Zegen, Marin Hinkle, Tony Shalhoub, Jane Lynch, Caroline Aaron, Bailey de Young, Luke Kirby et bien sûr Rachel Brosnahan dans le rôle de la merveilleuse Miriam Maisel. 

A ne pas manquer.

Mise à jour du 27 mai 2023 : la 5e et dernière saison est enfin disponible sur Prime vidéo. 9 épisodes où flashforwards et flashbacks s'entremêlent au récit. Par ce stratagème les scénaristes étoffent la série en lui donnant tout son sens. L' émancipation de Midge, et de toutes les femmes qui l'entourent, ainsi que le prix à payer sont au coeur de cette ultime saison. Mais pas de panique. Le duo Rachel Brosnahan et Alex Borstein demeure toujours aussi drôle.

Lire le post sur les saisons 1 et 2

 

 

 

Voir les commentaires

 

Christophe Alévêque fonde et prend la tête du club des Vieux Cons Modernes cultivant, "à la fois, l'amour de la liberté, l'art du débat et les carottes, parce que ça rend aimable."

 

Car il en a marre. De quoi ? De tout et aussi un peu de son contraire. Mais surtout de ce qu'il considère comme une tendance forte à la bien-pensance et à l'extrême obéissance. Bref, nous sommes des moutons décérébrés. Et pour ne pas se laisser piégé dans cette embrigadement "systémique", il en appelle à son esprit de contradiction et à ce qui était autorisé de faire il n'y a encore pas si longtemps.

 

Sans être passéiste, l'humoriste décrit notre époque et ses travers, s'interrogeant sur la manière avec laquelle il va bien pouvoir expliquer à son fils de 2 ans comment penser et se comporter en toutes occasions.

C'est souvent drôle, avec un passage particulièrement efficace sur la période des confinements/déconfinements, et donne aussi à réfléchir sur ce qu'est la liberté, celle-ci s'arrêtant là où commence celle des autres, et sur le devenir de nos démocraties.

 

Au théâtre du Rond-Point à 18h30, tous les jours, sauf le lundi.

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog