La 12e édition de Circulation(s) présente une trentaine d'artistes qu'il serait réducteurs de nommés "photographes" tant, cette fois encore, le Festival axe ses choix vers des œuvres conceptuelles. 

Diplômés de philosophie, sociologie, science-politique, d'anthropologie... nombres d'artistes ici exposés utilisent la photo pour illustrer l'objet de leur recherche. Cela donne parfois de belles photos, qui peuvent vivre seule, sans le cartel explicatif. Cela reste plus souvent prisonnier de son concept.

Circulation(s) porte depuis quelques temps de moins en moins bien son nom de festival de la photographie, et de moins en moins celui de la jeune photographie ; les artistes ayant pour la plupart entre 35 et 40 ans. 

Les sujets abordés sont passionnants mais on n'y retrouve pas toujours son compte pour ce qui est de l'art photographique. De ce côté là on retiendra toutefois les noms de Livia Melzi, Silvia Rosi, Laura Quinonez, Dominik Fleischmann, Rafael Heygster, Sheung Yiu, Sari Soininen.

 

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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Estella vit seule avec sa mère. Lorsqu'elle est renvoyée de son école primaire, elles partent toutes les deux pour Londres.

Disney présente l'histoire de Cruella avant les 101 dalmatiens, interprétée par une Emma Stone dont on pourrait trouver qu'elle en fait des tonnes si l'écrin dans lequel elle était plongée n'était pas aussi outrancier.

Le récit, assez bête et répétitif, se déploie dans une succession de scènes peu et mal dialoguées dont l'illustration sonore, qui semble être une playlist Deezer, prend toute la place. Le film en roue libre alterne les tonalités : comédie lourdingue, drame, film d'arnaque, de vengeance, Cerise sur le gâteau, esthétiquement, tout est moche.

Emma Thompson, dans un rôle très inspiré du Diable s'habille en Prada, convainc davantage mais cela ne suffit pas à sauver le film qui fatigue bien plus qu'il ne distrait.

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En Iran, de nos jours, sur une route au milieu de nulle part, à l'arrière d'une voiture, un petit garçon débordant d'énergie pianote sur le plâtre de son père, tandis que son frère conduit au côté de leur mère. 

Panah Panahi, fils du réalisateur Jafar Panahi (Taxi Téhéran . Trois visages..), use du même subterfuge que son père pour pouvoir tourner son film : il place ses personnages dans une voiture.

Où vont-ils ? Pour quelle raison prennent-ils la route ? Si l'ambiance est à la plaisanterie avec l'enfant, une tension est palpable entre la mère et le fils aîné taiseux. Le réalisateur dévoile petit à petit l'enjeu de ce voyage, que l'on peut tenter de deviner à travers le titre du film tiré de la chanson de Ray Charles.

Panahi contourne avec dextérité les limites de l'habitacle. La réalisation du film marque ainsi par de belles idées de mise en scène intérieure et extérieure, laissant au second plan ou à distance s'exprimer l'émotion de ses héros. Il donne aussi à voir les beaux paysages Iraniens et à entendre la chanson populaire du pays.

Ses comédiens sont parfaits et Rayan Sarlak dans le rôle du petit garçon est exceptionnel.

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Lisa et Simon s'aiment depuis l'adolescence. Elle fait l'école hôtelière, tandis que lui vit de trafics. Un jour, où tout tourne mal, Simon s'enfuit, abandonnant Lisa.

Cette histoire d'amour fou ou plutôt toxique vaut surtout pour ses interprètes, Pierre Niney, Stacie Martin et Benoît Magimel accompagnés de Christophe Montenez, Grégoire Colin, Nicolas Wanczycki et Roxane Duran. Le récit joue dans le vu et revu.

Pas désagréable mais pas passionnant.

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Norma Jean Baker a créé Marilyn Monroe, créature sexuelle, à la fois mythe du cinéma et actrice au talent mésestimé. Une créature pour exister qui finira par la prendre à son propre piège.

Marylin, femme d'aujourd'hui nous donne à voir une femme moderne qui se sert du fantasme vivant qu'est sa créature. Les témoignages, dont le récit de la séance photos avec Bernstein et ceux de Bernard Comment sur les écrits de la comédienne, montrent une femme déterminée, maîtrisant sa communication, en recherche constante d'émancipation par le savoir.

Norma Jean est aussi moderne pour avoir témoigner des violences subis enfant, avoir dénoncer les abus sexuels d'Hollywood à l'encontre des femmes, avoir oser prendre la défense d'Ella Fitzgerald contre le racisme, avoir fuit la superficialité d'Hollywood pour l'Actor Studio à New-York, avoir eu le cran de devenir productrice de ses films.

A voir sur francetv.fr

 

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