Dubai-2014---Abu-Dhabi---Mosquee--153-.JPG

© Isabelle Dujardin

Voir les commentaires

Ida - www.zabouille.over-blog.comEn Pologne, dans les années 60, la mère supérieure incite Anna, orpheline élevée au couvent et qui va bientôt prononcer ses voeux, à rendre visite à sa tante, qu'elle n'a jamais rencontré. Elle découvrira l'histoire de ses parents, la vie en dehors du couvent et choisira son destin.

 

Ce film encensé par la critique vaut surtout pour son esthétisme. Le noir et blanc, le rythme et la place laissée aux silences créent une certaine austèrité propice à la méditation de soeur Anna/Ida. Avec le monde, elle découvre la médiocrité, l'horreur et le désespoir. Tout au long de cette initiation, le réalisateur positionne ses personnages tout en bas de l'écran, bien petits et prenant peu de place dominés par Dieu au plus haut des cieux. Même Ida garde une certaine distance à côté des hommes pauvres pêcheurs. Dans une jolie scène durant laquelle Ida borde sa tante, le réalisateur place l'ombre de la soeur pure et protectrice tel Dieu au-dessus de la pêcheresse esseulée. La philosophie du film éclate avec la question qu'Anna/Ida pose lorsqu'on lui propose le cheminement d'une vie "classique" dans ce monde qu'elle vient de découvrir : "Et après ?" qui raisonne comme un "à quoi bon ?".

Ce n'est pas très gai, c'est beau à regarder, sans toutefois qu'on y voit LE chef d'oeuvre annoncé.

 

 

Date de sortie en salle : 12 février 2014

Date de sortie en DVD : 1e juillet 2014

Voir les commentaires

Les-combattants---www.zabouille.over-blog.com.jpgArnaud, jeune homme sans histoire, s'apprête à consacrer son été à travailler auprès de son frère dans l'entreprise familiale, lorsqu'il rencontre Madeleine. La jeune fille, séduisante et brutale, veut intégrer l'armée pour se préparer aux conditions de vie extrême que lui réserve un monde en perdition. La placidité d'Arnaud sera ébranlée.

Tout d'abord, il faut souligner la qualité de l'interprétation des seconds rôles principaux (Brigitte Rouan et Antoine Laurent) et en premier plan, celle de Kevin Azai dont le visage qui nous était déjà pas tout à fait inconnu (on l'avait déjà vu dans Comme un homme et La journée de la jupe) va nous rester bien en tête. Et bien sûr, Adèle Haenel qui n'a plus à prouver ses belles qualités d'actrice (déjà appréciées dans Naissance des pieuvres, l'Appolonide, Plein sud...). Pour eux, le film vaut déjà le déplacement.

Ensuite, il y a la première moitié du film d'une grande maîtrise, à la fois drôle et sensible, au rythme très soutenu. Une réussite peut être un peu trop clinquante car la deuxième partie n'est pas à la hauteur. L'humour devient potache, le rythme freine des quatre fers et à part une belle idée de représentation de l'appocalypse annoncée par Madeleine, le scénario s'essouffle.

Un film presque admirable, mais sans doute un peu trop encensé par la critique.

Voir les commentaires

Jerome-Kircher.jpgJérôme Kircher est un comédien français que l'on retrouve souvent à la télévision dans des seconds rôles clés que son talent met encore plus en lumière. Dans des téléfilms ou séries tels Les Revenants ou Clara Sheller. Au cinéma, ce sont des réalisateurs-auteurs, qui souvent ont un lien avec le théâtre (Benoit Jacquot, Christophe Honore ou Francois Ozon) qui font appel à lui. Car le théâtre est le principal terrain de jeu de Jérôme Kircher qui évolue sur les planches depuis une trentaine d'années. Spécialisé dans un théâtre exigeant, il a travaillé avec Patrice Chéreau, Jean-Pierre Vincent, Irina Brook, Alain Francon... Ses prestations sont d'une grande justesse.

Voir les commentaires

Le-Proces-de-Viviane-Amsalem---www.zabouille.over-blog.com.jpgDe nos jours, en Israël, Viviane souhaite divorcer mais son mari refuse. Face à un tribunal où les juges sont rabbins et où le mari a tous les droits, c'est  Viviane et sa soif de liberté qui sont jugés.

Le film dépeint une société israélienne archaïque aussi révoltante que ridicule. En multipliant les témoignages et les portraits, le film met en évidence deux catégories d'Israéliens, ceux qui adaptent leur culture au monde moderne et ceux qui prônent des préceptes d'un autre âge. La réalisation en huis clos et la force des comédiens (Ronit Elkabetz et Simon Abkarian en tête) accentuent la sensation d'oppression chez le spectateur. Edifiant.

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog