Juin 1944, alors qu'il vient de débarquer à Omaha beach avec ses hommes, le capitaine Miller reçoit l'ordre de retrouver le soldat James Francis Ryan et de le ramener à la maison.

A l'issue du visionnage du film, l'image qui reste, n'est curieusement pas une de celles, impressionnantes, de la reconstitution du débarquement à Omaha Beach. Ce qui reste c'est celle de cette mère qui s'écroule à la vue du militaire qui vient certainement lui annoncer la mort. Cette scène sans un mot, d'une grande lisibilité, bouleversante, est la justification de la folle mission de Miller et ses soldats. Elle est une des réponses à la vertigineuse question du film : " la vie d'un homme vaut-elle la peine de prendre le risque d'en sacrifier huit ?". Le Capitaine Miller et le sergent Horvath en donneront d'autres possibles durant leur recherche.

Spielberg mixte avec efficacité récit historique, film de guerre, réflexions sur le sacrifice des hommes (très jeunes pour la plupart), leur courage, leur terreur, leur patriotisme.

Date de sortie : 1998

Voir les commentaires

Bird-People.jpgGary, ingénieur Américain est à Paris pour affaire. Dans sa chambre du Hilton de Roissy, il décide soudainement de tout laisser tomber : travail, femme et enfants. Audrey, jeune femme de chambre, dans ce même hôtel, vit une vie solitaire, sans passion.

Pascale Ferran tourne peu mais bien. Après "Petits arrangements avec les morts" et "Lady Chatterley", ce "Bird People" était très attendu. Présenté à Cannes dans la sélection "Un certain regard", il est encensé par la critique. Une critique sans doute plus pointue lors du festival, car le film est quelque peu déconcertant de par sa forme et son récit. Un film de 2h08 dans lequel pourtant il ne se passe pas grand chose. La scène d'introduction et celles du survol de l'aéroport de nuit sont très réussies. Les interventions des animaux bluffent chaque fois par leur perfection. Josh Charles et Anaïs Demoustier sont parfaits. Si la majorité des scènes qui se succèdent sont agréables, elles sont aussi toujours trop longues. De plus, l'ensemble manque de liens. Le traitement des deux histoires est trop dissemblable, ou pas assez, comme si on visionnait deux oeuvres simultanément. Cela manque d'harmonie. Et à la fin de la projection, si on résume les évènements, il y en a peu. Aussi, la façon dont la réalisatrice traite le, vu et revu, thème de la perte des contacts et des relations (Gary n'échange que par mails, téléphone ou skype, Audrey est seule à Paris et dans les aéroports les gens courent sans se voir...) est vieillote. Dernière déception, la scène finale semble tomber dans une facilité fabriquée en proposant une nouvelle définition du mot "personne". Grosse déception. Dommage.

Voir les commentaires

 

Martial-Raysse.jpgCette rétrospective du travail de l'artiste français le plus cher après Pierre Soulages compte pas moins de 200 oeuvres réalisées entre les années 60 et aujourd'hui. De quoi faire connaissance avec ce peintre originaire de Golf Juan, aujourd'hui installé en Dordogne, curieusement méconnu de monsieur Tout-le-monde.

Dans les années 60, Martial Raysse est l'un des artistes majeurs du Pop Art. Martial-Rayse---Beaubourg-2014--17--2.jpgCouleurs flashies, installations de néons, détournements de pubs et de produits, ses oeuvres sont joyeuses et impertinentes. Elles occupent le premier tiers de l'exposition et représentent sans doute la part la plus intéressante de l'exposition.

Dans les années 70, Raysse change radicalement de style en proposant des montages-collages hippies, des natures mortes, des oeuvres figuratives, s'inspirant de la mythologie.. Tout devient fade et triste. 

 L'exposition se termine par des oeuvres récentes où on retrouve le goût de l'artiste pour les détournements, le second degrés, les couleurs fluos et un certain mauvais goût réjouissant.Martial-Rayse---Beaubourg-2014---Ici-plage--comme-ici-bas--.jpg


 


Voir les commentaires

Henri-Cartier-Bresson-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Centre Pompidou offre jusqu'au 9 juin 2014, l'occasion d'admirer près de 500 photographies, dessins, peintures et films réalisés par Henry Cartier-Bresson. De quoi se rendre compte à quel point ce photojournaliste a parcouru l'Histoire à travers le monde : guerre d'Espagne, seconde guerre mondiale, indépendance de l'Inde, arrivée de Mao Zedong au pouvoir en Chine, Mai 68 à Paris, Cuba,...

On y retrouve quelques uns de ses clichés les plus connus dont ceux des obséques de Gandhi. Une somme de travail admirable mais, artistiquement, sans doute pas le photographe le plus impressionnant.

Voir les commentaires

Deux-jours-une-nuit-www.zabouille.over-blog.com.jpgSandra de retour d'un arrêt maladie apprend qu'elle est licenciée. Si la majorité de ses 16 collègues acceptent de renoncer à leur prime de 1000€, l'entreprise annulera le licenciement. Sandra dispose du week-end pour convaincre ses collègues de prendre la bonne décision.

Ce film est une nouvelle fois l'occasion pour les frêres Dardenne de dénoncer la cruauté d'un capitalisme sans état d'âme et de dresser les portraits de citoyens confrontés à cette impitoyable réalité. Chacun fait comme il peut avec ses priorités : sauver sa peau et un peu de confort ou sa conscience et un peu de solidarité ?

Les frêres Dardenne impressionnent encore par leur capacité à capter les spectateurs avec cette intrigue aussi ténue que dramatique. Le scénario marque un sens rare du rythme et une capacité à offrir de la diversité dans la répétition. Chaque scène est d'une précision et d'une efficacité marquante. Marion Cotillard est parfaite dans un rôle d'autant plus compliqué que les scènes semblables se succèdent. Elle participe pleinement grâce à la variété de son jeu à éliminer toute impression de redite. Un film d'une grande maîtrise.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog