Rene-Burri-1---www.zabouille.over-blog.com.jpgLa MEP choisit de présenter le travail de Burri sous le théme du Mouvement. Une centaine de photographies de périodes et de styles différents sont ainsi présentées.  René Burri, photographe Suisse, agé de 80 ans, a illustré de ses clichés les grands événements et hommes du 20e Siècle. Picasso, Tinguely, Churchill, Che Guevara figurent dans la partie "noir et blanc" de l'exposition. Mais ce sont les clichés plus récents en couleurs qui marquent visuellement le plus.

 Rene-Burri-4---www.zabouille.over-blog.com.jpg Rene-Burri-2---www.zabouille.over-blog.com.jpg 

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Truffaut-Cinematheque---www.zabouille.over-blog.com.jpgLe 21 octobre 1984, François Truffaut mourait. A l'occasion de ce trentième anniversaire, la Cinémathéque consacre une grande exposition au cinéaste. 

Mise en place de façon chronologique l'exposition présente la vie du réalisateur, de son enfance à sa mort, en passant par les années Cahier du cinéma et la réalisation de ses grandes oeuvres. Composée pour l'essentiel de documents sous vitrine (correspondance, extraits de scénario, photos,...), elle présente également sur écran quelques extraits de film et la reconstitution du bureau de Truffaut.

L'exposition semble plus avoir été réalisée par des bibliothécaires que par des cinéphiles. Bien sage et un brin poussiéreuse, elle manque de vie, d'autant plus qu'on déguste avec délectation la diffusion du casting passé par Léaud pour les "400 coups", petit bijou d'espiéglerie. L'ensemble manque aussi d'un regard. Ainsi, la Cinémathéque ne sort pas des sentiers battus et présente ce que tout petit amateur de Truffaut connait déjà.On aurait donc aimé ressentir un peu plus d'émotion, gaie ou triste selon les moments. Il est vrai que l'exposition néglige le son, grand porteur d'émotions, qui n'est ici traité que dans la diffusion à l'entrée de l'exposition d'une des B.O. composées par George Delerue, ou d'interview à écouter au casque. Pourtant les dialogues de Truffaut sont marquants et il choisissait souvent des acteurs possédant des voix bien particulières. Entendre en fond sonore les voix de Charles Denner, de Delphine Seirig, de Michael Lonsdale, de Jeanne Moreau, de Jean-Louis Trintignant, de Fanny Ardant... disant les mots de Truffaut, ou entendre le pas des jambes des femmes qui "sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie" aurait pu ajouter un peu d'âme à cette exposition. 


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Dominique-Reymond---www.zabouille.over-blog.com.jpgDominique Reymond est une comédienne que l'on retrouve, souvent de façon inattendue, dans des seconds rôles majeurs au cinéma ou à la télévision. La force de sa présence, la précision et l'élégance de son jeu nous emportent instantanément. Le plaisir d'entendre sa voix sourde et douce, sa diction précise et posée, augmente un peu plus à chaque rendez-vous. Son sourire léger est inoubliable dans "Y aura t-il de la neige à Noël" dont elle interpréte le premier rôle de la mère aimante et admirable. Mais son jeu délicat a marqué bien d'autres films depuis 30 ans : "Drôle d'endroit pour une rencontre", "Baptême", " Betty", "Les destinées sentimentales", "L'heure zéro", "Bus Palladium", "Les adieux à la reine", "L'heure d'été", "Adieu Gary", "Populaire"... et dernièrement "Maestro".  A la télévision on l'a vu dans "Princesse Marie" avec Catherine Deneuve et chez Nina Companez. Elle est très présente au théâtre et sera à l'affiche de la nouvelle pièce de Yasmina Reza cet automne.

Une présence qui à elle seule justifie de voir la pièce.

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Un-homme-tres-recherche--www.zabouille.over-blog.com.jpg 10 ans après les attentats du World Trade Center, les Forces de l'Ordre surveillent avec attention Hambourg, ville d'où les terroristes avaient préparés leurs attaques. L'annonce de l'arrivée dans la ville d'un présumé jihadiste Tchéchène alerte Gunther qui dirige la cellule anti-terroriste locale.

Un film d'espionnage de facture plutôt classique, bien réalisé, au montage précis et parfaitement interprété par une équipe d'acteurs germano-américaine : Philip Seymour-Hoffman, William Dafoe, Daniel Brühl, Nina Hoss, Robin Wrigh et Rachel Mc Adams. L'intrigue est suffisamment complexe pour maintenir l'intérêt du spectateur et suffisamment simple pour que le film demeure un divertissement.

S'il ne s'agit pas du film d'espionnage du siècle, un homme très recherché est un bel ouvrage qui offre également le plaisir d'admirer une dernière fois le talentueux Philip Seymour-Hoffman.

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Saint-Laurent.jpg Alors que Jalil Lespert avait choisi de raconter l'histoire d'amour d'une vie entière entre Yves Saint-Laurent et Pierre Berger et ce avec tant d'égard et de politesse que son film en devenait bien fade, Bonello nous plonge dans l'âme et les tripes du couturier. Il met en images, en sons et en sensations ce qu'il considère comme les 10 années (1967-1977) les plus fortes de la vie de Saint-Laurent. 

Les comédiens sont excellents, à commencer par Gaspard Ulliel qui est bluffant. Il joue parfaitement l'ambiguïté de son personnage à la fois très entouré et terriblement seul, dictateur et esclave, ressentant simultanément attirance et répulsion dans les différents mondes où il évolue.

Jérémie Rénier, tout en sobriété, incarne un Pierre Berger bien moins présent que dans le film de Lespert mais dont les quelques scènes dessinent bien son rôle équivoque de compagnon, homme d'affaires exigeant et garde fou.

Louis Garrel joue avec délectation la venimosité de Jacques de Bascher, aussi effrayant qu'irresistible.

On peut reprocher à Bonello de donner plus de place à la phase destructrice de l'artiste plutôt qu'à sa créativité ; ce qui est d'autant plus regrettable que les parties mettant en scène les ateliers et Saint-Laurent au travail sont très réussies ; on peut déplorer l'entrée d'un certain misérabilisme avec l'intervention d'un Saint-Laurent au seuil de la mort dans la deuxième partie du film, on peut se perdre dans le choix des allers-retours historiques, on peut se plaindre de la durée (2h30) du film ; mais on ne peut retirer à Bonello la politesse de nous proposer une vraie oeuvre artistique parfaitement mise en scène, offrant un regard original et fort. Son film a de la personnalité et ne se laisse pas bouffer par la force de son sujet. Le réalisateur a le don de reproduire en images et en sons les ambiances et sensations. Les scènes de boite de nuit, de perdition dans le sexe, la drogue et les médicaments sont impressionnantes par l'atmosphère qu'il y distille et qu'il parvient à nous faire partager.

Ce Saint-Laurent est une belle oeuvre cinématographique, exigeante, qu'on pourra admirer ou détester.


 

 

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