En 1900, à Vienne, Lisa, adolescente, tombe secrètement amoureuse de Stéphane, son voisin pianiste célèbre.  

La fraîcheur et la gravité de Joan Fontaine, la beauté de Louis Jourdan, le romantisme et romanesque de Stefan Zweig et l'art filmique de Max Ophuls font de cette adaptation une petite merveille.

La première partie où la voix off domine laisse place petit à petit à un récit au présent qui laissent les émotions s'épanouir.

A voir absolument en Version originale.

Date de sortie : 1948.

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Fanny-Ardant---www.zabouille.over-blog.com.jpgUne voix dans un souffle reconnaissable entre mille, un physique incomparable qu'habillent un sourire immense et un regard noir, une énergie débordante, Fanny Ardant incarne la passion comme personne. Passion amoureuse, exaltation, folie du désespoir. Elle a interprété tant de grandes amoureuses depuis Les Dames de la Côte en 1979 jusqu'aux Beaux Jours en 2013, qu'on ne peut l'imaginer autre. Truffaut, qui l'a aussi aimé hors écran, Alain Resnais et Nina Companeez lui ont donné ses rôles les plus marquants. Aujourd'hui encore, et sans doute pour toujours, elle porte une puissance romanesque qui emporte tout.

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Lucio-Fontana-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Musée d'Art Moderne de Paris consacre, jusqu'au 24 août, une rétrospective à Lucio Fontana. Environ 200 oeuvres de ce peintre-plasticien italien réalisées entre 1930 et 1968 sont présentées de façon chronologique.

Sculpteur de formation, Fontana fut une figure importante du mouvement spacialiste. Il a connu la notoriété grâce à ses toiles fendues à coups de cuter ou déchirées au poinçon. Ces peintures occupent la majeure partie de l'exposition donnant, auprès des moins sensibles à cet art, une sensation de répétition assez forte. Elles attirent à nouveau notre attention lorsqu'elles sont grattées, en métal, ou que Fontana leur ajoute de la lumière. Dans ses dernières toiles, le peintre-sulpteur superpose les plans, explore la bidimensionnalité.

Lucio-Fontana---MAM---aout-2014--4-.JPGPlusieurs sculptures sont exposées, figuratives ou non, colorées mais mates ou sombres mais lumineuses. Celles en céramique semblent en mouvement. Cette étrange sensation efface le côté kitch du support pour ne laisser place qu'à la grâce du geste. On peut aussi admirer l'impressionnante maquette d'une porte en bois parcemée de scultures où l'on retrouve ce sens du mouvement. Ce projet pour la cathédrale de Milan ne sera jamais accepté.

On ressort de l'exposition sans trop savoir quoi penser de cette oeuvre si diverse mais avec pourtant en tête quelques pièces marquantes.

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Gary, habitué aux petits boulots et aux magouilles, est embauché comme contractuel dans une centrale nucléaire. Il travaille en zone rouge, la plus dangereuse, où chacun doit pouvoir compter sur les autres. Il vit dans un camping avec ses collègues et Karole la femme de l'un d'entre eux.

Entre le stress du travail dans la centrale où tout est surveillé et celui de l'amour clandestin en pleine nature avec Karole, Gary perd le contrôle de ses actes. Le parallèle entre les deux histoires qui se nourrissent l'une l'autre et les deux univers fonctionnent plus ou moins. L'histoire d'amour convainc moins que la partie sur la centrale nucléaire qui est intéressante et haletante. 

Le casting (Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet, Denis Menochet notamment) est excellent.

Date de sortie en salle : août 2013

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Maestro-www.zabouille.over-blog.com.jpgHenri, tout jeune comédien, aux références issues du cinéma d'action américain, est engagé par Cédric Rovère, maître du film d'auteur exigeant. Ensemble, avec très peu de moyen, ils vont tourner l'adaptation d'Astrée d'Urfée, conte du 17e siècle.

Le film est inspiré de la rencontre de Jocelyn Quivrin et Eric Rohmer sur le tournage des Amours d'Astrée et de Céladon. Il s'agit ici de raconter le choc des cultures et surtout l'apprentissage d'un jeune comédien qui s'ouvre à la délicatesse et se laisse emporter par l'enthousiasme d'une troupe de comédiens passionnés par une poésie auquel il n'a pas accès. 

Les scènes représentant le décalage entre Henri, l'esthétique du film et l'artisanat du tournage sont irrésistibles et d'autant plus fortes qu'elles le sont dans la bienveillance. Elles servent parfaitement l'émotion qui se crée au fur à mesure de l'évolution du comédien et de sa relation avec le maître.

Les acteurs sont excellents à commencer par Pio Marmaï et Michael Lonsdale. Et cerise sur le gâteau on retrouve l'excellente Dominique Reymond.

Un beau film.

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