Diplomatie de Volker Schlöndorff

Les troupes du Général Leclerc sont aux portes de Paris, lorsque le consul suédois Raoul Nordling s'introduit dans l'hôtel Meurice, QG du général Von Choltitz. L'officier, gouverneur de Paris, s'apprête à faire sauter tous les monuments et ponts de la ville pour engloutir la capitale et stopper l'avancée de l'ennemi. Nordling et Choltitz se lancent alors dans une joute oratoire dont l'enjeu est Paris et par extension l'avenir de l'Allemagne déjà presque battue.

Le film n'a pas la puissance de la pièce mais l'histoire est incroyable et Dussolier et Arestrup excellents une fois de plus. A voir donc.

Date de sortie en salle : 5 Mars 2014

Date de sortie en DVD : 9 Juillet 2014

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En-solitaire-copie-1.jpgYann Kermadec est concurrent sur le Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Suite à une escale aux Canaries, en raison d'une avarie, un jeune passager clandestin embarque à bord.

Les images en mer sont magnifiques. On est impressionné lorsqu'on imagine les conditions de travail de l' équipe de tournage et des deux comédiens embarqués. D'ailleurs, le scénario est tellement peu prenant que rapidement on ne pense plus qu'à cette prouesse technique. Cluzet et le jeune Sami Seghir sont très bien. Les comédiens restés  à terre ne sont pas mal non plus mais l'histoire est trop pauvre et mièvre pour intéresser vraiment.

Date de sortie en salle : 6 novembre 2013
Date de sortie en DVD : 14 mars 2014

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La-porte-d-a-cote.jpegElle est psy et pas très marrante, il est chef de produit et de nature joyeuse. Ils sont voisins. Ils se détestent ou peut-être pas...

L'histoire n'est pas originale, d'ailleurs les personnages l'avouent eux-mêmes en préambule. On connaît la fin avant même que la pièce commence. Alors, immédiatement, on mise tout sur l'auteur, le metteur en scène et les comédiens pour qu'ils fassent de cette non-intrigue un bon moment quand même.

La mise en scène se veut épurée, moderne avec mouvement des décors face au public et utilisation de la vidéo. L'auteur (qu'on a connu mieux inspiré pour Cravate Club) tente l'originalité par le préambule inattendu, des personnages qui s'adressent directement au public, jusqu'à une petite mise en abîme. Malheureusement, cela ne suffit pas à combler le manque de surprise. Car lorsque les comédiens s'adressent au public c'est pour décrire ce qui se passe sur scène telles des discalies sans regard particulier, les portraits des personnages sont tirés à gros traits, la mise en abîme s'arrête sitôt commencée. L'auteur a tendance à étirer les scènes notamment celles présentant l'utilisation d'un site de rencontre. Les saynètes qui constituent la pièce sont du déjà vu. Tout à chacun aurait pu les proposer à l'exception de quelques, trop rares, répliques aussi cinglantes que drôles. Il est vrai qu'elles sont servies par un duo d'acteurs épatants. Edouard Baer est désopilant sans en faire des tonnes. Emmanuelle Devos, dans le rôle ingrat de l'emmerdeuse, tient sa partition de mains de maître. Ce sont eux deux qui sauvent notre soirée et nous poussent au final à une certaine indulgence.

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Grand-Budapest-hotel.jpg 

Gustave H, concierge du Grand Budapest Hôtel et séducteur patenté de ses richissimes clientes veillissantes, est accusé du meurtre de Madame D. Assisté du fidèle Zéro Moustafa, garçon d'ascenseur, il tente de se disculper et de démasquer le coupable.

On retrouve dans Grand Budapest Hôtel, l'univers déjanté et féérique de Wes Anderson. Les décors regorgent de couleur et sont d'une impressionnante et réjouissante minutie. La mise en scène suit le rythme enlevé de cette histoire cartonnesque.

La distribution Hollywoodienne, proche du clin d'oeil, ajoute à la fantaisie du propos. Ralph Fiennes et Tony Revolori sont excellents.

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DES-JOURNEES-ENTIERES-DANS-LES-ARBRES Paris, Jacques accueille sa mère qui vient des colonies pour lui rendre visite. Cette mère possessive et exaltée tente de convaincre un fils, mauvais garçon et tire au flanc, de venir vivre avec elle dans les colonies et de profiter de la fortune que leur rapporte leur usine du bout du monde. 

Fanny Ardant, incandescente, est parfaite dans le rôle de cette mère passionnée et versatile. La comédienne donne à son jeu toutes les nuances nécessaires à l'incarnation de ce personnage borderline.

Malheureusement, sur scène personne n'est vraiment à la hauteur pour lui donner la réplique. Nicolas Duvauchelle manque cruellement de finesse et de diversité dans son jeu. Ses déplacements semblent mêmes approximatifs. Agathe Bonitzer souffre des mêmes maux. Elle est d'une raideur qui empêche toute émotion de naître de son personnage. Ils semblent avoir été abandonnés sur scène sans intention et direction de jeu.

La mise en scène est d'ailleurs d'une grande lourdeur. Et d'une façon générale, la pièce manque de finesse et d'émotion. Thierry Kliffa semble avoir tout misé sur la présence de Fanny Ardant. Ce n'est aimable ni pour elle, ni pour les spectateurs.

On aurait tant voulu aimer l'association de ses trois comédiens. C'est dommage.

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