Belle-et-Sebastien---zabouille.over-blog.com.jpg Nicolas Vannier nous présente un remake d'une de nos plus tendres séries d'enfance. Crime de lèse majesté. Aussitôt, nous revient en mémoire la beauté et l'espièglerie du jeune Mehdi El Glaoui mais aussi le visage de Cécile Aubry, l'auteur-réalisatrice de cette histoire fusionnelle entre un petit garçon et un énorme chien nounours. C'est elle qui en introduction nous contait l'histoire de Sébastien. 

 Réfractaires donc, on craignait le pire. Et curieusement, même si le contexte historique n'est pas vraiment identique, même si on retrouve Mehdi sous les traits d'André, un "vieux d'au moins 50 ans", même si nous n'avons plus la capacité d'émerveillement de notre enfance, on marche à fond. On dévore les magnifiques paysages de montagne, on rêve de pouvoir passer la main dans la fourrure de Belle et on voudrait consoler le nouveau petit Sébastien.

Notre coeur d'enfant prend le dessus sur notre cynisme. 

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A Marseille, sur le vieux port, César tient le Bar de la marine avec son fils Marius. Marius est tiraillé entre la douce Fanny qui n'a d'yeux que pour lui et l'appel de la mer.

Daniel Auteuil adapte le roman de Pagnol sans créativité. Le film est desservi par une esthétique grossière. Jamais décors de cinéma n'ont autant semblé être en carton pâte et le choix du filtre jaune n'aide pas à donner plus de réalisme au film. L'accent des comédiens semblent excessif et ne convainc pas. Les comédiens assez mal dirigés n'ont pas le bon rythme, au point qu'on entend très mal la prose de l'écrivain. Ce qui neutralise les effets comiques, comme les moments d'émotion. La partie de cartes est un ratage complet, expédiée, mal interprétée, mal réalisée.

Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin et Raphaël Personnaz, pourtant excellents comédiens, ne touchent ici pas souvent justes.

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Vallotton-Grand-Palais-www.zabouille.over-blog.com.jpgFélix Vallotton est un peintre de la fin du 19e et du début du 20e siècle difficilement classable dans un style pictural bien qu'il fut, un temps, proche de Vuillard et Bonnard (les nabis). Sa peinture présente de grands aplats de couleurs vives dans une simplification des espaces et dans des perspectives faussées. Il en ressort souvent une certaine agressivité, un malaise, une froideur.

Le Grand Palais propose un vaste tour d'horizon du travail du peintre dans sa grande diversité. On y trouve de beaux portraits, une série mythologique satirique assez moche, des nus peints sans concession et de belles scènes de vie domestique. Les sujets de ses peintures présentent une mysoginie pathologique. Les gravures qui ont fait la notoriété de Vallotton de son vivant sont aussi représentées. Très graphiques, elles montrent l'engagement politique du peintre en un trait simple et précis.

La variété des styles du peintre nous entraîne de l'admiration à la détestation tout au long de l'exposition, balayant toute indifférence donc.

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c-magic-104-zabouille.over-blog.com.jpgLe 104 propose C Magic du 21 décembre au 2 février 2014 et y accueille la Cie 14:20 et Louise Lévêque. 

La Cie 14:20 présente 3 installations jouant, à l'aide d'effets vidéo, sur l'illusion perturbant nos repères visuels dans un temps suspendu. L'oeuvre de Louise Lévêque invite le visiteur à s'approcher au plus près des livres et des mots qui prennent vie au sens propre.

Quatre propositions pas vraiment transcendantes mais plutôt sympathiques.

A l'occasion de votre visite vous pourrez voir ou revoir le labyrinthe de carton ondulé de Michelangelo Pistoletto.

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The-lunchbox-zabouille.over-blog.com.jpgIla prépare chaque jour pour son mari une lunchbox. Elle espère en soignant la qualité de ses plats reconquérir un mari distant. Mais la lunchbox n'est pas livrée à la bonne personne.

Partant de cette simple erreur d aiguillage, Ritesh Batra nous présente une comédie romanesque qui, en plus d'être fine dans le dessin des personnages et son humour, nous propose une immersion dans la vie quotidienne de l' Indien moyen.

Et si ce  voyage accuse quelques longueurs, il nous offre de bons moments et un parfait dépaysement.

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