La police de Détroit annonce le décés de l'artiste de Street-Art Bilal Berreni dont on pouvait voir les oeuvres sur les murs de Paris signées du nom de Zoo Project.

Sur les murs du 20ième, ses personnages aux regards exhorbités et à têtes de pigeons nous effrayaient parfois, nous intriguaient toujours.

Zoo Project - Paris 20e - Rue des Muriers 
 Rue des Muriers - juin 2009
 
Zoo Project - Paris 20e - Rue Ménilmontant
Rue Ménilmontant - août 2009
Plus d'infos et de photos de street art sur le blog ArtStreetic.

 

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Dallas-Buyers-Club---www.zabouille.over-blog.com.jpg1985, Ron Woodroof, texan magouilleur, jouisseur et homophobe, apprend qu'il est porteur du VIH. Les médecins ne lui donnent que 30 jours à vivre. Ron fasse à l'échec du traitement par AZT part au Mexique chercher d'autres médications.

A travers l'histoire (vraie) de Ron Woodroof, Jean-Marc Vallée dépeint les premières années SIDA aux USA : les abus des laboratoires pharmaceutiques soutenus par les institutions, l'impuissance des médecins et la création des "Buyers club". Le film ne séduit pas vraiment par l'originalité de son récit : on retrouve les personnages adorés d'Hollywood que sont le sale con qui devient si généreux et du monsieur tout le monde qui se bat contre l'état tout puissant. Son intérêt réside surtout dans le rappel historique sur les premières années SIDA et dans les performances de Matthew McConaughey et Jared Leto tout deux impressionnants.

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L-aide-memoire-www.zabouille.over-blog.com.jpgLui, célibataire collectionneur de conquêtes, vit dans son studio avec des manières de vieux garçon. Elle, emmerdeuse, sans gêne, comme tombée de nulle part, s'invite chez lui.

L'aide-mémoire de Jean-Claude Carrière est une drôle de pièce. On imagine, aux premiers instants, une histoire exigeante jouant sur l'absurde, l'intrigue. On cherche le message, on interprète les échanges, puis on se rend compte que cela n'ira pas plus loin qu'une comédie romantique pas très exigeante.

Côté mise en scène, Ladislas Chollat choisit de tomber le rideau à la fin de chaque (court) acte. Un rideau tout en transparence dans un premier temps puis d'un opaque beige fadasse. C'est esthétiquement pas tranché, sans intérêt et surtout cela casse le rythme et nuit à l'immersion du spectateur. Un choix d'autant plus discutable qu'aucun changement de décor n'intervient. Décor qui est particulièrement encombré et encombrant pour les comédiens. Pascal Gregory semble d'ailleurs n'avoir pas tout à fait apprivoisé la scénographie. Le comédien offre une belle prestation d'autant plus remarquable que Sandrine Bonnaire n'est pas tout à fait au point. En ce jeudi soir, 3ieme représentation, on est bien obligé de reconnaitre qu'il manque à la comédienne quelques jours de répétition. Elle bute trop souvent sur son texte, ne porte pas sa voix, semble hésiter dans ses déplacements. Au final, la proposition, dans son ensemble, manque de fluidité.

Le talent de Pascal Gregory et de Sandrine Bonnaire n'étant plus à démontrer, on peut parier sans risque que dans quelques jours tout cela sera calé. La qualité du texte de Carrière, elle, ne changera pas. Quant au metteur en scène, on peut espérer qu'il fera quelques ajustements, dans sa scénographie et dans sa direction d'acteurs.

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Les-Petits-Princes-www.zabouille.over-blog.com.jpgAprès avoir falsifié son dossier médical, Jean-Baptiste intègre le centre de formation d'un grand club de foot. Techniquement doué, il doit faire face à un physique limité par un coeur qui risque de le lâcher à tout moment.

Evidemment, de par son sujet, le film lorgne du côté du film pour ado. Le scénario est simpliste, les personnages sont caricaturaux, la majorité des comédiens ont moins de 20 ans, la bande son (soignée) est ultra branchée, les personnages évoluent entre foot, drogue et Street Art.

Mais si on ressort au final séduit par le film c'est avant tout pour la présence de Paul Bartel, jeune comédien dont on avait déjà pu admirer le talent dans "Les Géants" de Bouly Lanners. Il porte le film de bout en bout et nous emmène dans cette histoire d'ado footeux qui à priori ne devait pas nous passionner.

PS : les dessins effectués par la fiancée du héros sont de Fred Le Chevalier dont on peut admirer certaines oeuvres sur ce blog dans les albums Photos "Street Art Paris" et "Street Art Paris 2..

Date de sortie en salle : le 26 juin 2013

Date de sortie en DVD : 1e mars 2014

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her.jpgTheodore Twombly, écrivain public spécialisé dans les lettres poétiques, vit seul après une rupture difficile. Passionné par les jeux vidéo interactifs, il acquière un logiciel aux potentiels infinis : Samantha, son OS personnel et intime.

"Her" nous emmène dans un avenir proche, en temps et en aspect. Les difficultés de vivre ensemble sont les mêmes qu'aujourd'hui et l'utilisation des hautes technologies, bien que plus évoluées, semblables à celles que nous utilisons. Du coup, l'aventure que vit Théodore nous parait d'emblée tout à fait réaliste. Spike Jones soigne particulière l'esthétique de son film. Les couleurs chaudes, surtout le rouge prédominent et installent une ambiance cotonneuse. Cette atmosphère associée au choix du  décor, un mix entre  Shangaï et Los Angeles,  évoque l'esthétique de "Lost in translation". La présence en voix off de Scarlett Johanson conforte cette impression. L'actrice n'a jamais été aussi juste que dans cet exercice périlleux qui ne fait appel qu'à sa voix et à la précision de son intonation. Elle est d'une présence impressionnante. Joachim Phoenix est parfait en héros solitaire et romantique. Sur la durée (2h05), le scénario peine mais l'épilogue d'une implacable logique et peu Hollywoodien, finit de nous séduire.

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