La-grande-bellezza.jpg A Rome, Jep Gambardella, sexagénaire mondain, se sent las et s'ennuie. Il pose sur les riches romains qu'il fréquente un regard caustique et désabusé. Se laissant aller aux regrets et à la nostalgie, il part en quête d'authenticité.

Ces 2h20 passées dans le règne des apparences et des faux semblants pourraient paraître prétentieuses et sans intérêt. Mais le personnage principal est merveilleusement incarné par Toni Servillo qui le rend paradoxalement sympathique. De plus les images sont magnifiques, la réalisation pleine de surprises et l'habillage sonore soigné. L'hommage à Rome et à l'art italien est d'autant plus beau qu'il est entouré du clinquant du néant. Le retour à l'essentiel d'autant plus touchant qu'il est parsemé d'humour et d'idées loufoques.

Une belle surprise.

Date de sortie en salle : 22 mai 2013

Date de sortie en DVD : 5 février 2014

Voir les commentaires

P1060353.JPG Le 104 accueille la 4ième édition de Circulation(s). Ce festival présente le travail de 40 photographes Européens en devenir. Le nombre d'artistes exposé offre une diversité de sujets et de techniques intéressantes, dans laquelle on trouve facilement plusieurs chaussures à son pied.

Voici une petite sélection d'artistes :

Elena Chernyshova présente "Jours de Nuit - Nuits de jour" dont le thême est la vie quotidienne des habitants de Norilsk, ville minière au nord du cercle polaire, 7ième ville la plus polluée au monde. Une vie où les températures peuvent descendre à - 50° et où il fait une nuit totale durant 2 mois par an.

Elena-Chernyshova.jpg

Bruno Fert présente "Absents", des photographies prises dans les villages Palestiniens d'Israël fuit par leurs habitants. Villages fantômes en ruine.

Bruno-Fert-2-copie-1.jpg

Erica Nyholm dans "A Room Of One's Own" met en scène ses souvenirs d'enfance.

Erica Nyholm

Christiane Seiffert fait sans nul doute la proposition la plus drôle de l'exposition. Son travail consiste à reproduire des cartes postales à l'aide de son corps et d'accessoires du quotidien. On peut trouver ça tout à fait idiot mais la succession des oeuvres accentue l'effet comique. Au final : irresistible.

Christiane-Seiffert-2.jpg Christiane Seiffert 5

Christiane Seiffert 3 Christiane Seiffert

Christiane Seiffert 1 Christiane Seiffert 7

Voir les commentaires

12_years_a_slave.jpgEn 1841, Solomon Northup, musicien noir et libre de New-York, est enlevé et vendu comme esclave en Louisiane.  

En nous contant cette histoire vraie, Mc Queen réussi le pari de  créer le malaise et l'asphyxie chez le spectateur. Il fait de son film une sorte de catalogue des sévices qui régnaient dans les plantations du Sud. Cela semble son objectif ultime tout le long du film : témoigner de la violence physique de l'esclavage. Et l'effet est réussi, on étouffe et se résigne au rythme de Solomon.

On peut, cependant, reprocher à ce film, très physique, un déficit en psychologie des personnages. Les souffrances du corps l'emportent largement sur celles de l'esprit qui sont très peu exposées. Les relations tissées entre les esclaves ne sont pas non plus réellement traitées et le personnage de Michael Fassbender, en sudiste totalement cinglé, laisse à penser que tous les exploiteurs étaient intellectuellement déficients, ce qui disculperait le rôle de la société toute entière.

La scène finale  qui, sans grâce, fait place à une émotion facile semble d'autant plus superficielle. Il eut été bien plus fort de clore le film sur la scène de la libération de Solomon et "de l'abandon" de ses collègues de détention.

Un bon film mais certainement pas le chef d'oeuvre qu'on veut nous vendre.

PS : le film vient de recevoir l'Oscar du meilleur film

Voir les commentaires

L-inconnu-du-lac.jpg La plage d'un lac du sud de la France est le lieu de rendez-vous d'homosexuels en recherche d'aventures faciles à consommation sur place (dans le bois voisin). Franck, habitué des lieux, se lie d'amitié avec Henri, un hétéro à l'esprit ouvert, et succombe aux charmes de Michel.

L'inconnu du Lac est une curiosité. Plébiscité par la critique, ce film  vendu comme un polar, ressemble surtout à un documentaire très explicite sur la drague et la sexualité homosexuelle. Entre deux scènes de séduction et de sexe, il y a bien meutre mais aucune intrigue policière puisque le coupable est évident, qu'on ne connaitra pas son mobile et que le scénario semble s'en foutre totalement.

Le film nous parle peut-être du manque d'âme et de la superficialité des relations qui se tissent autour de ce lac (la solitude d'Henri que Franck néglige, la distance de Michel qui ne veut pas s'engager avec Franck, l'amant et les témoins que l'on tue quand ils deviennent trop collants) ou est un prétexte pour montrer du sexe homosexuel dans des cinémas grand public. Au final, on s'ennuie ferme.

Date de sortie en salle : 12 juin 2013

Date de sortie en DVD : 5 novembre 2013

Voir les commentaires

maggie-smith.jpgMaggie Smith est sans doute une des plus grandes comédiennes britanniques en activité. Née en 1934, elle a passé une grande partie de sa carrière au théâtre notamment aux côtés de Laurence Olivier dans des mises en scène d'Orson Welles, d'Ingmar Bergman, de Zeffirelli... dans les pièces de Shakespeare, Oscar Wilde, Tchekhov mais aussi dans des comédies typiquement british. Mais pour la majorité des gens qui ne fréquentent pas les théâtres anglais ou canadiens, Maggie Smith est une parfaite actrice de cinéma. On a pu la voir, dans une filmographie, qui dénote un peu face à sa très sérieuse carrière théâtrale, faite de films aussi divers que Quartet, Indian Palace, Gosford Pari, Harry Potter, Sister Act, Chambre avec vue, Mort sur le Nil, leChoc des Titans, Hook, Un Thé avec Mussolini, Nannie mc Phee...

Depuis 4 ans déjà, Maggie Smith est aussi à la télévision Violet Crawley, la Comtesse douairière de la romanesque série Downton Abbey. Son personnage, qui bénéficie des meilleures répliques de la serie, est sans doute le plus piquant et le plus drôle. Elle interprète cette vieille dame sarcastique, soucieuse du respect de son aristocratie et imbibée de vieux principes avec une gourmandise évidente. Un régal !

Mise à jour septembre 2024 : Maggie Smith est décédée le 27 septembre 2024 a presque de 90 ans.

 

 

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog