J-avais-un-beau-ballon-rouge---www.zabouille.over-blog.com.jpgAngela Dematté, jeune auteur italienne, nous conte l’histoire de Margherita Cagol, membre actif des brigades rouges. A travers la relation entretenue avec son père, on suit de 1965 à 1975, la lente mutation de cette jeune étudiante en sociologie en militante extrémiste.


Le parti pris de confronter Margherita Cagol à un père aimant, représentant du bon sens populaire, intensifie la dramaturgie. Le contraste entre la position raisonnable, résolue et tendre de l’aîné et la fougue ivre d’absolue de la jeune fille éclaire les raisons d’un combat terroriste sans jamais les justifier ou les condamner. Il est rare de trouver des pièces contemporaines au récit si bien mené. L’écriture est agréable et efficace. Le propos est clair sans être simpliste. Plus qu’une pièce sur les brigades rouges, il est question ici du cheminement d’une jeune fille, de la confrontation entre ses origines simples et raisonnables et le destin extrémiste qu’elle s’est choisi. La mise en scène sobre sert efficacement le texte et la scénographie dans laquelle interviennent des vidéos d’époque.


Romane Bohringer apporte au personnage toute sa fougue. Avec son regard noir et intense au service de l'exaltation du personnage, elle nous emporte dans l'engrenage de l'engagement extrême. Richard Bohringer tout en douceur et en émotion touche particulièrement. Il dose parfaitement confiance admirative et inquiétude. Ce couple père fille à la ville n’empiète jamais sur le duo de la pièce. Ils sont tous deux incandescents et vous emportent durant une heure trente qui passent en un éclair.

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Marie-Laurencin---Marmottan---www.zabouille.over-blog.com.jpgLe musée Marmottan présente 90 oeuvres de Marie Laurencin, 70 peintures et 20 aquarelles, dont la plupart viennent du musée de Tokyo dédié à l'artiste.


Cette première exposition, en France, est l'occasion rare de découvrir le travail de cette artiste du début du 20e siècle.Tout d'abord influencée par les cubistes et les fauves qui l'ont reconnus comme des leurs, Marie Laurencin finit par opter pour son propre style. A Marmottan, on peut voir de nombreux portraits où domine le blanc que l'éclairage peu inspiré, mis en place par le musée, fait ressortir exagérément. Le dépouillement des oeuvres et leur exposition en nombre donnent une sensation de monotonie. 





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Mousten, Abdelkrim et Momo, trois Les-Kaira--www.zabouille.over-blog.com.jpgpotes de Melun, zonent à longueur de journée. Lorsqu'ils découvrent une annonce pour devenir stars du X, ils se trouvent un objectif : exercer ce qu'ils pensent être le plus cool mêtier du monde.

 

Les comédiens, premiers et seconds rôles sont excellents. Le portrait d'une certaine banlieue plutôt réussi et drôle. Mais, la pauvreté du scénario ne permet pas de tenir 1h30 sans ennui.

 

Date de sortie en salle : 11 juillet 2012

Date de sortie en DVD : 5 décembre 2012

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Le-Porteur-d-histoire-www.zabouille.over-blog.com.jpgMartin Martin débarque dans un village d'Algérie où il rencontre  Alia et sa fille Jeanne qui possèdent une bibliothèque riche en trésors. Martin Martin se lance alors dans le récit de ses aventures.

 

Le Porteur d'histoire part du principe que l'Histoire est faite de petites histoires plus ou moins véridiques, plus ou moins essentielles. La pièce enchaîne donc les récits qui se croisent et s'agrémentent tel un jeu de construction. On y rencontre Monsieur tout le monde, une héroïne de pure fiction, Alexandre Dumas, Eugène Delacroix, Marie-Antoinette...

L'ensemble, un peu compliqué par sa structure, est du plus grand romanesque. Sa construction serrée, enchaîne les scènes haletantes et les moments suspendus sans que le rythme n'ait à en souffrir. Les comédiens, qui multiplient les rôles, sont très bons.

Malgré ces qualités, la pièce marque deux faiblesses que sont la mise en scène qui dans un décor pourtant épuré, a tendance à être superfétatoire - elle brouille plus qu'elle n'éclaire le texte - et le manque de sens. La pièce est trop pauvre en fond pour séduire totalement.

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Eugene-Boudin-www.zabouille.over-blog.com.jpgC'est en 1899, qu'a eu lieu, à Paris, la dernière exposition consacrée à Eugène Boudin.

 

Le musée Jacquemart-André répare cette ingratitude et propose jusqu'au 22 juillet, une rétrospective du travail de ce peintre français du 19e siècle. Coincé entre différents styles - peinture réaliste, figurative, abstraction - inclassable, il est considéré par Monet comme le précurseur de l'impressionnisme.


Les 60 oeuvres, peintures, aquarelles et dessins, exposées, pour la plupart des paysages marins, sont peints sur site faisant de Boudin l'un des premiers peintres à créer hors de son atelier.  

Ces tableaux offrent à admirer sa maîtrise de la lumière. Ses ciels et ses mers comme en mouvement donnent vie aux tableaux.

Profitez de cette exposition pour visiter ce superbe hôtel particulier et sa très belle collection permanente.

 

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