to-rome-with-love---www.zabouille.over-blog.fr.jpgAprès Barcelone, après Paris, voici Woody Allen à Rome.


Le réalisateur tente de rendre hommage à la ville et au cinéma italien à travers ce film presque choral (les différentes histoires et protagonistes ne se croisent jamais). Cela donne une succession de courtes scènes sans suite immédiate. Le procédé n'est pas nouveau mais le problème ici réside dans le fait que les différentes histoires n'offrent que très peu d'intérêt et à une certaine désinvolture dans l'écriture. Woody Allen se contente pour chaque groupe de protagonistes d'une idée de départ sans réel développement. Il semble ne rien avoir à raconter et ceux ne sont pas les 2 idées originales et les 4 répliques rigolotes que contient le film qui peuvent le sauver.

Du coup, on s'ennuie pas mal et les fans cherchent désespérément l'esprit de Woody.

 

Sortie en salle : 4 juillet 2012

Sortie en DVD : 5 décembre 2012

 

 

 

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sur-la-route--www.zabouille.over-blog.fr.jpgWalter Salles adapte au cinéma le livre autobiographique de Jack Kerouac.

 

Un film qui tient le spectateur bien à distance, en position de voyeur, un peu comme le personnage de Sal Paradise qui observe plus qu'il n'accompagne Dean et ses conquêtes.

Une sensation qu'accentue la voix off et les séquences mettant en scène le conteur travaillant sur sa machine à écrire.

Du coup, on s'ennuie assez vite et on ne s'attache jamais vraiment aux personnages et à leur curieuse amitié.


Date de sortie en salle : 23 mai 2012

Date de sortie du DVD : 17 octobre 2012

 

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Soto---Beaubourg-www.zabouille.over-blog.com.jpg

A l'occasion de l'entrée dans ses collections de 20 oeuvres de Jesús Rafael Soto (1923-2005), le Centre Pompidou présente le travail de cet artiste majeur de l’art cinétique en Europe durant les années 1950 et 1960.

 

Ses oeuvres jouent sur l'effet d'optique, créer par la superposition de lignes et carrés, par l'utilisation de la lumière et par celle du mouvement - vibration de l'oeuvre et/ou déplacement du visiteur. Plonger dans ses compositions de peinture, de métal et de plexiglas créé des impressions étranges de vertige et d'aspiration.

Une des oeuvres de la série "Pénétrables" est présentée en entrée d'exposition. Il s'agit de centaines de tiges verticales suspendues dans l'espace qui compose un cube de couleurs. Soto offre au visiteur l'occasion rare de traverser une oeuvre d'art. Cette traversée crée une sensation étrange de perte de repère et d'équilibre.

A vivre.


 

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Jane Campion adapte l'autobiographie de la poétesse et écrivaine, Janet Frame. Née en 1924, en Nouvelle-Zélande, dans une famille ouvrière nombreuse, l'écrivaine écrit dès l'enfance des poèmes remarqués. D'une extrême timidité, marquée par l'épilepsie de son frère et le décès accidentel de deux de ses sœurs, elle fut abusivement internée en hôpital psychiatrique. Son premier prix littéraire l'a sauvera. 

Kerry Fox incarne de façon bluffante Janet Frame, accompagnée par Karen Fergusson et Alexia Keogh deux jeunes comédiennes excellentes pour l'enfance et l'adolescence. Elle traduit la complexité des émotions de Janet avec une précision impressionnante. La caméra de Jane Campion, au plus près de son personnage dans son enfermement, laisse aussi éclater l'immensité de la nature synonyme de liberté pour Janet.

Un grand film qui a reçu le Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise 1991.

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Dali-a-Pompidou-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Centre Pompidou, qui n'avait plus organisé d'exposition sur Dali depuis 1979, consacre à l'artiste une grande rétrospective jusqu'au 25 mars.

Associé au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, le musée parisien a réuni près de 200 oeuvres de l'artiste dont 120 peintures.

 

Ce qui surprend au premier regard, c'est la dimension des oeuvres qu'on imaginait souvent bien plus grandes qu'elles ne le sont réellement. Ensuite, c'est la qualité du travail de l'artiste. Le travail sur la lumière, l'éclat des couleurs, la précision extrême de l'exécution, la richesse de la composition, la multitude des symboles, les différents degrés de lectures possibles selon l'angle de vision.

Chaque oeuvre est d'une telle richesse qu'il est impossible de percevoir en un seul regard tous les éléments qui la compose. Aussi, la rétrospective se visite moins vite que n'importe quelle autre exposition. D'abord, parce que Dali attire la foule et qu'il faut "faire la queue" pour accéder à chaque oeuvre. Ensuite, parce que chaque visiteur scrute pendant plusieurs minutes chaque tableau, reculant pour en percevoir le personnage central, son double "caché" et s'approchant au plus près pour percevoir tous les détails, personnages d'arrière plan et trompes-oeil. Un jeu de cache-cache ultra ludique qui crée d'étranges conversations entre les visiteurs, chacun guidant l'autre dans la découverte des personnages ou symboles cachés.

Qualité d'exécution, humour et folie, cette rétrospective Dali vaut tous les divertissements.

A voir d'urgence.


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