Le-Porteur-d-histoire-www.zabouille.over-blog.com.jpgMartin Martin débarque dans un village d'Algérie où il rencontre  Alia et sa fille Jeanne qui possèdent une bibliothèque riche en trésors. Martin Martin se lance alors dans le récit de ses aventures.

 

Le Porteur d'histoire part du principe que l'Histoire est faite de petites histoires plus ou moins véridiques, plus ou moins essentielles. La pièce enchaîne donc les récits qui se croisent et s'agrémentent tel un jeu de construction. On y rencontre Monsieur tout le monde, une héroïne de pure fiction, Alexandre Dumas, Eugène Delacroix, Marie-Antoinette...

L'ensemble, un peu compliqué par sa structure, est du plus grand romanesque. Sa construction serrée, enchaîne les scènes haletantes et les moments suspendus sans que le rythme n'ait à en souffrir. Les comédiens, qui multiplient les rôles, sont très bons.

Malgré ces qualités, la pièce marque deux faiblesses que sont la mise en scène qui dans un décor pourtant épuré, a tendance à être superfétatoire - elle brouille plus qu'elle n'éclaire le texte - et le manque de sens. La pièce est trop pauvre en fond pour séduire totalement.

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Eugene-Boudin-www.zabouille.over-blog.com.jpgC'est en 1899, qu'a eu lieu, à Paris, la dernière exposition consacrée à Eugène Boudin.

 

Le musée Jacquemart-André répare cette ingratitude et propose jusqu'au 22 juillet, une rétrospective du travail de ce peintre français du 19e siècle. Coincé entre différents styles - peinture réaliste, figurative, abstraction - inclassable, il est considéré par Monet comme le précurseur de l'impressionnisme.


Les 60 oeuvres, peintures, aquarelles et dessins, exposées, pour la plupart des paysages marins, sont peints sur site faisant de Boudin l'un des premiers peintres à créer hors de son atelier.  

Ces tableaux offrent à admirer sa maîtrise de la lumière. Ses ciels et ses mers comme en mouvement donnent vie aux tableaux.

Profitez de cette exposition pour visiter ce superbe hôtel particulier et sa très belle collection permanente.

 

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Pauline-detective-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpg

Pauline, rédactrice en chef de la revue « Nouveau détective », part en vacances avec sa sœur et son beau-frère dans un palace Italien. Alors que sa voisine de chambre disparaît soudainement, Pauline se persuade que celle-ci a été assassinée. Elle débute son enquête avec l'aide du maître-nageur de l'hôtel.


La première demi-heure est assez drôle essentiellement grâce au duo Sandrine Kiberlain - Audrey Lamy. Les couleurs acidulées qui décorent  le film donnent une impression de fantaisie et de légèreté qu'une réalisation molle et le manque de fluidité du récit ne confirment pas.

Le scénario marque rapidement ses limites. On déchante face à ce scénario sans originalité ou idée digne de ce nom.

Dispensable.

 

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Alors que son mari vient d'être libéré après 4 ans de prison, Emily tombe en dépression. Elle consulte le psychiatre Jonathan Banks qui lui prescrit différents médicaments. 

Ce qui ressemble tout d'abord à un pamphlet contre l'industrie pharmaceutique se révèle être un thriller aux multiples ramifications. 

La mise en scène et la photographie de Soderberg servent parfaitement le malaise, et la manipulation. Jude Law, Rooney Mara et Catherine Zeta-Jones sont parfaits dans des compositions ambigues.

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Oh-les-beaux-jours-www.zabouille.over-blog.com.png

Winnie, enterrée jusqu’à la taille, se réveille pour une nouvelle journée. Elle se réjouit du beau jour que voilà et remplit le temps par des occupations répétitives, dont sa préférée : la conversation. Elle abreuve Willie, son mari mutique et unique interlocuteur, d’un flot de paroles ininterrompu. Les jours se suivent, tous semblables et Winnie s’enfonce irrémédiablement.


Le texte de Beckett est drôle et étrange sans être opaque. Catherine Frot est parfaite dans le rôle de cette cinquantenaire engluée dans une vie monotone et dénuée de sens. Le corps contraint, tout passe dans la voix et l’expression du visage. Le peu de geste doit être précis. Elle donne à Winnie une fraîcheur et une joie de vivre qui par contraste accentue la part absurde et surréaliste de la pièce et l’irréversibilité du destin de l’héroïne.

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