Les-saveurs-du-palais---www.zabouille.over-blog.com.jpgHortense Laborie quitte son Périgord pour prendre le poste de cuisinière du Président de la République au palais de l'Elysée.

 

Inspiré de l'expérience de Danièle Mazet-Delpeuch, les Saveurs du Palais est un gentil film dont le scénario bancal et bien fade, au regard des personnages et de l'univers qu'il dépeint, ne parvient pas à nous passionner.

 La curiosité annoncée du film en la personne de Jean D'Ormesson fait choux blanc. Pas de révélation, D'Ormesson est parfait en D'Ormesson, pas très intéressant donc. 

Le film est sauvé par le reste des rôles secondaires et surtout par la prestation de Catherine Frot parfaite dans le rôle de cette périgourdine à la personnalité complexe.

 

Date de sortie en salle : 19 septembre 2012

Date de sortie en DVD : 23 janvier 2013

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La-Chasse---www.zabouille.over-blog.com.jpg Lucas travaille à la crèche de sa ville. Alors que, après une séparation difficile, sa vie personnelle retrouve un peu d'harmonie, les quelques mots d'une petite fille vont détruire ce frêle équilibre.

On retient du film l'interprétation de Mads Mikkelsen, parfait dans ce rôle de monsieur tout le monde mit au ban de sa ville. Il insuffle à son personnage, une pointe d'ambiguïté qui nous ferait presque douter de ce qui est pourtant clairement énoncé dans le film. Côté scénario et moral de l'histoire, Thomas Vinterberg ne nous propose rien de bien intéressant.
Un film qui se laisse voir sans ennuie mais sans réel intérêt non plus. 
 
Date de sortie en salle : 14 novembre 2012
 Date de sortie du DVD : 19 mars 2013

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Margin-Call---www.zabouille.over-blog.com.jpg

2008, à New-York, un jeune employé de banque au service gestion des risques, découvre que les investissements à  risques engrangés par son entreprise ont été sous-estimés. La banque décide alors de vendre tous les actifs toxiques avant qu'il ne soit trop tard.

 

La crise expliquée aux nuls. C'est limpide, bien écrit, bien joué, bien filmé. Efficace.

 

Date de sortie en salle : 2 mai 2012

Date de sortie en DVD : 2 octobre 2012

 

 

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Au-dela-des-collines-www.zabouille.over-blog.com.jpgAlina arrive d'Allemagne en Roumanie pour venir chercher Voichita son amie de l'orphelinat. Mais Voichita a rencontré Dieu au monastère de la colline. Face à l'austérité du monastère et à la foi de son amie, Alina hésite, se révolte et est prise de crises aussi violentes qu'étranges. Face à l'agressivité et aux questions d'Alina les religieux marquent leurs limites, celles de leur ignorance et de la dictature de la religion. Il s'agit d'aider Alina en l'exorcisant par n'importe quels moyens même les plus extrêmes.

Mungiu compose son film de longs plans séquences esthétiquement assez admirables. Les deux jeunes comédiennes sont remarquables. Et si l'ensemble est des plus austéres, le film se laisse regarder sans déplaisir. Mungiu prend son temps et étire son histoire sur 2h30. Cette longueur excessive gâche un peu ce qui aurait pu être une belle réussite.

* Prix du meilleur scénario et double prix d'interprétation au Festival de Cannes 2012.

Date de sortie du film : 21 novembre 2012

Date de sortie du DVD : 3 avril 2013

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Le-passe---www.zabouille.over-blog.com.jpgPour son premier film français, Asghar Farhadi perd la finesse qui fait son grand talent. "Le Passé" propose un récit laborieux autour d’un secret qui plus ou moins élucidé sera trituré dans tous les sens pour créer une tension un peu artificielle. On n'est pas loin de la surenchère. Les rebondissements, dignes d'un soap opéra, se succèdent en nombre dans un scénario qui n’a pas la fluidité de ceux des précédents films Asghar Fahradi. Tout est sur expliqué, surjoué.

Grand portraitiste, Farhadi met habituellement un point d'honneur à rester neutre, ne prenant le parti-pris d'aucun de ses héros mais n'en condamnant aucun autre non plus. Il reste, ici aussi, d'une certaine façon neutre mais ne fournit que peu d'excuses à son personnage féminin interprété par Bérenice Béjo. Egoïste, immature, pas très bonne mère et régulièrement hystérique, elle n’est pas particulièrement sympathique. Les deux hommes, compagnon rongé par la culpabilité et ex moralisateur, font avec. Côté interprétation, l’Iranien Ali Mosaffa, excellent, survole la distribution.

Après cette grosse déception, espérons qu'Asghar Farhadi retrouvera pour son prochain film toute la délicatesse de ses productions iraniennes.

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