Sentiment étrange à la sortie du cinéma. Ni déçue, ni conquise par ce curieux "Conte de Noël". Aucun ennui ressenti pendant ces pourtant 2h30 grâce à des comédiens au meilleur de leur talent à commencer par Matthieu Amalric et Emmanuelle Devos mais aussi Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve. Grâce aussi à des dialogues assez percutants.
Le scénario est riche, très riche peut-être trop. Difficile d'accorder à ces personnages aux caractères forts et à leurs histoires personnelles et collective suffisament d'intérêt. La concurrence est trop rude. La mise en scène est fourre-tout comme si Desplechin voulait s'essayer à tous les effets, refusant de choisir. Aussi, le montage manque cruellement de fluidité, l'enchainement des scènes est souvent brutal. Comme pour accentuer le malaise... Moment surprenant toutefois : une scène d'amour avec Chiara Mastroianni sur fond de clavecin qui évoque instantanément le style de Truffaut dont Desplechin admire tant l'oeuvre.
"Un Conte de Noël" bien malin finalement puisqu'il qu'il plaît et déplait tout à la fois.
En voyant Jack Penate chez Manu Katché hier soir sur l'excellente Arte
La première partie du concert se déroule enchainant merveilles du deuxième et troisième album. Pas un mot pour le public, de toutes façons déjà conquis et bouillant, partagé entre le besoin d'une écoute quasi religieuse et le violent désir d'acclamer. Trois quart d'heure de pure bonheur où le génie de Camille et sa troupe prend toute sa place. 
Arman Méliès est un chanteur français plébiscité par Télérama, Les Inrockuptibles et Libération entre autres.