Stanislas Previne, sociologue, prépare une thèse sur les femmes criminelles. Il rend visite, en prison, à Camille Bliss. Celle-ci lui raconte sa vie qui est parsemée de morts.

Une belle fille comme moi fait le portrait d'une femme écervelée qui a toujours été maltraitée par les hommes, qui en retour abusait d'eux et su chaque fois s'en séparer avec des méthodes peu orthodoxes.

Truffaut se lance dans un registre burlesque inattendu dans sa filmographie. Il conte cette histoire avec un double mécanisme. Tout d'abord, le huis clos entre Camille et Stanislas particulièrement réussi grâce à Bernadette Lafond, magistrale, et André Dussolier génial en type coincé émoustillé. Puis les flash back illustrant le récit de la criminelle avec des seconds rôles tous réjouissants (Philippe Leotard, Guy Marchand, Charles Denner, Claude Brasseur). Les dialogues dits par Bernadette Lafond sont croustillants.

Le film, pas vraiment réussi, pas vraiment raté, vaut surtout pour ses excellents comédiens.

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La magie Von Poehl opérant une fois de plus, c'est après trois rappels debout que le public enchanté a concédé à quitter les lieux.
Il faut dire qu'il est difficile de résister aux mélodies du blond suédois qui, comme pour chaque concert, a réorchestré plus rock ses titres. Et pour le coup, ça cogne sacrement.
Très vite les fourmis viennent dans les jambes et l'envie irrépressible de bouger se fait sentir. Manque de chance et incongruité de la soirée, la Cigale est en configuration assise ce soir-là... On se contentera donc d'écouter sagement ou presque.
Von Poehl ouvre le concert seul à la guitare avec un nouveau titre qui ne figure sur aucun des deux albums : 28 paradise. Et la grâce est là, la voix bien en place, le sourire xxl. Puis, les cinq musiciens multi-instrumentistes entrent en scène. (clavier, basse, saxo, clarinette, mélodica, harmonica, batterie, violoncelle, guitare électrique, guitare classique). Pour une fois la batterie est au devant de la scène sur le côté droit, on peut admirer le punch du batteur. Les titres du premier et du deuxième album se succèdent. Von Poehl nous parle avec son français parfumé d'accent suédois. Hésitant, un peu timide et drôle. Déjà le premier rappel avec sa douce et tendre Marie Modiano plus en voix que les dernières fois que j'ai pu l'écouter. Le public se lève enfin pour finir le concert debout et profiter en rythme des dernières chansons.



En première partie : Fredo Viola, le buzz du moment. Très jolie voix mais des mélodies trop pauvres pour moi.

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Chicago, 1929, pour échapper à la mafia, Joe et Jerry, musiciens au chômage, se font embaucher dans une troupe de musiciennes.

Film référence dans le cinéma de comédie, Certains l'aiment chaud marque également par sa modernité dans sa façon de parler des femmes, du machisme et par son traitement de l'ambiguïté sexuelle.

Le scénario et les dialogues de Billy Wilder sont hilarants agissant à un rythme de mitraillette. La réplique finale est même devenue un classique "Well, nobody is perfect."

Les comédiens au jeu d'une grande expressivité sont exceptionnels. A elle seule, la trombine de Jack Lemmon maquillée en Daphné est irrésistible. Maryline Monroe, qui n'a jamais été plus charmante, est d'une justesse confondante et d'autodérision. Tony Curtis excelle dans le rôle du coureur de jupons.

C'est dans Certains l'aiment chaud que Maryline Monroe reprend pour la première fois "I Wanna be loved by you".

Date de sortie : 1959

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Début février, l' album "Monday's gosts" sort en France. La presse plébiscite cette divine découverte venue de Suisse. Quelques jours plus tard, je plébiscite la presse de m'avoir fait partager cette divine découverte.
Fin mars, Sophie Hunger prend résidence pour une semaine à la Boule Noire.

Le concert n'a pas encore commencé qu'au souvenir des titres de l'album, on regrette déjà la configuration assise.Première partie, un folk singer à barbe et guitare. Jolie voix, jolies mélodies mais un peu d'ennui.
Puis, la tant attendue Sophie Hunger entre en scène et s'installe au piano. Mélodie en allemand. C'est instantané, je sais qu'on ne sait pas trompé. Le charme agit imparable. C'est magique et très pro., bien plus que ce à quoi je m'attendais.

Entourée de 4 musiciens batteur, bassiste, guitariste et trompetto-xylophoniste,
elle enchaine les titres passant du piano à la guitare qu'elle joue assise sur une chaise au milieu de la scène. Entre folk, rock, country et jazz, Sophie Hunger se ballade.
Après l'extrême maîtrise, ce qui surprend le plus c'est de retrouver cette voix impressionnante et puissante sortant de ce corps frêle au visage poupon. On frisonne de l'entendre plus prenante encore que sur CD.
Mais Sophie Hunger n'offre pas qu'un récital de grande qualité musicale, cerise sur le gâteau : c'est une fille sympa. Elle plaisante avec le public, charrie ses musiciens, se moque des langues étranges qui se parlent en Suisse, le tout dans un français à peine hésitant.
Et puis, Sophie Hunger nous fait un autre cadeau. En rappel elle convie sur scène Stephan Eicher qui chantera avec elle deux titres dont un "Like a rolling stone" assez impressionnant.
Le concert touche à sa fin le public conquis lance des bravos et en réclame encore.


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Mabel, mère de famille fragile, confie, non sans appréhension, ses trois enfants à sa mère. Nick, son mari, lui a promis une soirée en amoureux. Mais, il est retenu sur un chantier compliqué. Il lui promet une journée en tête à tête pour le lendemain mais, lorsqu'il rentre à la maison, c'est avec toute son équipe pour déjeuner.

Cassavetes fait le portrait d'une femme perdue, décalée, qui tente tout pour être une épouse exemplaire à la hauteur de son statut de femme au foyer. Sa façon d'exprimer son affection et les immenses efforts qu'elle déploie pour se comporter "normalement" révèlent plus encore sa fragilité, sa singularité et accentuent sa marginalité. Autour d'elle, les gens jugent, paniquent et adoptent des comportements proches de l'hystérie. Seuls les enfants semblent comprendre ce qui peut aider leur mère.

Cassavetes construit son film en plans séquences qui nous plongent au cœur de la vérité de cette femme. Le montage et les plans au plus près des visages communiquent parfaitement l'angoisse ressentie par Mabel.

Gena Rowlands est impressionnante, à la fois drôle et extrêmement touchante. Peter Falk est parfait dans le rôle du mari jaloux, violent et dépassé.

Ce film devenu culte et ce rôle qui est une référence pour de nombreuses comédiennes ont valu à Gena Rowlands un Golden Globe.

Date de sortie : 1974

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