Trois ans après l'assassinat de onze personnes dans une entreprise par un forcené, le procès de la firme fabricant de l'arme va débuter. Mais le lobby des armes ne compte pas laisser un jury populaire décider d'un verdict qui pourrait nuire à la liberté de port d'armes et à leurs affaires.
Tiré d'un livre de John Grisham, le film vaut surtout pour son scénario particulièrement bien ficelé. Il méritait mieux que cette photographie assez moche et cette réalisation sans grâce, typiques d'une grosse machine hollywoodienne livrée à un réalisateur sans sens artistique. .
Côté interprétation, tandis que Gene Hackman en fait des tonnes, Dustin Hoffmanest est sous exploité. John Cusak et Rachel Weisz les vrais héros de l'histoire sont parfaits.
Dans l'Alsace enneigée, Victorien, vagabond bohème, découvre un bus arrêté sur le bord de la route, à son bord une cinquantaine de personnes mortes assises sur leur siège. Il dépouille les morts et s'enfuit.
Peut-être le meilleur Mocky. Il adapte ici le livre de Malcom Bosse The man who loved zoos, et propose un hommage au cinéma d'Hitchcock avec plus d'humour. Pour son 26e film, le réalisateur bénéficie d'un vrai budget. Il déploie un film au scénario et à la réalisation maîtrisés et tourne pour la première fois avec Catherine Deneuve toujours partante pour les aventures cinématographiques. A ses côtés, les excellents Richard Bohringer, Pierre Arditi, Tom Novembre, Sylvie Jolie, Dominique Lavanant (César du meilleur second rôle) et Kristin Scott Thomas.
Betty accueille Margot sa mère pour quelques jours. Celle-ci est atteinte d'une maladie mentale qui la pousse parfois à des gestes de violence.
Dans ce film, tous les personnages dessinés à gros traits sont terriblement caricaturaux et borderline. Ainsi, tout le monde semble aussi cinglé que Margot. Le récit déjà totalement irréaliste en devient encore plus indigeste.
La présence de Sandrine Kiberlain, Roschdy Zem, Nicole Garcia et Édouard Baer n'y change rien.
La femme de Victor, conseiller financier, vient de le quitter, le laissant seul avec les enfants. Le même jour, il est licencié. Alors qu'il cherche une épaule amie pour s'épancher, il est confronté à l'indifférence générale.
Ce film renferme au moins trois scènes devenues cultes : le monologue de Maria Pacôme qui envoie bouler ses deux grands enfants et son.mari après trente ans de bons et loyaux services, une tirade de Zabou à son amoureux sur son besoin d'indépendance et le discours de Patrick Timsit alias Michou expliquant à Didier Flamand, député socialiste, pourquoi il est plus difficile de ne pas être raciste quand on vit à Saint Denis, auxquels on peut ajouter une 4e scène bien se tie : le manifeste des deux ados sur la malbouffe qui tue les hommes et la planète.
Coline Serreau fait le portrait au vitriol d'une certaine France des années 90. Égoïsme, repli sur soi, gauche caviar, racisme ordinaire, mépris de classe... tout cela avec une verve d'une grande efficacité.
C'est extrêmement drôle et merveilleusement bien interprété des premiers rôles ( Vincent Lindon, Patrick Timsit, Zabou Breitman, Michèle Laroque...) aux seconds (Maria Pacôme , Yves Robert, Annick Alane, Didier Flamand, Jacques Frantz, Nanou Garcia, Clotilde Mollet...). Le récit va à toute vitesse enchaînant les scènes drolatiques à un rythme soutenu et ménageant qu'à trois reprises des respirations laissant l'émotion s'exprimer. Le montage millimétré participe à rendre efficace chaque scène.
Un film qui, 10 ans après sa sortie, n'a pas pris une ride bien au contraire.
Le Jeu de Paume ouvre jusqu'au 27 septembre ses portes au monde de Martin Parr.
L'exposition débute à l'extérieur où sont présentés plusieurs clichés dont certains assez irrésistibles, de la série "Small World" (1986-2005) dont le thème est les touristes dans le monde entier. On y retrouve, ce qui fait l'intérêt du travail de Martin Parr, son ironie tendre, son goût du détail qui tue et de l'arrière plan.
L'exposition se poursuit à l'intérieur où le photographe présente les photos de sa série "Luxury" dont le sujet, comme son nom l'indique, est le luxe et le mauvais goût qui souvent l'accompagne. C'est parfois drôle, souvent facile et toujours très moche. On ne retrouve pas ici, et pour cause, la tendresse qui perle dans ses séries sur la pauvreté ou les classes moyennes. Ainsi tout cela semble un peu vain et naïf. Naïveté confirmée par le cartel présentant la série comme une des rares traces d'une époque aujourd'hui révolue, la Crise aurait mit fin à ces excès...
Ensuite, est présentée une série de photos commandait par The Gardian en 2008 et dont le thème est 10 villes du Royaume-Uni (Belfast, Bristol, Cambridge, Manchester....). Un arrêt sur le Royaume-Uni d'aujourd'hui qui gagnera certainement en intérêt avec les années.
Voilà pour les œuvres de Parr, le reste de l'exposition confirme son titre "Le monde de Martin Parr". Y est présentée sa collection de photos et de livres photos. Les clichés exposés, dont certains particulièrement marquants de drôlerie ou de force, sont des oeuvres de photographes qui l'ont influencé et influencent encore son travail et de jeunes artistes (japonais notamment) dont il a déjà repéré le talent.
Et enfin, une place importante est laissée à deux autres collections de Martin Paar : les cartes postales, avec notamment des cartes sur-colorées des années 50-60, et les objets plus extravagants les uns que les autres ayant pour sujet des personnalités de la politique ou du showbizz. Les montres Saddam Hussein y cotoient les mugs Ben Laden, les théières Tatcher, le papier toilette Georges Bush, les préservatifs Barack Obama et les statues à la gloire des Spoutniks Sovietiques... Une collection étonnante et drôle à l'image du travail de Martin Parr témoin ironique de notre monde.