Dans un village de l'Est de la France, à la fin des années 20, Julien Davenne vit dans le souvenir des proches qu'il a perdu pendant la guerre, ses amis morts au front et surtout de sa femme Julie. Lorsqu'il rencontre Cécilia Mandel, dans une salle des ventes, celle-ci ose exprimer leur étrange point commun et leur façon bien différente d'accueillir celui-ci.

Film le plus étrange et mystique de François Truffaut, La Chambre Verte décrit un amour absolu par delà la mort et l'application d'une fidélité indéfectible aux disparus. "Les morts nous appartiennent si nous continuons à leur appartenir."

Le personnage de Davenne est un extrémiste, particulièrement austère. Austérité parfaitement bien servie par Truffaut qui donne à Davenne son phrasé très particulier, un peu atone et sa façon de "jouer faux". Il est parfait dans le rôle de ce fétichiste et cet inadapté aux vivants avec lesquels il limite ses relations au jeune sourd et muet qu'il élève, à sa gouvernante, au directeur de la revue dans laquelle il écrit.

La vie et ses nuances apparaissent avec la fraîcheur et les sentiments du personnage de Cécilia Mandel, interprétée par l'excellente Nathalie Baye.

La forme du film, à la photographie très sombre, à la musique peu aimable, maintient le spectateur à distance. On peine à s'attacher aux personnages si ce n' est à celui de Cécilia.

Le scénario est inspiré des nouvelles d'Henri James dont L'Autel des morts et La Bête dans la jungle.

Voir les commentaires

Le projet "6 milliards d'autres" a nécessité six reporters qui pendant 4 ans de tournage ont posé leurs caméras dans 75 pays. Objectif : interviewer 5000 personnes, dans 43 langues différentes, et enregistrer leurs réponses personnelles aux 40 mêmes questions. Cela donne en tout 3500 heures filmées dont 20 heures sont projetées dans le cadre de l’exposition au Grand Palais.


C’est dans la Nef qu’a été installée une bonne vingtaine de yourtes portant chacune un thême (aimer, pardonner, les peurs, la famille, le bonheur...) et présentant sur écran les témoignages filmés en plans fixes et serrés. L’image ici ne jouant que son rôle de support ne vient en aucun cas perturber l’attention donnée à la parole. Elle est toutefois soignée et rend hommage à la diversité des visages, à leur couleur, leur forme et à leur expression.

Ces milliers de visages si différents nous offrent des témoignages étonnants de simplicité, de violence ou de drôlerie et happent le spectateur dans un effet hypnotique. Le résultat est captivant et souvent émouvant. Tous ces êtres que leur culture, leur histoire et leur situation géographique séparent, se retrouvent dans ce qui provoque leurs émotions les plus fortes.

L'exposition court jusqu' au 12 février. Si vous ne pouvez y aller, des centaines d'autres vidéos sont disponibles sur le site internet : www.6milliardsdautres.org.

PS : Evitez les heures de pointe : les yourtes sont très petites et vous risquez de devoir faire la queue pour y entrer.

Voir les commentaires

Le très beau musée Jacquemart-André propose jusqu'au 25 janvier, une rétrospective du travail de portraitiste de Antoon Van Dick. Sont rassemblées des toiles venues des plus grands musées Européens et Américains.

Elève de Rubens, Van Dick a puisé son inspiration en Italie avant de revenir à Anvers puis de rejoindre la cours d'Angleterre charmée par son talent. 
Sa peinture dite baroque enchantera les amateurs du genre.
Personnellement, j'ai trouvé les regards assez monocordes ; la palette des émotions exprimées étant assez restreinte - les personnages semblent soit effrayés, soit hautains.
Mais, même si je reconnais la qualité du travail effectué, je dois avouer que ce genre pictural n'a pas ma préférence.

Voir les commentaires

Conservant le même point de départ que le très noir et somptueux "No country for old man" (un Monsieur Toutlemonde tombe par hasard sur le pactole et espére bien faire la nique aux méchants), les frêres Cohen nous proposent cette fois-ci un moment de récréation.
Jouant sur l'effet boule de neige, ils entrainent leurs personnages haut en couleurs et tous plus bêtes les uns que les autres, dans une comédie loufoque et absurde.
C'est vif, drôle et particulièrement bien interprêté par Malkovitch, Pitt, Clooney et Frances MC Dormand tous en super forme. 
Si le génie de la comédie demeure moins impressionnant que celui du suspens et du drame, "Burn after reading" offre tout de même un excellent moment de cinéma. 

Voir les commentaires

Du 18 au 31 décembre 2008, le Grand Palais présente, sous la nef, de 17h à 1h du matin,     « Dans la nuit, des images ».


Le Fresnoy – Studio national des Arts contemporains y propose un panorama de dix années de création audiovisuelle internationale. Près de 140 œuvres (films, videos, installations numériques interactives…) sont projetés sur des écrans de toutes tailles et au sol.




Une structure métallique centrale permet une vision globale de l’installation offrant une vue assez impressionnante.

Prévoir plusieurs heures car l’expo est très riche et des pulls car sous la nef, il fait aussi froid que dehors...


Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog