Lecture du dimanche ? une plage de l'Atlas...
© Isabelle Dujardin
Lecture du dimanche ? une plage de l'Atlas...
© Isabelle Dujardin
Published by zab - … - Humeurs, Télévision
En 2000, Olivier Adam écrivait, bien avant le presque Goncourisé "Falaise", un 1er roman troublant, de ces livres à la fois simples et marquants qui ne vous quittent jamais tout à fait.
En 2006, le même Olivier Adam co-signe le scénario de "Je vais bien, ne t'en fais pas" adaptation cinématographique de sa première oeuvre.
O drâme ! Combien de livres déjà transposés à l'écran ont engendré des navets!
Et comment y traduire les non-dits, souffrances et subtilités des sentiments décrits par Adam sans tomber dans l'image voyeuse, la miévrerie ou l'émotion facile ?
O miracle ! Car oui, Philippe Lioret ("Mademoiselle" avec Bonnaire et Dutronc, c'était déjà lui) fait honneur au livre, peut-être même un peu plus que ça encore.
Ceux qui ont déjà lu ce joli roman, qui connaissent le secret qu'il renferme, qui savent le désespoir et la force de Lili, la culpabilité de son père, les larmes de sa mère, se laisseront encore emporter par ce film, découvrant de nouveaux sens aux mots écrits par Adam.
Ceux qui sont vierge de cette histoire, se laisseront aussi prendre par la vie de Lili qui nous parle, entre émotion et rire, de l'amour filial et fraternel, du poids du secret et de l'absence.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" =est aussi ou tout autant ou plus encore, une sacrée découverte, le genre de celle qui nous cueille sans qu'on s'y attende. Une révélation qui se nomme Mélanie Laurent. De tous les plans ou presque, elle porte le film. Elle ne joue pas Lili, elle est Lili. S'il n'y avait qu'une raison pour aller voir ce film, ce serait elle. Le reste du casting ne dénote pas. Kad Merad, le Kad de "Kad et Olivier" est parfait de sobriété, Isabelle Renault comme toujours très juste, quant à Julien Boisselier, il nous offre quelques beaux moments de grâce.
PS : Toi César, qui a si souvent la mémoire courte, souviens-toi, quand février sera venu, de Mélanie Laurent.
Le rap picard ça le fait !
"je viens pas de la cité mais le beat est bon
je viens pas de Paname mais de Marly Gomont"
http://www.laplebeprod.com/Kamini/MarlyGomont.html
Le 25 septembre sortira le deuxième album d'Elodie Frégé. Curiosité: cet album est produit par Benjamin Biolay.
Profitons de sa sortie en exclusivité mondiale à Bankock, pour l'écouter...
Serge
La blondeur et la fragilité d'Elodie Frégé ne l'aurait pas laissé indifférent. Biolay le vénère et y est souvent (à tort ou à raison) comparé. C'est donc tout naturellement que Gainsbourg apparait sur cet album. De façon assumée sur le duo "Le jeu des 7 erreurs" aux accents très gainsbourgien bien que le refrain soit du pur Biolay. De façon inavouée sur "La Fidélité" aux couplets arrangés à la "Initiales BB" ou ("Ford Mustang" - c'est pareil) et au refrain genre "Lolita go Home" façon disco. Et, enfin, avec le choix curieux de reprendre (sauvagement réorchestré) l'un des titres les moins Gainsbourgien qui soit : "Le velours des vierges".
"Trances, cher pays de mes errances"
Autour, de ces trois hommages, s'ébattent 11 autres titres assez inégaux dont 6 écrits et composés par Elodie Frégé. Côté textes, elle y confirme les qualités d'écriture déjà perçues sur son premier album. Tout particulièrement sur "Douce Vie" à la simple mais jolie mélodie.
Sur ces autres compositions, on regrettera son manque d' audace et l'utilisation abusive d'une guitare de facture très classique qui n'aide pas à compenser le trop peu de créativité (Linda Lemay sort de ce corps !).
Côté interprétation, la voix est agréable bien qu'on apprécierait une interprétation plus mature, moins connotée variété facile (insupportable "Est-ce que tu le sais"). Mais, encore eut-il fallut que Biolay la guida...
Biolay
De son côté, le garçon nous avait habitué à mieux. Dans ses compositions, on ne retrouve malheureusement pas l'inventivité d' "A l'origine", ou les envolées de "Négatif". Adepte des albums concepts, il produit ici un album fourre-tout s'aventurant parfois sur des chemins étrangers, nous proposant des sonorités à la Burt Bacharach sur "Pas là souvent" ou façon Alicia Keys sur "A celle". Quant aux orchestrations, la part belle faite à la guitare, élimine quasi d'office toute audace possible.
Ce "jeu des 7 erreurs" sans être complétement raté (4-5 titres réussis quand même), n'est pas vraiment la bonne surprise qu'on attendait. On regrettera la frilosité de Biolay qui aurait pu jouer à fond la carte du pigmalion pour offrir à Elodie un véritable album concept et la sortir de la variété facile.
Ce ne sera pas pour cette fois-ci.
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