En 1968, Danièle Guenot, 30 ans, mère de jumeau, est professeur de français et latin au lycée. Elle est très proche de ses élèves qu'elle retrouve au café, emmène au ski et avec lesquels elle manifeste. Elle noue une liaison amoureuse consentie avec l'un d'eux.

Librement inspiré de l'affaire Gabrielle Russier qui divisa et bouleversa la France au point qu'interrogé par les journalistes sur le suicide de la professeur, George Pompidou répondit : "Je ne vous dirai pas tout ce que j'ai pensé d'ailleurs sur cette affaire. Ni même ce que j'ai fait. Quant à ce que j'ai ressenti, comme beaucoup, eh bien, comprenne qui voudra ! Moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés. C'est de l'Eluard."

Le film fit d'abord scandale mais fut finalement un succès avec près de 6 millions de spectateurs. . André Cayatte présente cette histoire avec sobriété. L' utilisation du récit en voix off du jeune homme interrogé par le réalisateur instaure une distance. Alain Cayatte présente petit à petit avec finesse les humiliations subies, le regard inquisiteur, le jugement d'une partie de la société, l'acharnement de la justice et des parents, mais aussi la surprise de tous en découvrant que ce mineur de 17 ans ressemble déjà à un homme. Le film se fait plus lourd dans les scènes de prison et celles de l'internement.

Ainsi, l'émotion nait de l'interprétation de Bruno Pradal et avant tout de celle d'Annie Girardot, lumineuse et triste. Et de ces mots qu'écrivait Gabrielle Russier deux jours avant sa mort : "Je voudrais qu'au moins ce qui m'arrive serve à quelque chose. Même si ça à l'air d'une catastrophe. Même si ça à l'air décourageant. Même si ça ressemble à une défaite."

Date de sortie : 1971

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Dans la campagne qui entoure Téhéran, un homme en voiture cherche quelqu'un qui acceptera de l'enterrer après son suicide. Chacun réagit différemment. 

Kiarostami filme son personnage à la fois amorphe et inquiétant qui se heurte aux impératifs du quotidien des hommes qu'il aborde (militaire, gardien, ouvrier, séminariste...) et à leurs convictions religieuses et philosophiques, jusqu'à sa rencontre avec un taxidermiste et la redécouverte des beautés simples  de la nature : un vol d'oiseau, le soleil couchant, la pluie d'un orage...

Palme d'Or Cannes 1997

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New-York, septembre 2001, Jeanne, joueuse de theorbe, a un rendez-vous important pour une audition. Au moment de sortir de chez elle, elle se rend compte que son compagnon la malencontreusement enfermée dans l'appartement en.partant travailler.

L'auteur a l'intelligence de concentrer tout d'abord le suspens sur l'enfermement de Jeanne et le rdv manqué pour l'audition. L'humour est là puis la pièce bascule doucement. En superposant cette petite histoire, qui est pour Jeanne un enjeu énorme, à la grande histoire et au drame absolu, il échappe à un traitement lourd, voyeuriste et indélicat. C'est sur le fil mais cela fonctionne.

La mise en scène de Didier Long sert parfaitement la montée en tension. Alexandra Lamy est d'une grande justesse et d'une grande finesse dans la colère, la panique et l'effroi. 

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La vie du Vénus Beauté Institut, avec ses clientes et clients, la patronne Nadine, les esthéticiennes Marie et Samantha et surtout Angèle.

Nathalie Baye est parfaite dans le rôle de cette esthéticienne qui enchaîne les aventures sans lendemain pour ne surtout plus s'attacher, sans cesse sur la défensive pour ne pas souffrir et qui souffre pourtant.

Bulle Ogier, Audrey Tautou et Mathilde Seigner sont excellentes comme toutes les comédiennes en caméo (Claire Nebout, Edith Scob, Catherine Hosmalin, Liliane Rovere, Hélène Filières, Marie Rivière, Brigitte Rouan, Micheline Presle, Emmanuelle Riva...). Samuel Le Bihan et Jacques Bonnaffe sont très bons en hommes amoureux. Malgré ces excellents comédiens et l'énergie que déploie le film, il ne passionne pas vraiment.

Vénus Beauté Institut a dépassé le million d'entrées et reçu 4 César en 2000 : Meilleur film, meilleure réalisation, meilleure espoir féminin (Audrey Tautou), meilleur scénario original.

Année de sortie en salle : 1999

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