Ayo en Live c'est une longue tige avec un sourire GRAND comme CA qui instaure une complicité immédiate avec le public (déjà bien acquis il est vrai). Ce gigantesque sourire ne la quitte pas de la soirée et elle ne perd pas un seul instant le contact avec le public. Ayo est là pour s'amuser et partager sa musique et le plaisir qu'elle lui procure. Ayo sur scène c'est votre grande copine qui déconne, qui chante comme personne et qui entre deux blaques fait place à l'émotion mais pas trop longtemps car la soirée n'est pas à la tristesse, la musique est surtout joyeuse et en plus ce soir c'est un anniversaire : le sien.

Sa voix cassée bien moins nazillarde que sur l'album prend sa vraie place. Sa justesse et sa puissance impressionnent. Les titres réorchestrés sont libérés des arrangements aseptisés et de l'aplanissement dictés par les studios d'enregistrement. Du coup, les quelques titres gnangnan de l'album trouvent vie et une nouvelle existence à mes oreilles. Et les morceaux péchus dont "Help is coming" font leur effet.
Ayo en Live c'est aussi l'occasion d'improviser des chansons et de nouveaux textes adaptés des anecdotes de la soirée, c'est aussi une jolie reprise de "sometimes it snowns in April" de Prince, c'est aussi pour le plaisir de ces chauvins de parisiens le refrain de "Down on my knees" chanté en français. Ce sont aussi des musiciens de premier rang à commencer par Ayo elle-même qui assure à la guitare.

Ayo en Live au Nouveau Casino, ce fut le privilège de partager ce joli moment en petit comité de 150 privilègiés. Et la preuve une fois de plus que la musique s'écoute Live, là où on découvre les artistes dans leur vérité pure.

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Philippe, 25 ans, vient d'intégrer Mac Gregor un "grand" cabinet de consulting. Rachat d'une usine par un grand groupe, réorganisation de l'entreprise et licenciements, Philippe se voit confier des dossiers complexes.

Un pamphlet sur la violence du monde du travail et de sa déshumanisation, entre trahisons, peur du déclassement et sacrifice de sa vie personnelle. Le portrait des cabinet de conseil est plutôt réussi mais le récit est un peu lent et manque curieusement d'énergie vitale.

Le film vaut surtout pour la qualité de ses interprètes : Jérémie Renier, Laurent Lucas, Cylia Malki, Martine Chevalier, Samir Guesmi, Olivier Perrier.

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Delpech Mode se proclament premier groupe des années 150 (70 + 80). 
Ils chantent les textes de Michel Delpech (MD 70) sur les musiques de Depeche Mode (DM 80). Cela donne des titres hybrides : "just can't j'étais chanteur", "enjoy the Loir et Cher", ou "Master and chasseur".
Oui c'est très con et c'est bien pour ça que c'est très drôle !
Si vous connaissez un minimum le répertoire de Dépêche Mode et celui de Michel Delpech, cela ne peut pas, ne pas vous faire rire.

Pour visionner les excellents clips présentés (très inspirés des originaux de Dépêche Mode), rendez-vous sur leur site : http://delpechmode.com/mouvement.php

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Stéphane (Gael Garcia Bernal) rêve.. Beaucoup. Plus il s'éloigne de son enfance, moins sa vie lui plait, plus elle s'éloigne de ses espérances, plus il rêve. Et plus il rêve, et plus sa vie se mélange à ses rêves jusqu'au point où il ne distingue plus la réalité du rêve. Rêvant éveillé, vivant seul son rêve.

Michel Gondrit est un magicien. De l'image d'abord. Son film ne fait pas appel aux dernières techniques informatico-numériques. Bien au contraire, il fait appel au collage papier, cartonnage et modelage pour donner vie aux rêves de Stéphane et donner à son film un parfum bien particulier.
Michel Gondrit est magicien poéte quand il rend ainsi hommage aux séries de notre enfance. Enfance perdue, sujet central de ce film, puisque son héros n'a de cesse de vouloir faire revivre ou poursuivre cette enfance pourtant enfuie depuis longtemps et plus encore depuis la mort récente du père.
Michel Gondrit est magicien romantique quand il filme l'amour naissant et la complicité entre Stéphane et Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), la voisine amoureuse intriguée.
Michel Gondrit est magicien drôlissime quand il reproduit le petit monde de l'entreprise. Celle qui accueille Stéphane, une fabrique de calendrier, est peuplée de specimen vieille fille et vieux garçons plus vrais que nature. Alain Chabat y est juste irrésistiblement drôle.
Michel Gondrit est magicien du cinéma lorsqu'il arrive à nous emmener dans son univers où le délire est roi.
Mais, Michel Gondrit gâche son joli tour en s'enlisant seul dans son délire.
Ainsi, Stéphane rêve de plus en plus, mélant songes et réalité. Il part dans sa folie, nous oubliant en route, nous perdant en chemin. Aucun, petits cailloux semés pour nous guider. Tout comme Stéphanie amoureuse malmenée, on voudrait suivre mais on ne peut pas. Et à force d'efforts, désormais vains, on préfére abandonner. Comme Stéphanie rejette Stéphane.

La "Science des rêves" sans être une absolue réussite et malgré une dernière partie ratée, n'en demeure pas moins un film essentiel. Son originalité et sa créativité sont remarquables. Il est rassurant de voir que la créativité a encore sa place dans nos salles de cinéma.

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Comme annoncé il y a déjà 2 mois sur ce blog tropalapage de l'actualité du moment de quand tu le lis, Charlotte Gainsbourg a sorti son deuxième album musical  la semaine dernière.
Le single m'avait emballé, les 5 premiers titres qui ouvrent cet album aussi. Charlotte a toujours aussi peu de voix mais cela passe très bien. Les mélodies sont sympa et la prod. soignée.
Mais, allez savoir pourquoi au titre 6, l'ennui s'installe.
Dés lors, la marque de Air se fait plus forte sur les compositions et, il me faut bien l'avouer Air m'ennuie depuis toujours. La voix de Charlotte se fait un peu plus faible encore tel un souffle qui associé à la musique minimaliste de Air, ne donne plus grand chose à écouter. Charlotte semble sur certains morceaux manquait d'air parce qu'il y en a trop (comment ça c'est pas clAir ?).
Il n'en faudrait pas plus pour penser qu' avec Air et le souffle de Charlotte, cet album c'est du vent (drôle !!!!).
Heureusement, les 5 premiers morceaux sauvent cet album semi-échec à mes oreilles.
5 morceaux sur 11 ce n'est pas si mal et puis aussi il faut bien le dire, en toute honnêteté : Charlotte, ce sera pour toujours forever.

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