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Mon Roi de Maïwenn

Suite à une chute de ski, Tony intègre un centre de rééducation. La psychologue du centre l'encourage à chercher les réelles raisons de sa chute. Tony se remémore alors son histoire d'amour avec Georgio.

Comme à chaque fois dans le cinéma de Maïwenn, les personnages sont précisément dessinés et on ne doute à aucun moment de leur possible existence.

Comme à chaque fois dans le cinéma de Maïwenn, ces personnages sont incarnés par des comédiens au meilleur de leur interprétation ici en tête Emmanuelle Bercot (Prix d'interprétation à Cannes) mais aussi Vincent Cassel et Louis Garrel.

Comme à chaque fois dans le cinéma de Maïwenn, les dialogues sont percutants et habillent l'histoire d'une saveur particulière.

Comme à chaque fois dans le cinéma de Maïwenn, la mise en scène vive capte d'emblée.

Comme à chaque fois dans le cinéma de Maïwenn, on trouve des scènes un peu too much et une tendance à étirer un peu le film en longueur.

Pour une fois dans le cinéma de Maïwenn, la réalisatrice n'apparaît pas dans le film et ça n'est pas plus mal car les rôles qu'elle s'attribue sont généralement de trop.

Comme souvent dans le cinéma de Maïwenn, on ressort du film étonné de s'être autant laissé emporté, et impressionné par le savoir-faire de cette cinéaste si particulière.

Date de sortie en salle : 21 octobre 2015

Date de sortie en DVD : 26 février 2016

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Spotlight de Tom Mc Carthy

En 2001, les journalistes du service "Spotlight" du Boston Globe se lancent dans l'enquête journalistique qui révélera un des premiers scandales de pédophilie au sein de l'église catholique.

Réalisé à l'ancienne, Spotlight évoque les films politiques des années 70. Dans un rythme tout à la fois haletant et posé, le film très factuel conte chronologiquement les découvertes faites par les journalistes. Leur effarement est le notre face à l'ampleur que prend le crime. Qualité de l'interprétation, maîtrise du récit et histoire glaçante nous maintiennent captifs pendant 2h10.

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Legend de Brian Helgeland

Dans les années 60, les frères Kray prennent le contrôle du Londres mafieux.

Les histoires de gangsters font généralement de bons films et les scénarios inspirés d'histoires vraies suscitent plus facilement l'intérêt du spectateur. Ce portrait de frères jumeaux gangsters, dont l'un est schizophrène, avait tout pour passionner. Pourtant, passé l'étonnement créé par l'impressionnante prestation de Tom Hardy qui interprète les deux rôles, rien n'intéresse. Le scénario est assez pauvre. Du point de vue de l'action, il ne se passe pas grand chose. Quant à l'analyse psychologique des personnages cela ne semble pas être l'objectif du réalisateur. Ennuyeux.

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Steve Jobs de Danny Boyle

En 1984, Steve Jobs présente, au nom d'Apple, le Macintosh. En 1988, il sort, en son nom, le Next. En 1998, de nouveau à la tête d'Apple, il lance l'iMac.

Danny Boyle tente de dessiner le portrait du "génie" de l'informatique (et du marketing) à travers les coulisses de ces trois shows. Dés la 1ière démo, on découvre son cynisme, son ingratitude à l'égard de ses collaborateurs, ses colères et l'existence de sa fille non désirée. Les deux shows suivants déroulent et démontrent les mêmes choses. Les seules différences résident dans la position tenue par Jobs vis-à-vis d'Apple. Le scénario, qui n'a rien à dire, finit par se concentrer sur la relation compliquée de Jobs et sa fille.

Pour nous tenir éveiller, des dialogues percutants, une Kate Winslet épatante et Michael Fassbender que l'on adore détester.

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Asphalte de Samuel Benchetrit

Dans une banlieue HLM, trois êtres perdus rencontrent trois solitudes pour quelques jours ou pour la vie.

Asphalte parle de chutes, de solitudes, de solidarité et du vivre ensemble au-delà des à-priori Il nous conte les rencontres d'une actrice déchue et d'un ado abandonné, d'une infirmière de nuit et d'un égoïste soudainement paraplégique, d'une maman Kabyle et d'un astronaute Américain tombé par erreur du ciel. Samuel Benchetrit fait la part belle au silence et au plan séquence. Sa distribution est impeccable. Son film improbable est drôle, tendre et mélancolique.

Une jolie surprise.

Date de sortie en salle : 7 octobre 2015

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