cinema

Legend de Brian Helgeland

Dans les années 60, les frères Kray prennent le contrôle du Londres mafieux.

Les histoires de gangsters font généralement de bons films et les scénarios inspirés d'histoires vraies suscitent plus facilement l'intérêt du spectateur. Ce portrait de frères jumeaux gangsters, dont l'un est schizophrène, avait tout pour passionner. Pourtant, passé l'étonnement créé par l'impressionnante prestation de Tom Hardy qui interprète les deux rôles, rien n'intéresse. Le scénario est assez pauvre. Du point de vue de l'action, il ne se passe pas grand chose. Quant à l'analyse psychologique des personnages cela ne semble pas être l'objectif du réalisateur. Ennuyeux.

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Steve Jobs de Danny Boyle

En 1984, Steve Jobs présente, au nom d'Apple, le Macintosh. En 1988, il sort, en son nom, le Next. En 1998, de nouveau à la tête d'Apple, il lance l'iMac.

Danny Boyle tente de dessiner le portrait du "génie" de l'informatique (et du marketing) à travers les coulisses de ces trois shows. Dés la 1ière démo, on découvre son cynisme, son ingratitude à l'égard de ses collaborateurs, ses colères et l'existence de sa fille non désirée. Les deux shows suivants déroulent et démontrent les mêmes choses. Les seules différences résident dans la position tenue par Jobs vis-à-vis d'Apple. Le scénario, qui n'a rien à dire, finit par se concentrer sur la relation compliquée de Jobs et sa fille.

Pour nous tenir éveiller, des dialogues percutants, une Kate Winslet épatante et Michael Fassbender que l'on adore détester.

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Asphalte de Samuel Benchetrit

Dans une banlieue HLM, trois êtres perdus rencontrent trois solitudes pour quelques jours ou pour la vie.

Asphalte parle de chutes, de solitudes, de solidarité et du vivre ensemble au-delà des à-priori Il nous conte les rencontres d'une actrice déchue et d'un ado abandonné, d'une infirmière de nuit et d'un égoïste soudainement paraplégique, d'une maman Kabyle et d'un astronaute Américain tombé par erreur du ciel. Samuel Benchetrit fait la part belle au silence et au plan séquence. Sa distribution est impeccable. Son film improbable est drôle, tendre et mélancolique.

Une jolie surprise.

Date de sortie en salle : 7 octobre 2015

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Mia Madre de Nanni Moretti

Margherita tourne, avec un célèbre acteur américain, un film mettant en scène des ouvriers luttant pour la survie de leur usine et de leurs emplois. Quand elle apprend, accompagnée de son frère, que sa mère, hospitalisée pour un cœur très fatigué, va bientôt mourir, elle refuse de comprendre.

A la sortie du film ce sont les visages des comédiens qui marquent nos esprits. Ils sont tous excellents, dans des partitions très différentes : Margherita Buy parfaite en réalisatrice et femme paumée, Giulia Lazzarini magnifque dans le rôle de Ada la madre qui se perd et part tout doucement, Nanni Moretti tout en sobriété en frère parfait en toutes occasions et John Turturro, drôle et presque inquiétant en acteur Américain borderline. Mia Madre questionne la création, sa force, son ridicule et l'égoïsme de l'artiste, le vivre ensemble et la perte d'un être cher. Margherita (l'alter ego de Nanni Moretti, autobiographe revendiqué) navigue comme une nauvragée entre son tournage au comédien ingérable, et l'hôpital où sa mère s'affaiblit de plus en plus, et ouvre peu à peu les yeux sur ses faiblesses. Le film se déroule avec une telle évidence, une telle fluidité qu'il donne l'impression que son sujet, multiple et complexe, est d'une grande simplicité. En des plans simples, Moretti crée l'émotion et dit beaucoup comme dans ce plan fixe sur Livia où, alors que le téléphone vient de sonner, elle entend les paroles de son père et comprend, comme le spectateur, que sa grand-mère vient de mourir.

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Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore

En Afghanistan, une section française en mission de surveillance voit deux de ses hommes disparaître mystérieusement.

Clément Cogitore nous propose un film de guerre original car navigant entre ésotérique et fantastique. On est happé par les scènes de nuit filmées en infrarouge et par l'interprétation intense de Jérémie Reignier. Le scénario intrigue mais peine à se développer réellement et finit par décevoir un peu. On garde quand même le souvenir d'un film qui nous sort des sentiers battus. Ce qui, pour une première oeuvre, est courageux.

Date de sortie en salle : 30 septembre 2015

Date de sortie en DVD : 3 février 2016

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