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Les huit salopards de Quentin Tarantino

John Ruth emmène sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre à Red Rock. Alors que le blizzard les poursuit, il accueille dans sa diligence le Major Marquis Warren, lui aussi chasseur de prime et Chris Mannix qui se présente comme le nouveau shérif de Red Rock.

Un format 70mm (tout en longueur), de beaux paysages de neige, un blizzard assourdissant, des personnages loufoques et violents, un récit qui évolue en huis clos ; l'un dans une diligence, l'autre dans une auberge ; dans ses 95 premières minutes le film nous emmène doucement dans sa curieuse histoire qui intrigue sans qu'il ne s'y passe vraiment grand chose. Puis arrive la dernière heure qui, comme d'habitude, et encore plus outrageusement et interminablement que d'habitude, laisse place au massacre.

"Les Huit Salopards" ressemble à une caricature d'un film de Quentin Tarantino. Tout semble un peu bâclé. Le cinéaste se laisse aller au plus facile, l'hémoglobine, et abandonne toute verve dans les dialogues, dessine ses personnages à gros traits, oublie toute finesse dans la mise en scène et fluidité dans son récit. 2h45 qui n'offrent pas grand chose finalement.

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Le tout nouveau testament de Jaco Van Dormael

Ea, la fille de Dieu, se révolte contre l'ignominie de son père. Elle fuit le domicile familial après avoir saboté l'ordinateur du Créateur et communiqué à chaque terrien sa date de décès.

L'idée de départ était bonne et pleine de promesses. Mais le film n'est ni drôle, ni poétique, ni satirique. Il échoue dans les trois registres. Les dialogues sont plats, les messages convenus, les gags peu efficaces. Le scénario manque d'envergure et le récit confus, part en tous sens et ne nous mène nulle part. Les pistes intéressantes à peine abordées sont aussi vite abandonnées. Esthétiquement l'ensemble est assez moche. Jaco Van Dormael s'empare d'un sujet immense mais le voit tout petit. Raté.

PS : souvenons-nous, en ce jour de déception extrême, que notre frère Jaco Van Dormael est le réalisateur du magnifique "Toto le héros". Comme quoi l'homme est capable du pire comme du meilleur.

Date de sortie en salle : 2 septembre 2015

Date de sortie en DVD : 13 janvier 2016

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Le pont des espions de Steven Spielberg

A Brooklyn, dans les années 50, l'avocat James Donovan est désigné pour défendre, Rudolf Abel, un espion soviétique exerçant sur le sol américain. Puis, la CIA charge Donovan de négocier avec les autorités russes l'échange de Rudolf Abel contre un pilote d’avion américain capturé lors d'un survol du territoire russe.

Tom Hanks est parfait pour jouer les messieurs presque "tout le monde" emporté dans des situations extrêmes. Le film est conté de façon très classique dans un récit très fluide. La reconstitution de l'époque nous emporte très vite dans l'ambiance angoissante de la guerre froide. Les images sont belles, les acteurs épatants, le récit bien mené, sans ennui. Il ne s'agit sans doute pas du film le plus marquant de Spielberg mais il n'en est pas moins agréable.

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Marie élève seule son fils Guillaume. Agé de 16 ans, agressif et violent, il refuse toute relation avec sa mère.

Christine Carrière nous propose un portrait de couple, mère - enfant, vivant dans l'amour imposé et la haine qu'il finit par engendrer. Le scénario ne passionne pas, que se soit dans les relations ou les actions qu'il décrit. S'il n'y avait la présence de Mathilde Seigner, toujours très juste, on aurait quitter l'affaire avant la fin. A retenir aussi, la prestation de Kacey Motte Klein qui dans un rôle outrancier parvient à faire exister son personnage.

Date de sortie en salle : 24 juin 2015

Date de sortie en DVD : 19 novembre 2015

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The Walk de Robert Zemeckis

Le 6 août 1974, le funambule Philippe Petit tendait un câble entre les deux tours du World Trade Center (alors en construction). Il effectuera huit fois la traversée à plus de 110 étages de hauteur.

The Walk retrace la vie de Philippe Petit jusqu'à cet exploit qui le rendit célèbre dans le monde entier. Le film qui dure deux heures semble interminable tant le scénario se perd dans les détails et multiplie les répétitions. Mais l'exploit, entre cambriolage et oeuvre d'art, est tellement impressionnant et beau que l'on reste scotché jusqu'au bout. Au vu de la beauté des plans en 2D, il semble évident qu'un visionnage en 3D doit être particulièrement impressionnant.

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