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Nord de la France, mai 1940. Alors que les Allemands envahissent la France, un village entier part sur les routes de l'exode direction Dieppe.

Christian Carion nous conte l'histoire de ces 8 millions de français qui abandonnèrent leurs maisons et leurs terres pour fuir l'ennemi et rend, au passage, hommage aux Allemands qui résistèrent au nazisme, aux tirailleurs sénégalais qui donnèrent leur vie pour défendre les terres de leur colonisateur et aux anglais qui combattaient déjà en France en 1940. Grâce à ses personnages étrangers, Carion ne tombe pas dans le film de terroir franchouillard qui lui tendait pourtant dangereusement les bras. Tout en gardant le souci d'une vérité historique et dramatique de la situation, il parsème son film de touches d'humour et d'action, variant les ambiances et les intentions. Si on perçoit quelques longueurs, elles glissent grâce au talent des comédiens, Olivier Gourmet en tête une fois de plus remarquable. Ce qui marque aussi particulièrement c'est le travail sur le son, pour le meilleur et le moins bon. Christian Carion a réalisé l'un de ses grands rêves : obtenir d'Ennio Morricone qu'il compose la musique de son film. Malheureusement, les grandes envolées du maestro cannibalisent les scènes qu'elles accompagnent et rendent artificielle toute émotion. On ne peut pas en vouloir à Carion de s'être laissé entraîner par sa passion pour le compositeur, mais aucune scène du film n'est plus touchante que celle, où Olivier Gourmet retrouve Mathilde Seigner dans sa voiture cabossée alors que le réalisateur laisse le suspens et l'émotion éclorent dans le silence. Et aucune musique ne remplacera la douceur du bruit du vent dans les arbres de la scène finale. 

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Alors qu'ils sont en mission sur Mars, un équipage Américain est au prise avec une forte tempête qui les oblige à fuir la planète au plus vite. Lors de l'évacuation, ils perdent un de leur co-équipier qu'ils pensent mortellement touché. Mark Watney se retrouve seul et sans ressources suffisantes sur une planète peu accueillante.

"Seul sur Mars" est un bien étrange film de science fiction. Décors magnifiques, dialectes pseudo-scientifique incompréhensible, suspens angoissant et rebondissements en série sont bien au rendez-vous mais curieusement Ridley Scott nous conte cette histoire sur un ton badin. En cause, l'auto-dérision du héros, le charme de Matt Damon, des dialogues parsemés d'humour noir et le disco en accompagnement musical. Ce traitement décalé et un récit, tenant pourtant sur peu de chose, mené tambour battant nous réconcilient avec les voyages spaciaux après le  ridicule Gravity et l'alambique Interstellar.

Bien sûr, "Seul sur Mars" n'échappe pas aux excès Hollywoodien du quart d'heure final, mais le traitement décalé de Ridley Scott nous offre 2h15 de divertissement total sans ennui.

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Le nouveau film de Yann Arthus Bertrand est une oeuvre étrange dont on ne comprend pas très bien ce qu' elle est censée nous dire.

Le film alterne images magnifiques du monde et récits de personnes de différentes origines. Comme si YAB avait mixé les images de son film "Home" et les témoignages de "6 milliards d'autres". Mais alors que "6 milliards..." était organisé autour d'une structure qui lui donnait tout son sens, "Human" nous sert en vrac des images, d'on ne sait où, prises d'hélicoptère et des témoins non identifiés, dans un sorte de zapping géant. Face à cet anonymat généralisé et à ces paysages de cartes postales, difficile de ressentir un intérêt et une empathie sincère, c'est à dire autre qu'une émotion réflexe créé par les musiques ou les larmes versées par les témoins.

Dans "Human", tout est désincarné, ce qui, compte tenu du sujet que sous-tend le titre, est un peu incongru. Dommage.

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Dheepan de Jacques Audiard

Dheepan, Yalini et Lllayaal, Sri Lankais Tamoul, fuient la guerre civile pour la France. Ils se font passer pour une famille afin d'obtenir plus facilement le statut de réfugiés.

L'histoire de ces trois réfugiés, de plus, faux couple et faux parents, qui essayent de s'en sortir et de s'adapter dans une vie et une culture totalement éloignée de la leur, est délicatement racontée. Les comédiens sont excellents (dont Vincent Rottiers toujours très juste), les portraits bien dessinés, la mise en scène soignée. Ce qui cloche à mi-parcours, et de plus en plus, au fil du film c'est la somme d'invraisemblances que crée le contexte outré de banlieue, véritable zone de non droit, désertée par ses habitants et dirigée par les dealers. On ne comprend pas très bien pourquoi Audiard s'éloigne de ce qui nous semblait être un sujet (les réfugiés en Europe) suffisamment complexe pour ne pas avoir à en rajouter. Le film perd toute finesse pour devenir un fourre-tout violent et informe avec une fin, une fois de plus chez Audiard, ridicule et discutable sur le fond. Au final, on ne voit pas très bien ce qu'il veut nous dire.

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Mission Impossible, Rogue Nation de Christopher McQuerrie

Le MI est dissout alors que Le Syndicat, organisation terroriste composée d'anciens agents secrets du monde entier, multiplie les attentats.

Le film dose intelligemment suspens, actions et humour. On dit que Tom Cruise a réalisé lui-même les cascades. Cela ajoute encore un peu de piment au visionnage. Bien foutu.

PS : on remarquera la troublante ressemblance de la nouvelle Ethan Hunt Girl, Rebecca Ferguson, avec Isabella Rosselini. L'effet "Suéde" peut-être.

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