cinema

Marie élève seule son fils Guillaume. Agé de 16 ans, agressif et violent, il refuse toute relation avec sa mère.

Christine Carrière nous propose un portrait de couple, mère - enfant, vivant dans l'amour imposé et la haine qu'il finit par engendrer. Le scénario ne passionne pas, que se soit dans les relations ou les actions qu'il décrit. S'il n'y avait la présence de Mathilde Seigner, toujours très juste, on aurait quitter l'affaire avant la fin. A retenir aussi, la prestation de Kacey Motte Klein qui dans un rôle outrancier parvient à faire exister son personnage.

Date de sortie en salle : 24 juin 2015

Date de sortie en DVD : 19 novembre 2015

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The Walk de Robert Zemeckis

Le 6 août 1974, le funambule Philippe Petit tendait un câble entre les deux tours du World Trade Center (alors en construction). Il effectuera huit fois la traversée à plus de 110 étages de hauteur.

The Walk retrace la vie de Philippe Petit jusqu'à cet exploit qui le rendit célèbre dans le monde entier. Le film qui dure deux heures semble interminable tant le scénario se perd dans les détails et multiplie les répétitions. Mais l'exploit, entre cambriolage et oeuvre d'art, est tellement impressionnant et beau que l'on reste scotché jusqu'au bout. Au vu de la beauté des plans en 2D, il semble évident qu'un visionnage en 3D doit être particulièrement impressionnant.

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Fatima élève seule ses deux filles, Souad lycéenne révoltée et Nesrine l'ainée raisonnable. Quand Nesrine décide de suivre des études de médecine, Fatima multiplie les heures de ménage pour l'aider financièrement.

Le film porte avec simplicité une histoire précise qui dit beaucoup sans s'attarder dans les démonstrations. Soria Zeroual marque dans le rôle de Fatima soutenue par la grâce de la jeune Zita Hanrot.

"Fatima" est un magnifique portrait de femme et un bel hommage aux mères d'origines étrangères qui rêvent d'intégration et luttent quotidiennement pour offrir à leurs enfants un avenir meilleur.

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Les Suffragettes de Sarah Gavron

En Angleterre, au début du XXe siècle, des femmes se battent pour obtenir le droit de vote.

Sarah Gavron choisit de raconter ce combat historique à travers le portrait de quatre femmes d'origines sociales différentes. Les comédiennes, Carey Mulligan et Helena Bonham Carter en tête, sont parfaites. La reconstitution de l'époque très convaincante. Mais le scénario se concentre essentiellement sur le portrait de ces femmes sans aborder réellement la position des politiques, des médias et de la société en générale, ce qui devient vite assez frustrant. Ce traitement accès sur ses héroïnes et le rythme très lent adopté, évoquent plus le canevas d'une série dans l'esprit de "Call the Widwife". Mais, il faudrait plus d'un épisode d'1h45 pour traiter correctement de cette grande lutte pour les droits des femmes.

PS : Avertissement aux fans de Meryl Streep : l'actrice, très présente sur l'affiche, n'apparaît que dans une seule scène d'une durée de 3 minutes.

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Le Petit Prince de Marc Osborne

Une petite fille de 8 ans enfermée, par une mère obsédée par la réussite, dans un monde où le travail et la performance dominent tout, se lie avec un vieil aviateur qui lui conte une drôle d'histoire. Cette rencontre va l'éveiller à d'autres possibles.

L'énorme surprise du film est qu'il ne s'agit absolument pas d'une adaptation du Petit Prince de Saint-Exupéry. Le conte n'est qu'un prétexte (constitutif quand même) pour raconter l'histoire de cette petite fille privée d'enfance et qui revient à l'essentiel quitte à en souffrir un peu. Du coup, le livre de Saint-Exupéry n'occupe que peu de place dans le film. A tel point, que si grande soit la passion que l'on porte au livre, on ne peut pas vraiment s'offusquer de le voir perdre de sa grâce par une découpe à la serpe. L'important est de suivre l'évolution de cette petite fille qui s'éveille à la vie et aux sentiments. Le film est visuellement très agréable, avec des traitements différents selon que l'on soit avec la fillette ou dans le conte du Petit Prince, allant du dessin très moderne à un trait plus classique jusqu'à l'utilisation de marionnettes et du papier découpé. Dans ses deux premiers tiers, le scénario est intelligent, parsemé de poésie dosant habilement les passages du film moderne au conte de Saint-Exupéry. La dernière partie décoit. Le scénario s'égare, perd de sa poésie et tombe dans les travers du film d'animation d'aventures. On garde malgré tout de l'ensemble du film une impression plutôt agréable.

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