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Paul Dédalus, de retour d'un long séjour à l'étranger, apprend qu'il a un homonyme à l'autre bout du monde. Cela éveille des souvenirs de jeunesse : sa mère malade, un voyage scolaire en URSS et surtout son histoire avec Esther.

De ces trois souvenirs d'une jeunesse, les deux premiers semblent surtout servir à éclairer le troisième qui occupe l'essentiel du film. Une belle histoire d'amour où l'on retrouve à l'âge de l'adolescence le Paul et l'Esther de "Comment je me suis disputé". Desplechin nous offre de nombreux moments de grâce, mais aussi quelques moments d'ennuis. Son histoire est un peu répétitive et semble du coup traîner en longueur. Les références au cinéma de Truffaut - plans, astuces narratives, accompagnement musical - sont trop évidentes et nombreuses. Elles donnent une identité bancale au film. Mais "Trois souvenirs de ma jeunesse" renferme un bijou : le miracle de la découverte d'un comédien talentueux : Quentin Dolmaire. Sa voix et son phrasé particulier, le place dans le sillon d'un Charles Denner. Il nous tient, ainsi que le film, sur ses épaules, pendant 2h00.

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Clément instituteur vit avec Alicia, une comédienne qu'il a admiré avant d'aimer la femme. Caprice, une apprentie comédienne éprise de lui, le poursuit.

On a beau connaître et apprécier le style Mouret, dans ce Caprice la mayonnaise ne prend jamais. Mouret n'est vraiment pas un très bon comédien et surjoue le côté empoté du personnage. On peine à croire en son pouvoir d'attraction. Virginie Efira et Anaïs Demoustier sont très bien. Mais les personnages sont tous trop caricaturaux pour que ce marivaudage moderne fonctionne.

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Un Homme Idéal de Yann Goslan

Matthieu qui se rêve écrivain voit ses manuscrits refusés par les maisons d'édition jusqu'au jour où il découvre le journal intime d'un appelé de la guerre d'Algérie.

Yann Goslan nous propose un sujet rabattu mais souvent efficace du cinéma et de la littérature : l'usurpation. Du coup les références sont nombreuses et ont se surprend souvent à comparer la proposition de Goslan avec les chefs d'oeuvre du genre ("Plein Soleil" de René Clément par exemple). Et la comparaison ne tourne pas vraiment à l'avantage de cet "Homme idéal". Pierre Niney, qui porte le film, assisté par Ana Girardot, parvient à maintenir notre attention jusqu'au bout.

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Le Labyrinthe du Silence de Giulio Ricciarell

En 1958, Johann Radmann, un jeune procureur, alerté par un journaliste détenant des documents historiques,se lance dans la recherche des SS ayant servi dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Soutenu par le procureur général Fritz Bauer, il obtiendra l'ouverture d'un procès 5 ans plus tard.

Le Labyrinthe du Silence raconte les origines du procès de Francfort où furent jugés 24 anciens soldats Allemands d'Auschwitz, et la complète ignorance ou dénégation du peuple et des autorités Allemandes qui misèrent sur l'oubli et le silence. Dans la réalité, le procureur général Fritz Bauer étaient secondés par trois assistants. Le personnage du film est une combinaison de ces trois personnages. Ce choix du réalisateur, lui permet de concentrer son film sur son héros. Et c'est sans doute la limite du scénario. Bien que disposant d'un sujet passionnant et peu traité jusqu'alors, le réalisateur néglige la grande Histoire pour laisser la part belle au romanesque à travers la vie et les sentiments de son héros. Alors, même si on peut se dire que le jeune procureur - Alexander Fehling, archétype parfait de l'aryen blond aux yeux bleus et excellent comédien - est à lui seul une représentation de la jeunesse Allemande qui découvre les horreurs que ses ainés ont commises, on aurait aimé que soit traité plus en profondeur les destins de ceux qui sont revenus des camps, victimes et bourreaux, qui ont dû reprendre une vie normale, côte à côte, et les sentiments que ces 20 mois de procès ont provoqués sur la population.

Un peu décevant mais intéressant quand même.

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Still Alice de Richard Glatzer et Wash Westmoreland

Alice, la cinquantaine, professeur de linguistique à l'Université, est atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Le film raconte l'évolution de la maladie, ses conséquences sur la vie d'Alice. Le tout est filmé sans originalité et le récit linéaire n'offre aucune surprise. Seule l'interprétation de Julianne Moore, parfaitement accompagnée par Kristen Stewart et Alec Baldwin, retient notre intention.

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