cinema

Valley of love de Guillaume Nicloux

Isabelle et Gérard se retrouvent, après de nombreuses années de séparation, dans la vallée de la mort. Ils répondent ainsi aux dernières volontés de leur fils suicidé qui leur impose une visite de plusieurs jours sous une chaleur écrasante.

Nicloux réunit Huppert et Depardieu qui n'avaient plus tourné ensemble depuis 30 ans. Il les filme errant sous le soleil, à l'hôtel ou dans des paysages désertiques, elle suppliant Gérard de respecter les vœux du fils jusqu'au bout persuadée qu'ils vont le revoir, lui se plaignant sans cesse de la chaleur. Le réalisateur, également auteur de ce scénario ultra light, se contente de filmer, sans talent particulier, les deux comédiens et laisse l'imagination du spectateur en faire ce qu'elle veut. C'est un peu court.

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Comme un avion de Bruno Podalydes

Michel se prend soudainement de passion pour le kayak qui lui évoque sa passion pour les avions et sa soif d'évasion. Il s'en achète un sur Internet et décide de partir une semaine en voyage sur la rivière.

On suit un Michel utopiste, un peu lunaire, dans sa préparation et son périple. Les personnages sont cocasses et sympathiques, les interprètes parfaits (Sandrine Kiberlain, Agnés Jaoui et Bruno Podalydés). Le film très contemplatif offre des moments drôles mais il ne s'y passe pas grand chose. Sympa mais à peine vu, déjà oublié.

Date de sortie en salle : 10 juin 2015

Date de sortie en DVD : 4 novembre 2015

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Nord de la France, mai 1940. Alors que les Allemands envahissent la France, un village entier part sur les routes de l'exode direction Dieppe.

Christian Carion nous conte l'histoire de ces 8 millions de français qui abandonnèrent leurs maisons et leurs terres pour fuir l'ennemi et rend, au passage, hommage aux Allemands qui résistèrent au nazisme, aux tirailleurs sénégalais qui donnèrent leur vie pour défendre les terres de leur colonisateur et aux anglais qui combattaient déjà en France en 1940. Grâce à ses personnages étrangers, Carion ne tombe pas dans le film de terroir franchouillard qui lui tendait pourtant dangereusement les bras. Tout en gardant le souci d'une vérité historique et dramatique de la situation, il parsème son film de touches d'humour et d'action, variant les ambiances et les intentions. Si on perçoit quelques longueurs, elles glissent grâce au talent des comédiens, Olivier Gourmet en tête une fois de plus remarquable. Ce qui marque aussi particulièrement c'est le travail sur le son, pour le meilleur et le moins bon. Christian Carion a réalisé l'un de ses grands rêves : obtenir d'Ennio Morricone qu'il compose la musique de son film. Malheureusement, les grandes envolées du maestro cannibalisent les scènes qu'elles accompagnent et rendent artificielle toute émotion. On ne peut pas en vouloir à Carion de s'être laissé entraîner par sa passion pour le compositeur, mais aucune scène du film n'est plus touchante que celle, où Olivier Gourmet retrouve Mathilde Seigner dans sa voiture cabossée alors que le réalisateur laisse le suspens et l'émotion éclorent dans le silence. Et aucune musique ne remplacera la douceur du bruit du vent dans les arbres de la scène finale. 

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Alors qu'ils sont en mission sur Mars, un équipage Américain est au prise avec une forte tempête qui les oblige à fuir la planète au plus vite. Lors de l'évacuation, ils perdent un de leur co-équipier qu'ils pensent mortellement touché. Mark Watney se retrouve seul et sans ressources suffisantes sur une planète peu accueillante.

"Seul sur Mars" est un bien étrange film de science fiction. Décors magnifiques, dialectes pseudo-scientifique incompréhensible, suspens angoissant et rebondissements en série sont bien au rendez-vous mais curieusement Ridley Scott nous conte cette histoire sur un ton badin. En cause, l'auto-dérision du héros, le charme de Matt Damon, des dialogues parsemés d'humour noir et le disco en accompagnement musical. Ce traitement décalé et un récit, tenant pourtant sur peu de chose, mené tambour battant nous réconcilient avec les voyages spaciaux après le  ridicule Gravity et l'alambique Interstellar.

Bien sûr, "Seul sur Mars" n'échappe pas aux excès Hollywoodien du quart d'heure final, mais le traitement décalé de Ridley Scott nous offre 2h15 de divertissement total sans ennui.

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Le nouveau film de Yann Arthus Bertrand est une oeuvre étrange dont on ne comprend pas très bien ce qu' elle est censée nous dire.

Le film alterne images magnifiques du monde et récits de personnes de différentes origines. Comme si YAB avait mixé les images de son film "Home" et les témoignages de "6 milliards d'autres". Mais alors que "6 milliards..." était organisé autour d'une structure qui lui donnait tout son sens, "Human" nous sert en vrac des images, d'on ne sait où, prises d'hélicoptère et des témoins non identifiés, dans un sorte de zapping géant. Face à cet anonymat généralisé et à ces paysages de cartes postales, difficile de ressentir un intérêt et une empathie sincère, c'est à dire autre qu'une émotion réflexe créé par les musiques ou les larmes versées par les témoins.

Dans "Human", tout est désincarné, ce qui, compte tenu du sujet que sous-tend le titre, est un peu incongru. Dommage.

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