theatre - danse

Alex Lutz revient avec son nouveau spectacle aux Folies Bergeres. Lancé en février 2018 à l'Olympia, ce deuxième opus se présente comme un stand-up. Plus de sketchs comme sur le spectacle précédent mais une longue réflexion sur les angoisses de la vie et le vivre ensemble qui ouvre de nombreux apartés sur le nombrilisme de l'artiste, sur la peur libérée par le rire, sur la condition des femmes, sur l'origine des manies de l'Homme... L'artiste fait passer quelques convictions de façon plus direct, dans un 1er degré qui réduit les moments de rire franc, qui lorsqu'il est là est toujours très efficace. Il est accompagné en entrée, dans une scène burlesque, et en sortie, dans une séquence esthétique et poétique, de deux superbes chevaux blancs qui soulignent la volonté de l'artiste de proposer plus qu'un spectacle comique.

Dans cette sorte de fourre-tout, qui s'enchaine parfaitement, le talent du comédien et sa maitrise de la scène ne cessent d'impressionner.

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Descendant des cintres dans une quasi verticalité, un plateau en bois massif porte 3 hommes et 3 femmes qui tentent de ne pas céder à l'attractivité terrestre. Quand le plateau se positionne à l'horizontale et se met à tourner sur lui-même, telle la terre en rotation, les six personnages poursuivent leur quête d'équilibre, alternant comportement individualiste et collaboratif, terreur vive, bonheur fugace et jeux dangereux. Ils sont les jouets de cet espace versatile auquel ils semblent coûte que coûte vouloir rester attachés.

Les 6 danseurs-circassiens (Julien Cramillet, Kerem Gelebek, Jean-Yves Phuong, Sarah Silverblatt-Buser, Marie Vaudin, Francesca Ziviani) déjouent pendant 1 heure les lois de l'apesanteur et donnent à cette allégorie de la vie, et de sa double gravité, toutes leurs forces et leurs talents d’acrobates et de comédiens. L'engagement physique est impressionnant tout comme la maîtrise technique.

Entre poésie et performance physique Celui qui tombe impressionne.

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Entre 1987 et 1989, Marguerite Duras accorde une serie d'entretiens à la journaliste italienne Leopoldina Pallota della Torre. L'écrivain raconte son enfance et son adolescence, son amant chinois, sa mère et ses frères, ses rapports aux hommes, au féminisme qu'elle méprise, au communisme et à l'alcoolisme, à la littérature, la sienne et celle de ses contemporains, à ses propres adaptations cinématographiques qui ne peuvent pas être pires que celles des autres. Piquante, brillante, agaçante, excessive et parfois drôle, Marguerite Duras raconte les rencontres et les moments clés de sa vie.

Au théâtre de l'oeuvre, pour 10 représentations, Bertrand Marcos, met en scène ces entretiens. Il interprète, tout en sobriété, le journaliste.

Fanny Ardant, grande interprète de Duras donne à l'écrivain son beau regard noir, tout à la fois lumineux et sombre, son corps longiligne à la démarche élégante et ondulante, sa voix unique, grave et intense. Elle apporte aux mots de Duras une vitalité, une fantaisie et une intensité unique. 

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Art est la pièce contemporaine francophone la plus jouée au monde. Elle a été traduite en 35 langues.

La pièce créée, en 1994, par Arditi, Luchini et Vaneck est visible en version vidéo sur dailymotion. 

Une version où l'interprétation des comédiens présentent des personnages aux relations assez distantes, assez peu tendres. Intéressant.

Lire le post de Art jouée en 2019 au théâtre Antoine par Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Alain Fromager.

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Italie, début du XVIIe siècle, Galileo Galilée, mathématicien et astronome, confirme et clame la thèse de Copernic : la terre tourne autour du soleil qui est le centre de l’univers. 
Les instances religieuses, tout d’abord conciliantes avec l’homme de génie, en viennent à lui intimer de se dédire. L’astre au centre de l’univers ne peut être que la terre qui abrite les créatures  Dieu.

 

La pièce de Brecht demeure d’actualité. Le dogmatisme religieux peut s’imposer même aux plus savants. Il nous présente ainsi la vie de Galilée à diverses étapes de ses découvertes et de son état d’esprit, de la liberté sans limite à l’emprisonnement, de l’enthousiasme le plus grand à la renonciation, presque, totale (il poursuivra certains de ses travaux en cachette).

 

Sous un éclairage minimaliste qui ingénieusement ne montre que ce qu’il est important de voir, Eric Ruff met en scène 25 comédiens, qui forment, une magnifique troupe. Hervé Pierre est un grandiose Galilée, entouré de Florence Viala, Thierry Hancisse, Jean Chevalier et Élise Lhomeau. Les costumes de Christian Lacroix sont très beaux et servent parfaitement les chorégraphies de Glyslein Lefever. 


Le décor, constitué de 10 immenses toiles reproduisant des détails d’œuvres de peintres de la Renaissance Italienne, déconcerte tout d’abord avant de devenir évident. Ces icônes religieuses semblent juger et écraser notre scientifique, finalement si petit face à la puissance de l’église et à l’espoir qu’elle porte et exploite. 


Si on peut trouver le texte un peu redondant, les 2h10 de ce récit conservent toute notre attention. La qualité de la troupe de la Comédie Française et les parti-pris de la scénographie y sont pour beaucoup.

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