theatre - danse

Origines, la 44e création  de la troupe Alexis Gruss, célèbre 250 ans de cirque équestre, de Philip Astley, créateur de la discipline, jusqu'à nos jours.
Voltiges, acrobaties, équilibres, pièces comiques, ballets aériens, quadrille, jongleries, carrousel… en 29 scènes, convoquant de nombreuses disciplines, cette création réunit les chevaux de la cavalerie Alexis Gruss, 15 artistes, un orchestre de dix musiciens et une narratrice-chanteuse

Les chevaux sont magnifiques et tous les tableaux qui les mettent en scène avec leurs cavaliers captivent. Le tableau de la poste où 17 chevaux se rejoignent sur la piste, qui semble tout à coup bien petite, est particulièrement marquant. Les numéros au sol et sans chevaux sont moins impressionnants mais l'enthousiasme des artistes l'emporte. On remarque particulièrement la beauté des numéros du danseur de cordes Geoffrey Berhault et des voltigeurs Svetlana et Firmin Gruss. La famille, fils et petits-fils, Gruss fait le job sous le regard du patriarche Alexis, maître du dressage.
Seul bémol à cet enthousiasmant spectacle, la teinte "Disney" donnée aux interventions de la narratrice et chanteuse, trop présente, qui semble totalement incongrue et ringardise un peu ce spectacle de cirque à l'ancienne qui, lui, ne se démode pas.
 
Origines se joue au cirque Alexis Gruss (Paris 16e) jusqu'au 3 mars et se poursuivra en tournée dans les Zénith de France. 

Origines par le Cirque Alexis Gruss
Origines par le Cirque Alexis Gruss

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Christian Hecq et Valérie Lesort adaptent le roman de Jules Verne à la Comédie Française. Le génie de l'écrivain visionnaire, la fantaisie du comédien et la créativité de la plasticienne-marionnettiste se marient parfaitement.

Les décors et l'habillage sonore nous plongent immédiatement dans l'aventure du Nautilus et du capitaine Nemo. Les apparitions des créatures marines sur le fond noir de la scène sont tout à la fois hilarantes, poétiques et un peu effrayantes. Les idées décalées de l'adaptation et l'excellente interprétation des comédiens du Français, Christian Hecq en tête, achèvent de faire de ce spectacle un enchantement.

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Laurent Spielvogel reprend, au théâtre de l'Archipel, "Les Bijoux de famille", son spectacle créé en 2015.

Le comédien raconte son enfance et ses débuts d'apprenti comédien à travers les personnages, inconnus ou célèbres, qui ont jalonné sa vie : ses parents bien sûr, sa grand-mère, un rabbin, un prof de théâtre, une femme de ménage, une concierge, un petit ami volage, un vieux homo réglo,...

Laurent Spielvogel n'est jamais aussi bon que lorsqu'il joue les autres. A commencer par Marlène Dietrich en entrée de spectacle ou Barbara troublant de ressemblance mais aussi les inconnus comme ce vieux dragueur au phrasé particulier ou une attachée de presse féroce.

Ce récit drôle et touchant est mis en scène de façon simpliste, sans invention. Laurent Spielvogel qui joue tous les personnages, jusqu'à trois simultanément, n'en a que plus de mérite.

A voir le 10 novembre, les 5, 6, 7 et 8 décembre.

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Paul, écrivain célèbre, se réveille dans un lit la jambe cassée et l'épaule démise. Anny lui apprend qu'il a eu un accident de voiture et qu'elle l'a recueillie en attendant que la tempête cesse.

Le roman de Stephen King, déjà adapté au cinéma par Rob Reiner, est ici proposé dans une version théâtrale traduite par Viktor Lazzlo.

Ce huis clos offre à Francis Lombrail et Myriam Boyer un bel affrontement. Ils sont tous deux parfaits même si c'est Myriam Boyer qui attire toute notre attention. Leur duo fonctionne parfaitement peut-être même un peu trop bien. Car l'angoisse ne s'installe jamais vraiment. Paul ne semble pas réellement terrifié par Anny qui dans la très belle interprétation de Myriam Boyer déploie trop d'humanité pour effrayer vraiment. Mais, cela semble être un parti pris, assumé par la traduction qui laisse place à l'humour et par  la mise en scène qui a choisi un décor ouvert, grande fenêtre, mur du fond en plexiglass, ne créant pas de sensation d'enfermement. 

A voir au théâtre Hébertot du mardi au samedi à 21h et en matinée le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h.

 

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Les trois théâtres associés présentaient ce lundi les pièces programmées pour cette nouvelle saison. Un mélange de créations d'auteurs contemporains et de classiques donnant une légère impression d'éclectisme bien que la programmation, accès de façon évidente sur le grand public , mise beaucoup sur les têtes d'affiche.

 

Plusieurs comédiens, metteurs en scène et auteurs avaient fait le déplacement pour présenter leur pièce.

 

C'est Isabelle Le Nouvel et Jean-Louis Benoit qui ont ouvert cette soirée en présentant la pièce Skorpios qu'ils ont respectivement écrite et mise en scène. La rencontre de Churchill et de Garbo sur le yacht de Onassis y est contée à travers des échanges totalement inventés par l'auteur. La rencontre d'un vieil homme enfantin et d'une étoile inaccessible. Si on ne peut présager de la qualité du texte, on ne peut douter de celle de l'interprétation : Niels Arestrup et Ludmila Mikael sont sur la scène des Bouffes parisiens dès cette semaine.

 

Gérard Darmon, Pascale Louange, Vincent Desagnat ont fait part de leur enthousiasme de jouer L'ordre des choses, une création de Marc Fayet mise en scène par Richard Berry. Bernard 60 ans voit débarquer, entre lui et sa jeune épouse, Thomas qui assure preuve à l'appui, être le fils de Bernard qui se croyait pourtant stérile. Une comédie qu'on espère être aussi drôle que la prestation de Darmon ce soir. A la Michodière à partir du 25 septembre.

 

Patrick Chesnais était lui aussi en pleine forme. Venu avec ses camarades de jeu, Nathalie Roussel, Fanny Valette et Emilie Chesnais, il a présenté son nouveau personnage d'Edouard, un professeur d'histoire qui perd peu à peu la mémoire. Tu te souviendras de moi est une pièce de François Archambault, un auteur québécois dont les comédiens ont vanté l'humour et la qualité d'écriture (adaptée tout de même par Philippe Caroit). Au théâtre de Paris depuis le 5 septembre.

 

Michel Fau, l'amoureux des gueules, des personnages fantasques et de la Langue, met en scène et interprète Fric Frac la pièce d'Edouard Bourdet adaptée au cinéma avec Michel Simon, Arletty et Fernandel. L'histoire de Loulou qui cherche par tous les moyens de l'argent pour son homme. Coup de chance, Marcel employé dans une bijouterie est fou amoureux d'elle. Régis Laspalès et Emiline Bayart accompagnaient leur metteur en scène qui a voulu que sa scénographie soit aussi colorée et barrée que la gouaille de ses personnages et le cubisme de l'époque. Dans le rôle de Loulou, Julie Depardieu est sur la scène du théâtre de Paris depuis le 11 septembre.

 

Daniel Auteuil, excusé pour cause de tournage, n'a pas pu présenter Le Malade imaginaire qu'il va interpréter et mettre en scène en janvier au théâtre de Paris.

 

Nicolas Briançon, comédien et metteur en scène, reprend Le Canard à L'orange comédie de William Douglas Home, déjà adaptée par Jean Poiret. Pour jouer son épouse il a choisi Anne Charrier et François Vincentelli dans le rôle de l'amant piégé. La pièce ayant déjà fait ses preuves quant à son potentiel comique et Briançon n'étant pas le plus mauvais des metteurs en scène, il ne manque plus qu'une interprétation de qualité pour faire de cette proposition une réussite. Au théâtre de la Michodière à partir de janvier 2019.

 

Claudia Stavisky, directrice du théâtre des Célestins de Lyon, est venue seule présenter Rabbit Hole qui se joue actuellement dans son théâtre et qui sera reprise aux Bouffes Parisiens en janvier 2019. Interprétée par Julie Gayet, Patrick Catalifo et Lolita Chammah, entre autres, la pièce raconte la vie de Becky qui a perdu dans un accident de la circulation son fils huit mois plus tôt. Cette pièce de David Lindsay-Abaire a reçu le Prix Pulitzer en 2007 et a été adaptée au cinéma en 2010. 

 

A la surprise générale..., Fabrice Lucchini et Al Paccino n'avaient pas fait le déplacement. Sans regret car les deux spectacles sont déjà complets, l'un aux Bouffes Parisiens, l'autre au Théâtre de Paris.

Bon spectacle à tous !

La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
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