Lili, jeune diplômée en vacances à Bali, tombe amoureuse de Gede. Elle décide de s'installer sur l'île et de se marier. Ses parents divorcés débarquent pour empêcher sournoisement cette union.
Qu'allaient ils faire dans cette galère ? C'est la question qui nous occupent durant le visionnage de ce film digne d'un téléfilm de Noël.
On imagine que l'idee de tourner dans ce lieu paradisiaque à suffit à séduire Julia Roberts et Georges Clooney.
La pièce de Georg Buchner, écrite en 1835, fait son entrée au répertoire du Français dans une mise en scène de Simon Deletang.
Le rideau rouge a fait place au drapeau Français sur lequel est écrit cette citation de Saint-Just : "Tous les arts ont produit des merveilles. L´art de gouverner n´a produit que des monstres.". Une excellente entrée en matière pour cette pièce, aux accents Shakespeariens, qui conte l´extrême violence de la Révolution, les différents courants et la Terreur qui en sont nés.
Le metteur en scène a choisi un décor unique, un salon XVIIIe, qui s´étend sur l´ensemble de l´espace scénique, en profondeur comme dans les hauteurs et qu´il fait ingénieusement évoluer. Un éclairage à la bougie, lui permet de jouer sur la pénombre et la projection d´ombres sur les murs. Un accompagnement sonore léger, composé par Nicolas Lespagnol-Rizzi, restitue de façon parfaitement dosée l´atmosphère délétère.
Clément Hervieu-Léger est un excellent Robespierre, au port de tête altier, particulièrement effrayant dans son costume de rigueur. Loic Corbery, surprend campant un Danton au accent romantique, exalté par son appétit pour la chair, son effroi face à une révolution qui lui échappe et sa peur de la mort. Julien Frison impressionne également dans le rôle de Saint-Just. Marina Hands, dans une partition courte, marque incroyablement. Gael Kamilindi étonne en Camille Desmoulin aux forts accents juvéniles. Le reste de la troupe, Julie Sicard, Christian Gonon, Ana Cervinka, Nicolas Lormeau, Jean Chevalier, Nicolas Chupin... est remarquable.
Le MAM de Paris présente une très belle rétrospective de l'oeuvre de la peintre norvégienne Anna-Eva Bergman. Près de 200 oeuvres, dessins et peintures, sont exposés chronologiquement.
Anna-Eva Bergman fait partie de ses artistes femmes dont le talent fut longtemps caché par celui de leur conjoint. Pour Anna-Eva ce fut le peintre Hans Hartung auquel le MAM consacra également une belle rétrospective en 2019.
Les premières œuvres de Bergman, dont de nombreux dessins moqueurs faits pour la presse, sont figuratives, avant que l'abstraction prenne sa place. Les styles sont variés et les inspirations nombreuses facilement reconnaissables (Dix, Miro, Klee, Picasso, Munch, Delaunay...). Petit à petit, son intérêt pour le nombre d'or et l'utilisation de feuilles d'or, de métal, de cuivre et d'aluminium, font naître son style propre. Ses motifs récurrents, la mer, la montagne, les pierres, les planètes, sont magnifiés par des effets de lumière et de relief qu'elle compose avec ces matériaux. Ainsi, elle semble réunir sa fascination pour la nature, les forces cosmiques et telluriques et une approche sacré de l'art.
Dans le cadre de la rétrospective consacrée à l'œuvre d'Anna-Eva Bergman au Musée d'Art Moderne, la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker présente sa nouvelle création 5Aron.
La danseuse Marie Goudot, accompagnée au piano par Alain Franco, investit le 6e étage du musée en 5 tableaux dans lesquels de Keersmaeker questionne : comment incarner l'abstraction. C'est beau et hypnotique.
A ne pas manquer du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril de 14h à 17h30.
Sabine Weiss fait partie de ces grands photographes - dont Ronis, Cartier Bresson, Doisneau - qui ont documenté la vie de l'après guerre.
Au plus près des gens, c'est une photographe humaniste à laquelle ce très beau reportage rend hommage. Une photographe qui considère son travail comme un témoignage et non comme une œuvre d'art. On l'écoute dans ces derniers jours, triant de vieux clichés qu'elle trouve mauvais, se raconter : l'acquisition de son premier appareil photo en 1935, son travail avec les plus grand à l'agence Rapho, les travaux de commande et les photographies qu'elle fait pour elle et qui font la puissance de son oeuvre.
Les témoignages de sa fille Marion, de celle de Doisneau, de Laure Augustins son assistante qui a en charge la valorisation du fonds photographique et de Camille Ménager qui n'a pu finir sa conversation avec la photographe, nous éclairent encore un peu plus sur sa personnalité.