Tom Leroy simule la mort accidentelle de Linda, sa femme, dans l'incendie de sa voiture après un accident de la circulation. La gendarmerie conclut à une mort accidentelle. Mais, le brigadier Philippe est persuadé qu'elle a été tuée par son mari.
Le casting (Dominique Pinon, India Hair, Michael Abitenoul, Bérangère McNeese, Lucas Meister...et François Damiens au 5e épisode) séduit d'emblée. L'atmosphère particulière qui allie burlesque, humour noir et polar, dans un esprit proche des frères Cohen en plus déjanté, nous emporte. Le récit bien mené, qui n'est pas que drole, comporte des rebondissements qui maintiennent toute notre attention.
Damien dit Dog et Mirales zonent et dealent au Pouget. Dog subit l'emprise de Mirales, toujours prompt à l'humilier. Quand Elsa s'installe dans la petite ville, Dog, amoureux, prend ses distances avec Mirales.
La première qualité du film est l'excellence de son casting. La révélation Raphaël Quenard, impressionnant dans le rôle de la grande gueule et humiliant Mirales soudainement touché par le sentiment d'abandon et Anthony Bajonune fois de plus très grand en adulescent un peu paumé. Ils sont entourés par deux belles comédiennes, la plus que prometteuse, Galatea Bellugi et l'immense Dominique Reymond.
La seconde qualité du film, parfaitement servie par la première, est la qualité de son écriture. Le portrait d'une jeunesse paumée entre ruralité et banlieue, paralysée par une langueur monotone et des certitudes sur les limites qui s'imposeraient à elle, est parfaitement dessiné. A cela s'ajoute des accents Becketiens dans le duo Dog-Mirales qui navigue entre emprise et amitié plus forte que tout.
Jeanne Dielman, veuve, vit avec Sylvain, son fils adolescent à Bruxelles. Sa vie d'une grande routine est ponctuée par les tâches ménagères et par la visite des clients de son activité de prostituée.
Jeanne Dielman..., tourné en 1975, a été élu le 1er décembre 2022, "meilleur film de tous les temps" au classement décennal de la revue britannique Sight and Sound. Hasard ou conséquences, le film restauré ressort en salle, l'occasion de vérifier les raisons de cet étrange et audacieux prix.
Le film porte une forte personnalité formel. Il est construit en plans fixes que la divine Delphine Seyrig habite et traverse. La colorimétrie est pâle. Blanc, beige, marron, jaune paille et bleu gris dominent. Les bruits de la vie domestique envahissent l'espace sonore. Les dialogues sont réduits au minimum. Quand la parole vient c'est par la voix de Delphine Seyrig ou par celle d'une voisine anonyme sur des considérations domestiques ou par celle de l'adolescent qui s'interroge sur les relations charnelles.
Ainsi les tâches quotidiennes répétitives, maîtrisées, sournoisement alienantes, forment la vie sans plaisir et en huis clos (appartement et commerces du quartier) de Jeanne Dielman. Mais, petit à petit, l'expression sur le visage de Jeanne change, la mécanique semble se gripper.
Difficile de dire que Jeanne Dielman est le meilleur film de tous les temps, et si ce classement a un sens. Mais, ce film est en tout point remarquable, nous tenant en haleine pendant ses trois heures de plongée au coeur de la vie de Jeanne Dielman qu´interprète magistralement Delphine Seyrig.
Sur une très belle musique de Thomas Bangalter (l'ex Daft Punk), le chorégraphe explore les mythes antiques et d'autres contemporains.
Sur la scène 10 danseurs de l'opéra national de Bordeaux et 10 danseurs de la troupe de Preljocal, dans la fosse, l'orchestre de chambre de Paris. Une vingtaine de tableaux se succèdent convoquant tous les danseurs ou des duos/duels.
La réalisation de Tommy Pascal sans restituer la magie du Live présente une réalisation aux plans larges et longs qui laisse voir la très belle chorégraphie, la mise en scène et la grâce des danseurs.
Depuis 2019 et la chute de l'E.I. en Syrie, la France traine les pieds pour rapatrier ses enfants au mépris des Droits Internationaux de l'Enfant et des injonctions de l'ONU.
Alors que depuis 2014, le protocole Cazeneuve, prévoit le retour des français avec l'incarcération des parents et la prise en charge des enfants par les services sociaux, le gouvernement Macron n'avait rapatrié que quelques dizaines d'enfants. En septembre 2022, la condamnation par la Cours Internationale des Droits de l'Homme et celle, en janvier 2023, par le Comité contre la torture des Nations Unis, incitent la France a accélérer le rapatriement de ses ressortissants.
Malgré tout on évalue encore à environ 120, le nombre d'enfants français, dont de nombreux orphelins, parqués dans des camps Syriens ou dans des prisons, dont on sait que Daech reprend peu à peu le contrôle.
Ce reportage expose la vie sans issue de ces enfants et les situations Kafkaïennes des familles en France qui se battent pour sauver leurs neveux, nièces, enfants et petits-enfants.
On constate une fois de plus que le "pays des Droits de l'homme" piétine ses principes et on se demande ce qu'il faut penser d'une Nation qui abandonne ses enfants.