Carl et Yaya, un couple d' influenceurs, sont invités sur un yacht, au milieu d'hommes d'affaires et de femmes milliardaires, pour une croisière de grand luxe. 

Après The Square et sa satire du monde de l'Art, Ostlund s'attaque aux ultra-riches et à tout ce et tous ceux qu'ils salissent et abandonnent.

Composant son film en trois parties, Ostlund délivre sa démonstration non sans excès et certainement avec humour, mais ça ne fera pas rire tout le monde. Si on accepte que les personnages soient dessinés à gros traits caricaturaux, on peut se laisser séduire par les deux premières parties qui sont les plus réussies.  On y perçoit tout de même quelques longueurs qui se multiplieront dans le troisième acte confirmant, une fois de plus, que 2h30 de film c'est beaucoup trop. Les comédiens sont excellents et la réalisation léchées d'une grande efficacité.

Sans filtre nous offre un cinéma militant qui porte un parti-pris artistique très marqué assez rare de nos jours. Cette originalité fait son intérêt, qu'elle révulse ou au contraire séduise.

Le film a reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes 2022.

Lire la critique de Snow Therapy 

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Deux frères et leur sœur se retrouvent dans la maison familiale à l´occasion de la mort du père. Dans le testament un secret de famille surgit.

Aucune surprise dans cette histoire qui reprend de vieilles recettes éculées. La mise en scène sans esbrouffe est efficace. 

La pièce vaut essentiellement pour la prestation de Virginie Pradal, parfaite dans le rôle de la mère, moins perdue qu´elle n´en a l´air.

Une pièce de pur divertissement pour spectateurs peu exigeants.

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Prenez un shaker. Placez y les Bronzés font du ski, Hélène et les garçons, un conte perse et les dictatures iraniennes (le Chah puis Khomeini). Secouez et vous obtenez Les Poupées Persanes.

C'est aussi bête qu' Hélène et les garçons, mais cela n'a ni l'efficacité de l'humour des Bronzés, ni la grâce et la profondeur d'un conte perse, ni la grandeur du récit historique.

Et c'est sans doute ce dernier point qui irrite le plus. Comment oser aborder un sujet aussi grave que l'histoire d'un peuple opprimé avec aussi peu de finesse et de rigueur dans l'écriture ?

Ici tout est gros et gras. Les dialogues, l'humour, le romanesque, les ficelles du récit, les portraits des personnages, la mise en scène, les décors et le jeu des acteurs, à l'exception notable d'Ariane Mourier, toujours excellente.

La majorité du public semble avoir adoré sans qu'on soit tout à fait sûr qu'ils aient compris ce qui leur était raconté. Les autres sont au pire consternés au mieux dubitatifs.

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Rachel, 40 ans, célibataire, prof de français au lycée, rencontre Ali lors d'un cours de guitare. Rachel succombant aux charmes d'Ali et de sa fille Leïla, 4 ans, se découvre des envies de maternité.

Rebecca Zlotowski fait appel à Virginie Efira pour interpréter cette jeune femme moderne rattraper par son horloge biologique. L'actrice est une fois de plus remarquable parfaitement servie par la camera amoureuse de la réalisatrice. Le film au scénario ténu qui porte essentiellement sur des émotions doit beaucoup à ses interprètes dont Roschdy Zem, Chiara Mastroianni et la jeune Callie Ferreira-Goncalves.

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Charlotte et Simon se rencontrent lors d'une soirée et entament une liaison.

Sandrine Kiberlain, en femme libérée, et Vincent Macaigne, en homme respectueux, sont irrésistibles.

Les dialogues sont savoureux, la réalisation élégante et précise. Alliant romantisme et détachement, humour et profondeur, le récit de cette rencontre et des chamboulements qu'elle provoque chez les deux protagonistes séduit sans ennui. La prestation de Macaigne marque particulièrement.

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