Paris, 1942, Rebecca, 19 ans, prend des cours de théâtre et prépare l'entrée au conservatoire. Toute son énergie et sa joie de vivre sont guidés par le plaisir de jouer.
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Sandrine Kiberlain convoque un casting de premier choix de jeunes comédiens dont l'excellent Anthony Bajon, l'irrésistible India Haïr et l'irradiante Rebecca Mader, de la Comédie Française, dont la délicatesse de jeu et la fraîcheur portent le film.
Sur la forme le film, dont la réalisation classique, la photographie élégante et les décors épurés, dans un premier temps séduisent, s'avère sur la durée et au fil du récit étrange. L'histoire ainsi mise en scène devient bancale. Dans cet univers aseptisé, la réalité de la menace nazie est tenue à distance sans qu'on sache très bien si la volonté de la réalisatrice est de nous plonger dans l'aveuglement de son héroïne ou s'il s'agit d'une forme de pudeur. Le choix d'un accompagnement musical mélangeant les époques participe à nous perdre sur ses intentions.
Le récit ne parvient jamais vraiment, à dessiner le portrait de cette jeune fille dans son ensemble composé par sa passion du théâtre, son éveil à l'amour et son statut de juive pendant l'occupation.
Le tournage d'un court métrage de zombies tourne au carnage.
Michel Hazanavicius présente le remake du film japonais Ne coupez pas de Shin'ichirō Ueda. Il en conserve l'intrigue et la construction en 3 parties : le court métrage, la préparation du tournage et le tournage.
La première demi-heure consacrée à la diffusion du court métrage, on ne peut plus raté, pourra paraître pénible aux non avertis du pourquoi du comment mais elle intriguera et fera rire ceux qui sauront que son intérêt réside dans le développement des deux parties suivantes. Il faut donc savoir être patient et bon enfant pour apprécier cette première demi-heure.
Les deux parties suivantes sont drôles (particulièrement celle du tournage) et l'ensemble est un hommage décalé au cinéma, aux affres de la création et aux artisans qui forment l'équipe nécessaire à la réalisation d'un film.
Romain Duris est excellent de bout en bout, très bien accompagné par Bérénice Bejot, Finnegan Oldfield et l'hilarant Grégory Gadebois.
Si Coupez ! n'est pas le meilleur film d'Hazanavicius, il nous offre un bon moment de folie.
Bill, américain d'Oklahoma, arrive à Marseille pour visiter sa fille emprisonnée pour meurtre depuis 5 ans aux Baumettes.
Ce qui surprend tout d'abord, c'est la piètre qualité de la réalisation digne d'un très mauvais téléfilm. Ensuite, la durée du film dont le récit s'étire péniblement.
Reste toutefois, l'originalité du scénario qui plonge un américain de l'Amérique profonde au cœur d'un Marseille entre racailles et artiste BoBo. Le cocktail Barrière de la langue-choc des cultures-duo Matt Damon et Camille Cottin (tous deux très bien) intrigue suffisamment pour nous tenir éveillés jusqu'au bout.
Molière du Théâtre privé : Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban, Théâtre de la Pépinière
Molière du Théâtre public : Les gros patinent bien – cabaret de carton de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, mise en scène Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, Compagnie Le Fils du Grand Réseau
Molière de la Comédie : Berlin Berlin de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, mise en scène José Paul, Théâtre Fontaine
Molière de la Création visuelle et sonore : Le Voyage de Gulliver d’après Jonathan Swift, mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort, scénographie Audrey Vuong, costumes Vanessa Sannino, lumière Pascal Laajili, musique Dominique Bataille et Mich Ochowiak, marionnettes Carole Allemand et Fabienne Touzi dit Terzi, Théâtre des Bouffes du Nord et la Compagnie Point Fixe
Molière du Spectacle musical : Les Producteurs de Mel Brooks, mise en scène Alexis Michalik, Théâtre de Paris
Molière de l’Humour : Vincent Dedienne dans Un soir de gala de Juliette Chaigneau, Vincent Dedienne, Anaïs Harté et Mélanie Lemoine, mise en scène Juliette Chaigneau et Vincent Dedienne
Molière du Jeune public : J’ai trop d’amis de David Lescot, mise en scène David Lescot, Théâtre de la Ville – Paris et Compagnie du Kaïros
Molière du Seul(e) en scène : La Métamorphose des cigognes avec Marc Arnaud, de Marc Arnaud, mise en scène Benjamin Guillard, La Scala et Théâtre Comédie Odéon
Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public : Jacques Gamblin dans Harvey de Mary Chase, mise en scène Laurent Pelly
Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public : Clotilde Hesme dans Stallone de Fabien Gorgeart, Clotilde Hesme et Pascal Sangla d’après Emmanuèle Bernheim, mise en scène Fabien Gorgeart
Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé : Maxime d’Aboville dans Berlin Berlin de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, mise en scène José Paul
Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé: Barbara Schulz dans Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban
Molière de la Mise en scène dans un spectacle de Théâtre public : Christian Hecq et Valérie Lesort pour Le Voyage de Gulliver d’après Jonathan Swift
Molière de la Mise en scène dans un spectacle de Théâtre privé : Léna Bréban pour Comme il vous plaira de William Shakespeare
Molière de la Révélation féminine : Salomé Villiers dans Le Montespan de Jean Teulé, mise en scène Etienne Launay
Molière de la Révélation masculine : Benoît Cauden dans Les Producteurs de Mel Brooks, mise en scène Alexis Michalik
Molière du Comédien dans un second rôle : Nicolas Lumbreras dans La Course des géants de Mélody Mourey, mise en scène Mélody Mourey
Molière de la Comédienne dans un second rôle : Ariane Mourierdans Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban
Molière de l’Auteur(trice) francophone vivant(e) : Pauline Bureau pour Féminines
Palme d'or : Triangle of Sadness/ Sans filtre de Ruben Ostlund (Palme d'or en 2017 pour The Square et Prix du jury pour Snow Therapy en 2014)
Grand Prix ex-aequo : Close de Lukas Dhont (Caméra d'or pour Girl en 2018) et Des étoiles à midi de Claire Denis.
Prix du Jury ex-aequo : Les huit montagnes de Charlotte Vandermeersch et Félix Van Groeningen - Sortie en salle : le 21 décembre et Eo de Jerzy Skolimowski (Grand Prix du Jury pour le Cri du sorcier en 1978, Prix du scénario pour Travail au noir en 1982)
Prix Spécial 75e festival : Tori et Lokita de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Palme d'or en 1999 pour Rosetta, Palme d'or en 2005 pour l' Enfant, Prix du scénario pour Le silence de Lorna en 2008, Grand Prix pour Le gamin au vélo en 2011, Prix de la mise en scène pour Le Jeune Ahmed en 2019) - Sortie en salle : le 28 septembre
Prix de la mise en scène : Decision to leave de Park Chan-Wook (Grand Prix pour Old Boy en 2004, Prix du jury en 2009 pour Thirst) Sortie en salle : le 29 juin.
Prix d'interprétation masculine : Song Kang-ho dans Les Bonnes Etoiles de Hirokazu Kore-Eda ( Prix du jury pour Tel père, tel fils en 2014, Palme d'or pour Une affaire de famille en 2018) - Sortie en salle : le 7 décembre
Prix d'interprétation féminine : Zar Amir Ebrahimi dans Holy Spider / Les nuits de Mashhad d'Ali Abbasi (Prix Un certain Regard pour Border en 2018) - Sortie en salle : le 13 juillet