Charlotte filme Jane pour pouvoir la regarder comme elle n'a jamais osé le faire, empêchée par une pudeur mutuelle qu'elles peinent à surmonter.

Mieux vaut être attaché à ces deux artistes pour apprécier à sa juste valeur cet inédit, beau et pas banal documentaire. Rarement, on se sera approché aussi près de l'intimité d'une personnalité. Ses peurs, ses naivetes, ses manies, son quotidien avec les hommes de sa vie, ses insomnies, ses chiens, sa relation à ses filles, ses deuils, sa maladie... Jane répond aux questions de Charlotte, la rassure aussi parfois quand elle doute. Car ce portrait d'une mère par sa fille dit aussi beaucoup sur Charlotte, mère également.

Cela pourrait être d'une impudeur gênante. Mais, la sincérité de Jane et la douceur de Charlotte auxquels s'ajoutent un humour certain, la qualité du montage et la variété du filmage font de ce film un documentaire captivant et une merveilleuse déclaration d'amour mutuel.

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Au début des années 80, dans un village de province, Philippe, jeune homme timide et sensible, vit avec son père et son frère Jérôme avec lequel il fait de la radio pirate. Il part à Berlin pour son service militaire.

Tout d'abord le film amuse pour ses références aux années 80, le walkman, les cassettes, les groupes de rock alternatif, le service militaire, l'objectif du P4, le check point Charlie... Plusieurs scènes fortes marquent dont celle d'une très originale déclaration d'amour à base de sample et de boucles sonores que Philippe envoie à Marianne à travers les ondes. Mais, c'est surtout a Philippe que l'on s'attache, à moins que ça ne soit à Timothée Robart, la révélation du film.

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Laurent est commandant de brigade à la gendarmerie d'Etretat. Sa vie de famille est harmonieuse et il exerce son métier avec sérieux et passion.

Xavier Beauvois fait le portrait d'un gendarme comme il avait fait celui d'un policier dans "Le jeune lieutenant". Il choisit ici un rythme très lent, descriptif et contemplatif.

S'il n'y avait la justesse des interprètes dont Jérémie Rénier, le film échourait à nous intéresser.

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Alexandre, brillant étudiant, fils d'une intellectuelle et d'un célèbre journaliste télé, est accusé de viol par Milla, 17 ans, la belle fille de sa mère

Suzanne Jouannet est impressionnante et Ben Attal (qui a la voix de son père) est tout à fait convaincant. Ils sont excellemment entourés par Charlotte Gainsbourg, Mathieu Kassowitz, Pierre Arditi et Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Audrey Dana. Le film se veut très didactique notamment dans les scènes de procès, incluant témoignages poignants et propos choquants.Pourtant, le film ne convainc pas totalement et ennuie un peu.

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1938, en Italie, Mussolini met en place les lois anti-juifs. La jeunesse juive de la ville de Ferrare  trouve refuge dans le jardin et sur les cours de tennis de l'immense propriété des Finzi-Contini, famille juive richissime. Les amitiés fortes, leurs trahisons et leurs désillusions s'y nouent, la cruauté des amours déçus et la violence des lois fascistes se mêlent.

De Sicca adapte le roman de Giorgio Bassani à la demande de l'auteur lui même. Celui-ci apprécia peu le résultat qui porte trop de trahisons à son œuvre.

Le film, au récit un peu expéditif, parvient toutefois à nous attacher à ses personnages et à dessiner leurs tourments et l'étau qui se resserre sur eux jusqu'à pénétrer le refuge des Finzi-Contini. 

Date de sortie : 1971

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