Dés sa présentation, en voix off, des deux artistes de sa première partie, Verino instaure une complicité et une proximité avec son public. Sa voix et son phrasé sont particulièrement chaleureux, amicaux.

L´état de la planète, le devoir d´être écolo ou d´en avoir la conscience, l´urgence d´être végétarien ou presque, la peur ou pas de la mort, une histoire d´arête de poisson coincée dans la gorge, une expérience du kite surf et du parachutisme, un portrait de ses 3 enfants et de sa femme... Verino parle et réfléchit tout haut, enchaînant avec fluidité les sujets des plus graves au plus anecdotiques, sans négliger l´actualité et sa vie de famille.

Le propos est souvent très drôle amplifié par l´interpretation du comédien qui en une mimique et un geste multiplie le pouvoir comique du récit. L´improvisation s´invite régulièrement avec naturel et une sincérité qui confirme cette sensation de proximité. Pendant 1h30, Verino tient la scène et la salle sans temps mort. 

La soirée se termine par la réalisation d´une vidéo avec la complicité du public. Sketch qui sera posté sur la page YouTube de Verino dès le lendemain matin. Ci-dessous celui du 10 juin filmé au théâtre Libre.

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Richard Williams décide de faire de ses deux filles, Vénus et Serena, des championnes de tennis en suivant le plan de 78 pages qu'il a conçu. 

Étrange histoire que celle de cet homme dont on ne sait trop s'il est un génie ou un chanceux parieur. Le portrait qui en est fait ici intrigue, inquiète et amuse à la fois. Le film intéresse surtout par la véracité (plus ou moins romancée) de son récit et parce qu'il raconte aussi la naissance de deux grandes championnes qui ont marqué l'histoire du tennis et de la communauté noire américaine.

Distrayant.

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Paris, 1942, Rebecca, 19 ans, prend des cours de théâtre et prépare l'entrée au conservatoire. Toute son énergie et sa joie de vivre sont guidés par le plaisir de jouer.

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Sandrine Kiberlain convoque un casting de premier choix de jeunes comédiens dont l'excellent Anthony Bajon, l'irrésistible India Haïr et l'irradiante Rebecca Mader, de la Comédie Française, dont la délicatesse de jeu et la fraîcheur portent le film. 

Sur la forme le film, dont la réalisation classique, la photographie élégante et les décors épurés, dans un premier temps séduisent, s'avère sur la durée et au fil du récit étrange. L'histoire ainsi mise en scène devient bancale. Dans cet univers aseptisé, la réalité de la menace nazie est tenue à distance sans qu'on sache très bien si la volonté de la réalisatrice est de nous plonger dans l'aveuglement de son héroïne ou s'il s'agit d'une forme de pudeur. Le choix d'un accompagnement musical mélangeant les époques participe à nous perdre sur ses intentions.

Le récit ne parvient jamais vraiment, à dessiner le portrait de cette jeune fille dans son ensemble composé par sa passion du théâtre, son éveil à l'amour et son statut de juive pendant l'occupation.

 

 

 

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Le tournage d'un court métrage de zombies tourne au carnage.

Michel Hazanavicius présente le remake du film japonais Ne coupez pas de Shin'ichirō Ueda. Il en conserve l'intrigue et la construction en 3 parties : le court métrage, la préparation du tournage et le tournage.

La première demi-heure consacrée à la diffusion du court métrage, on ne peut plus raté, pourra paraître pénible aux non avertis du pourquoi du comment mais elle intriguera et fera rire ceux qui sauront que son intérêt réside dans le développement des deux parties suivantes. Il faut donc savoir être patient et bon enfant pour apprécier cette première demi-heure.

Les deux parties suivantes sont drôles (particulièrement celle du tournage) et l'ensemble est un hommage décalé au cinéma, aux affres de la création et aux artisans qui forment l'équipe nécessaire à la réalisation d'un film.

Romain Duris est excellent de bout en bout, très bien accompagné par Bérénice Bejot, Finnegan Oldfield et l'hilarant Grégory Gadebois.

Si Coupez ! n'est pas le meilleur film d'Hazanavicius,  il nous offre un bon moment de folie.

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Bill, américain d'Oklahoma, arrive à Marseille pour visiter sa fille emprisonnée pour meurtre depuis 5 ans aux Baumettes. 

Ce qui surprend tout d'abord, c'est la piètre qualité de la réalisation digne d'un très mauvais téléfilm. Ensuite, la durée du film dont le récit s'étire péniblement.

Reste toutefois, l'originalité du scénario qui plonge un américain de l'Amérique profonde au cœur d'un Marseille entre racailles et artiste BoBo. Le cocktail Barrière de la langue-choc des cultures-duo Matt Damon et Camille Cottin (tous deux très bien) intrigue suffisamment pour nous tenir éveillés jusqu'au bout.

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