L'école de Boersch qui forme de parfaites épouses depuis des années se voit, à la veille de  Mai 68, dépasser par l'évolution de la société.

L'intention est belle, les messages féministes proches de l'exhaustivité, mais le récit qui les sert semble fait de bric et de broc. Si l'on s'amuse au début du film de certaines scènes et personnages caricaturaux (Noémie Lvovsky en bonne soeur en fait délicieusement des tonnes), le sourire nous quitte assez vite. Le scénario qui tient sur une feuille de papier à cigarette est, de plus, assez mal mené. La qualité de jeu de Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémi Lvovsky et Édouard Baer ne suffit pas à maintenir notre intérêt.

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Sa Marianne avait été vandalisée ou modifiée (chacun jugera selon ses opinions et sa vision du street-art) le 14 décembre par un groupuscule qui manifestait ainsi contre la violence policière, la loi sécurité globale et la brutalité des évacuations des camps de migrants.

Obey (Shepard Fairey) a fait restaurer son oeuvre créée à l'origine en hommage aux victimes des attentats de Paris en 2015. Il a remis à neuf sa Marianne en lui ajoutant tout de même une larme, comme un écho aux messages du groupuscule dont les revendications sont proches de ses principes d'humanité.

650 tirages de l'oeuvre modifiée seront mis en vente sur son site et sur celui de la galerie Itinerrance au profit d'associations caritatives parmi lesquelles figurent les restaurants du coeur.

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Vladimir annule la semaine de vacances prévue avec Antoinette, sa maîtresse. Il part en randonnée dans les Cévennes avec femme et enfant. Antoinette décide d'aller le retrouver.

Ce sympathique road movie, dans les beaux paysages cevenols, propose un scénario qui se cale sur le rythme de Patrick, l'âne qui accompagne l'héroïne : lent. Les scènes fantasques qui parsèment le film valent surtout pour la prestation de Laure Calamy, confondante de naïveté et de drôlerie.

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De nos jours, en Iran, Maryam est condamnée à mort pour le meurtre de Nasser, son mari. Elle participe à une émission de télé-réalité pour demander le pardon de Mona, la fille de Nasser, la seule à pouvoir annuler sa pendaison.

Yalda, la nuit du pardon est inspirée de l'émission de télé-réalité iranienne "Lune de miel". La loi du talion, le prix du sang, le mariage temporaire... sont au centre du film dont l'intérêt premier réside dans l'indignité qu'un tel show télévisé est pu exister (il a été supprimé depuis). 

Malgré ses bonnes intentions, Massoud Bakshi développe un scénario alambiqué dans une mise en scène brouillonne et frôle parfois le mauvais goût qu'il semble pourtant vouloir dénoncer. Le dessin de ses protagonistes est fait à gros traits, le poids des traditions et des inégalités sociales survolés.

Passé l'effet saisissant du contexte télévisuel, le film ne parvient pas à donner à sa dénonciation la dignité attendue. 

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sanscrierart.com

BeTipul, série israélienne, mettant en scène un psychanaliste et ses patients a été adaptée dans de nombreux pays dont les USA avec Gabriel Byrne dans le rôle du thérapeute. 

C'est Arte qui propose la version française en la confiant à Olivier Nakache et Eric Toledano. Même mise en place. Un psy dans son cabinet reçoit ses patients pour 35 têtes à têtes de 26 minutes chacun. Ce huis clos captivant nous invite à suivre 5 patients, et deux thérapeutes, le héros et sa contrôleuse. Si la version française est proche de son modèle, son contexte lui est propre. Les rendez-vous se déroulent aux lendemains des attentats du 13 novembre 2015, l'un des plus récents traumatismes de la nation entière. Les 5 patients chacun avec leur vécu et leur pathologie propre, leur rapport à la psychanalyse, à leur place dans la société, dessinent les visages d'une humanité complexe. 

L'intérêt de la série repose sur trois qualités  : celle de l'écriture,  celle de l'interprétation et celle de la mise en scène. Ils sont sept à l'écriture du scénario soignant le dessin des protagonistes dans des dialogues précis. Ils sont 5 réalisateurs, à chacun son patient, qui dans ce huis clos qui ne se limite pas aux champs et contre-champs expriment, en plans soignés et ingénieux, les émotions qui ne sont pas dites. Ils sont huit comédiens dans cet exercice difficile n'autorisant aucune approximation : Sophie Cattani, Carole Bouquet (en petite forme), Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmai, Elsa Lepoivre merveille de la Comédie Française, l'impressionnante Mélanie Thierry, la sidérante Céleste Brunnquell et le toujours impeccable Frédéric Pierrot.

A voir sur Arte tous les jeudis ou à volonté sur arte.tv

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