En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

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Il formait avec Agnès Jaoui un fabuleux duo d'auteurs. Leurs pièces de théâtre adaptées au cinéma (Cuisine et dépendance, Un air de famille) les ont faits connaître du grand public, les faisant entrer directement dans le panthéon du cinéma français.

Leurs scénarios, leurs dialogues, leurs portraits grinçant d'une certaine société, à laquelle ils pouvaient parfois appartenir, sont précis, vachards, sensibles et drôles.

Ils écrivaient pour lui, acteur, et pour elle, actrice et réalisatrice (Le goût des autres, Comme une image, Parlez-moi de la pluie, Au bout du conte, Place publique) et, à deux reprises, pour le maître Alain Resnais (Smoking, no smoking et On connait la chanson).

Il se donnait souvent le rôle du type bougon, mal luné, revenu de tout, même s'il n'aimait pas qu'on le réduise à ces rôles là. Car Jean-Pierre Bacri était un grand comédien qui a su incarner des personnages bien différents pour Nicole Garcia, Claude Pinoteau, Luc Besson, Joël Santoni, Jean-Pierre Mocky, Jean-Marie Poiré, Alain Chabat, Gérard Krawczyk, Alain Resnais, Cédric Klapisch, Noémie Lvovsky, Pascal Bonitzer, Michel Leclerc, les bankables Olivier Nakache et Eric Toledano...

La profession a, à de nombreuses reprises, saluer son talent de comédien au théâtre (Molière en 2017) comme au cinéma (César en 1998 auquel s'ajoute près d'une dizaine de nominations) ainsi que ses qualités d'auteur (entre autres 1 Molière en 1992 et 4 César du meilleur scénario avec Agnès Jaoui).

En ce lundi 18 janvier, le cinéma perd un grand comédien et avec lui l'univers grinçant, moqueur et singulier du duo Jaoui-Bacri.

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Dans un château-hôtel en Bavière, des personnes en smoking et robes de soirée assistent à une pièce de théâtre. En voix off, un homme (Giorgio Albertazzi) parle puis s'adresse à une femme qu'il dit venir rechercher comme promis lors de leur première rencontre l'année dernière. La femme (Delphine Seyrig) dit ne pas s'en souvenir.

Construit comme un puzzle dont les pièces s'imbriquent anarchiquement,  L'année dernière à Marienbad est un des rares films qui s'inspirent du nouveau roman (comme Hiroshima mon amour ou India Song). Sommes nous perdus dans la mémoire fragmentée des protagonistes, dans un cauchemar qui rejoue sans cesse presque la même partition, dans la folie d'une femme mal mariée ?

Figeant alternativement ses comédiens-figurants, dissociant les voix de leur propriétaire, répétant les mêmes scènes en les décalant légèrement, utilisant des images quasi subliminales, séquençant son film au son d'un orgue virulent, Alain Resnais nous plonge dans cette énigme envoûtante.

Date de sortie : 1961

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Claude Brasseur a incarné plus d'une centaine de personnages à la télévision, au cinéma et au théâtre.

Mais c'est d'abord Eugène-Francois Vidocq, Serge d'une Histoire Simple, le père de Vic et Daniel, l'ami indéfectible d'Etienne, Simon et Bouly qui nous sautent au coeur au moment de sa disparition.

Nous irons sans doute tous au paradis, mais il est  vraiment temps que ce confinement des lieux de culture cesse.

Afin que nous passions à nouveau plus de temps à  célébrer le spectacle vivant qu'à pleurer ses morts.

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Spin-off de la série The Good Wife, The Good Fight met en scène l'avocate Diane Lockaert qui, éclaboussée par un scandale financier, est empêchée de prendre une retraite bien méritée. Elle intègre, avec sa nièce Maia Rindell, le cabinet Reddick et Boseman qui a pour particularité d'être dirigé par des afro-américains.

The Good Fight pourrait être une série de plus sur des avocats si elle n'était si politiquement engagée. Le cabinet s'est spécialisé dans le traitement des violences policières à l'encontre des afro-américains et ses protagonistes sont ouvertement anti-Trump. Au fil des saisons la série colle à l'actualité et faits divers impactant le président et les Républicains, mais aussi la société tels le mouvement #metoo.

La saison 3 se perd un peu dans les excès mais reste regardable.

 

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