Djibi, jeune veuf, élève seul sa fille, Sofia, qui adore s'endormir en écoutant son père lui raconter des histoires. Mais, Sofia grandit.

Michel Hazanavicius présente un récit ambitieux qui navigue entre deux mondes, le réel et celui de l'imaginaire. Dans ce dernier, qui ressemble sensiblement à un studio de cinéma, vivent de nombreux personnages loufoques qui permettent au réalisateur de laisser libre court à son humour décalé. Dans la représentation du monde réel, Hazanavicius adopte un premier degré qui flirt parfois avec le niais mais que la qualité des comédiens (Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens, Keyla Fala, Sarah Gaye) atténue. 

Le monde imaginaire, aux effets spéciaux nombreux, n'est malheureusement pas très beau. Ce manque d'esthétisme et la tonalité hésitante, entre premier degré , humour potache, film d'aventure et comédie romantique, ne permettent pas à la poésie de s'installer.

C'est dommage car cette réflexion sur la perte de l'enfance vécu du côté du père, qui est aussi un nouvel hommage au cinéma, propose plusieurs belles idées. 

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En Pologne, en  1949, Wiktor, musicien, dirige une troupe de chants et de danses folkloriques et tombe amoureux de Zula une des chanteuses. Quand l'Etat impose au groupe de porter la bonne parole du parti lors d'une tournée européenne, Wiktor tente de convaincre Zula de fuir à l'ouest.

Cold war,  guerre froide entre l'Est et l'Ouest, entre Wiktor et Zula. Dans un format 4/3, en noir et blanc, la réalisation soigne particulièrement l'esthétique au point de prendre le dessus sur un scénario un peu faible qui offre toutefois quelques beaux moments.

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Michel Robin. Il a toujours été là.

A la télévision, au cinéma et au théâtre, à la Comédie Française, dans Trois soeurs par exemple.

Il fait partie de ces comédiens magnifiques et discrets auxquels on s'est rapidement attaché.

Ils sont là souvent, traversent le temps.

Pas au premier plan mais indispensables.

Et l'apparition de son visage, le son de sa voix douce sont un rendez-vous inattendu qui toujours nous ravie.

Michel Robin est décédé ce 18 novembre.

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Blanche Gardin a demandé à FabCaro de mettre en images la captation sonore de son premier spectacle Il faut que je vous parle.

Le trait simple, en noir et blanc, représentant Blanche Gardin derrière son micro, accompagne la voix de la comédienne. Une épure qui met en avant l'extrême expressivité de son jeu et de ses propos. Déjà très drôle, très crue et vacharde, Blanche Gardin marquait dès ce premier spectacle sa lecture de la vie et son ton si particuliers.

Les nombreux spectateurs de Je parle toute seule et Bonne nuit Blanche retrouveront avec plaisir son humour déprimé.

 

 

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Simon est pneumologue à l'hôpital. Aguerri, il gère avec détachement et une certaine dureté avec ses collègues les drames auxquels il est confronté quotidiennement. Jusqu'au jour où sa mère est hospitalisée dans un service voisin pour une récidive de son cancer.

Jérémie Renier est parfait dans le rôle du médecin aguerri qui en a vu d'autres et qui perd pied et ses certitudes face à la maladie de sa mère. A ses côtés, Zita Hanrot, Alain Libolt et Frédéric Epaud sont parfaits. Mais, la cerise sur le gâteau est la présence de Marthe Keller, Maud Wiler et dans de petits rôles de Jérôme Kircher et Sébastien Pouderoux.

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