C'est dans des conditions particulières que se déroule la 10e édition du Festival de la jeune photographie européenne. Prévu du 14 mars au 15 avril, covid oblige, le festival a été reporté cet été jusqu'au 9 août et reprendra du 25 au 31 août.

Cette édition confirme la tendance forte et désormais majoritaire à présenter des oeuvres conceptuelles, d'art visuel, dans lesquelles la photographie n'est qu'accessoire ou disparait totalement. La grande majorité des artistes présente des installations aux sujets maintes fois rebattus qui se révèlent difficilement sans les explications des cartels. Est-ce la recherche du concept qui déshumanise un grand nombre d'œuvres alors que l'humanité est au coeur des sujets abordés ?

La découverte des photos (2 oeuvres seulement au 104) de Tamara Eckardt apporte un grand souffle d'humanité. L'artiste présente le projet "The Children of Carrowbrowne", des portraits des enfants du voyage qui vivent près d'une décharge en Irlande. Un sujet que l'artiste allemande aborde frontalement en utilisant la puissance brute de son art. Découvrez ses photos ci-dessous et sur le site https://tamaraeckhardt.com/

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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Anne Walberg, nez d'exception déclassé, produit des parfums pour diverses sociétés. Un jour, elle rencontre Guillaume, chauffeur. 

Le film au scénario délicat mais un peu lent vaut surtout pour son duo d'interprètes.

Emmanuelle Devos est excellente dans l'incarnation d'une personnalité complexe, hyper réceptive aux odeurs et indifférente aux autres. Gregory Montel est parfait dans le rôle du bon gars, sensible et dévoué. Ils sont le réel intérêt du film.

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En Normandie, en 1985, le beau et charismatique David séduit le sensible Alex.

Ozon se plonge dans les années 80 de son adolescence et prend plaisir à reproduire l'esthétique visuelle et sonore de cette époque. Son histoire d'amour nait sous une ambiance un peu perverse, un peu inquiétante comme Ozon sait si bien le faire. Il nous intrigue et nous promet un récit plein de surprises. Mais, petit à petit le scénario s'enlise dans une histoire de roman photo pour ados. Les dialogues sont plats, les personnages secondaires sont peu exploités, les situations frôlent parfois le ridicule, le jeu même des comédiens s'en ressent. Si Ozon fait son miel du charme arrogant de Benjamin Voisin, il offre à Felix Lefebvre, un premier rôle doté d'une faible partition.

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Jean-Pascal, artiste qui galère, veut organiser une marche de contestation noire. Pour rassembler le plus de monde possible, il sollicite les artistes noirs les plus connus.

La forme de faux documentaire permet au héros d'interpeller le spectateur lors de ses petites victoires, de ses nombreux échecs et des situations incongrues ou édifiantes. auquelles il est confronté. Chaque sollicitation d'un artiste est l'occasion d'un débat musclé sur ce qu'est être noir, sur qui est noir, sur l'importance que ça a ou pas, sur les injustices que cela entraine, sur le poids de l'histoire, sur le communautarisme, sur le machisme de l'homme noir, sur la trahison de ceux qui ont réussi, sur la sincérité des engagements... le tout dans un enchaînement de scènes aussi hilarantes que signifiantes.

Les deux réalisateurs relèvent le défi de traiter un sujet sensible d'une immense complexité, en faisant rire, sans mauvais goût, et en n'oubliant jamais de faire sens.

 

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